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Des champs de la Crètel'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, s'élance dans les vastes plaines de l'air et dirige son vol vers la Thrace, où, d'une voix impuissante, Orphée invoque son appui
L'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, s'élève des champs de Crètedans les airs, et vole vers la Thrace, où la voix d'Orphéel'appelle en vain à ses autels
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne fait point entendre les chants solennels: il ne porte ni un front serein, ni un heureux présage
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne profère point les mots sacrés; il ne porte ni visage serein, ni présages heureux
La torche qu'il tient dans ses mains jette incessamment une humide fumée qui frémit: le dieu l'agite, sans pouvoir ranimer ses clartés
La torche qu'il tient pétille, répand une fumée humide, et le dieu qui l'agite ne peut ranimer ses mourantes clartés
Cet augure sinistre est suivi d'un évènement plus sinistre encore
Un affreux événement suit de près cet augure sinistre
Tandis que la nouvelle épouse fuit, entourée des Naïades, ses compagnes, elle tombe sur le gazon et meurt, blessée au talon par la morsure d'un serpent
Tandis que la nouvelle épouse court sur l'herbe fleurie, un serpent la blesse au talon; elle pâlit, tombe et meurt au milieu de ses compagnes
Tandis que la nouvelle épouse fuit, entourée des Naïades, ses compagnes, elle tombe sur le gazon et meurt, blessée au talon par la morsure d'un serpent
Car comme la nouvelle mariée couroit sur l'herbe avec une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpent, qui l'avoit morduë au talon
Long-temps le chantre du Rhodopela pleura sur la terre; il voulut essayer aussi d'émouvoir les Ombres, et osa descendre jusqu'aux rives du Styx, par la porte du Ténare: à travers les Mânes légers des mortels qui reçurent les honneurs d'un tombeau, il arrive devant Proserpine et le roi qui dicte des lois au ténébreux empire
Quand le chantre du Rhodopel'eut assez pleurée à la face du ciel résolude tout affronter, même les ombres, il osa descendre vers le Styx par la porte du Ténare, à travers ces peuples légers, fantômes honorés des tributs funèbres; il aborda Perséphone et le maître de ces demeures désolées, le souverain des mânes
« Ô vous, divinités du royaume placéau sein de la terre, vous qui voyez tout le genre humain arriver dans ce séjour; si vous permettez de dire la vérité, sans recourir à de fallacieux détours, je ne suis venu aux enfers ni pour contempler le sombre Tartare, ni pour enchaîner la triple tête du monstre nédu sang de Méduse, et dont le front est hérissé de reptiles
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
Mon épouse m'appelle sur ces bords: une vipère foulée sous ses pieds, l'infecta de ses poisons, et me la ravit au printemps de ses jours
La dent d'une vipèreme l'a ravie au printemps de ses jours
J'ai voulu supporter ma douleur oui; je l'ai tenté, je ne saurais le nier
J'ai voulu supporter cette perte; j'ai voulu, je l'avoue, vaincre ma douleur
J'ai voulu supporter ma douleur oui; je l'ai tenté, je ne saurais le nier
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
L'Amour a triomphé; ce dieu est bien connu sur la terre: j'ignore s'il l'est également parmi vous; mais je le crois
L'Amour est un dieu bien connu là-haut sur la terre, mais vous, le connaissez -vous
L'Amour a triomphé; ce dieu est bien connu sur la terre: j'ignore s'il l'est également parmi vous; mais je le crois
Ce Dieu est assés connu sur la terre, je ne sçay s'il l'est ici, je crois neanmoins qu'on l'y connoit
Si un antique enlèvement n'est pas une fiction de la renommée, l'Amour vous unit aussi
L'-il de même ici, je l'ignore: mais ici même je le crois honoré, et si la tradition de cet antique enlèvementn'est pas une fable, vous aussi, l'Amour a formé vos noeuds
Si un antique enlèvement n'est pas une fiction de la renommée, l'Amour vous unit aussi
Si le récit d'un rapt ancienn'est pas une fable mensongère, vous aussi, l'Amour vous a unis
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
par ces lieux d'épouvante, par cet immense Chaos et ce vaste royaume du silence, je vous en prie, tissez un nouveau destin à Eurydice, qui connut une fin prématurée
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Tous les hommes vous appartiennent: après un court délai, tous nous accourons, tôt ou tard, vers la même demeure; tous nous tendons vers ces rives; c'est notre dernier asile
Après un court séjour sur la terre, un peu plus tôt ou un peu plus tard, nous arrivons dans cet asile ténébreux; nous y tendons tous également; c'est ici notre dernière demeure
Tous les hommes vous appartiennent: après un court délai, tous nous accourons, tôt ou tard, vers la même demeure; tous nous tendons vers ces rives; c'est notre dernier asile
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Si les destins me refusent la faveur de l'emmener d'ici, je ne retournerai point sur la terre: réjouissez -vous de sa mort
Que si les destins me refusent cette faveur pour mon épouse, je suis résolu à ne point retourner sur la terre
Il dit, et les cordes de sa lyres'agitent sous ses doigts: à sa voix, les pâles Ombres pleurent, Tantale ne poursuit plus l'onde qui le fuit, la roue d'Ixions'arrête étonnée, les vautours ne déchirent plus les entrailles de Titye, les filles de Bélusdéposent leurs urnes; et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Il dit, et les cordes de sa lyres'agitent sous ses doigts: à sa voix, les pâles Ombres pleurent, Tantale ne poursuit plus l'onde qui le fuit, la roue d'Ixions'arrête étonnée, les vautours ne déchirent plus les entrailles de Titye, les filles de Bélusdéposent leurs urnes; et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Alors, pour la première fois, des larmes baignèrent, dit -on, les joues des Euménides fléchies par le charme des vers
On dit même que, vaincues par le charme des vers, les inflexibles Euménides s'étonnèrent de pleurer pour la première fois
Alors, pour la première fois, des larmes baignèrent, dit -on, les joues des Euménides fléchies par le charme des vers
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Alors, pour la première fois, des larmes baignèrent, dit -on, les joues des Euménides fléchies par le charme des vers
Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie! mouillèrent, dit -on, les joues des Euménides
Ils gravissent, à travers le plus profond silence, un sentier rapide escarpé obscur couvert d'épais brouillards
Ils gravissent tous deux dans un profond silence un sentier escarpé sombre, qu'enveloppe un épais brouillard
Il lui tend les bras, il veut se jeter dans les siens et l'embrasser
Il lui tend les bras, il cherche son étreinte, il veut la saisir; elle s'évanouit, et l'infortuné n'embrasse que son ombre
Il lui tend les bras, il veut se jeter dans les siens et l'embrasser
Le malheureux Orphée lui tend les bras, Il veut se jeter dans les siens: il n'embrasse qu'une vapeur légère
Il lui tend les bras, il veut se jeter dans les siens et l'embrasser
Elle lui tend les bras; elle veut se jeter dans les siens; elle tâche de le saisir elle-même: l'infortunée n'embrasse que l'air qui se dissipe
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
Eurydice est morte une seconde fois
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre; et quelle plainte -elle pu former
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Pour dernier adieu, elle lui adresse des paroles qui frappent à peine son oreille, et rentre dans le séjour des Ombres
Elle lui adresse un dernier adieu qui parvient à peine à ses oreilles, et elle est de nouveau replongée dans le même gouffre
Pour dernier adieu, elle lui adresse des paroles qui frappent à peine son oreille, et rentre dans le séjour des Ombres
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Pour dernier adieu, elle lui adresse des paroles qui frappent à peine son oreille, et rentre dans le séjour des Ombres
Elle lui dit le dernier adieu qui fut à peine entendu, et ensuite elle se replongea dans l'abîme des Enfers
Cependant, plongé dans le deuil, il reste sept jours sur l'infernale plage, sans prendre de nourriture
Cependant il reste assis sept jours sur la rive, sans prendre soin de sa personne, sans toucher aux présents de Cérès
Les soucis, le trouble de son âmeet les larmes sont ses seuls alimens
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Il apprit même aux peuples de la Thrace, à concevoir des feux désavoués par la nature, et à rechercher la fleur de cet âgequi précède la jeunesse, et forme le véritable printemps de la vie
Même, à son exemple, les peuples de la Thraceapprirent à s'égarer dans des amours illégitimes, à cueillir les premières fleurs de l'adolescence, ce court printemps de la vie
Il apprit même aux peuples de la Thrace, à concevoir des feux désavoués par la nature, et à rechercher la fleur de cet âgequi précède la jeunesse, et forme le véritable printemps de la vie
Mais ce fut lui qui, par son exemple, apprit aux Thraces à rechercher ce printemps fugitif de l'âge placé entre l'enfanceet la jeunesse, et à s'égarer dans des amours que la nature désavoue
À peine le chantre issu du sang des dieux y -il séjourné, à peine -il fait résonner les cordes de sa lyre, qu'une forêt naît autour de lui: c'était l'arbre de Chaonie, les peupliers nés des filles du Soleil, le chêne dont la tête s'élève jusqu'aux nues, le tilleul délicat, le hêtre, le chaste laurier, le noisetier fragile, le frêne qui fournit la hache des combats, le sapin sans noeuds, l'yeuse courbée sous le poids des glands, le platane propice aux banquets joyeux, l'érable avec ses diverses couleurs, le saule ami des fontaines, le lotos aquatique, le buis toujours vert, la légère bruyère, le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym à la baie azurée
Attirés par la voix d'Orphée, les arbres accoururent; on y vit soudain le chêne de Chaonie, le peuplier célèbre par les pleurs des Héliades, le hêtre dont le haut feuillage est balancé dans les airs, le tilleul à l'ombrage frais, le coudrier noueux, le chaste laurier, le noisetier fragile; on y vit le frêne qui sert à façonner les lances des combats, le sapin qui n'a point de noeuds, l'yeuse courbée sous ses fruits, le platane dont l'ombre est chère aux amants, l'érable marqué de diverses couleurs, le saule qui se plaît sur le bord des fontaines, l'aquatique lotos, le buis dont la verdure brave les hivers, la bruyère légère, le myrthe à deux couleurs, le figuier aux fruits savoureux
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
Tandis que le chantre de Thraceavec ce genre de récitsentraîne à sa suite forêts, bêtes sauvages et rochers, voilà que les femmes des Cicones, en proie au délire, la poitrine couverte de peaux de bêtes, aperçoivent du haut d'un tertre orphéeaccompagnant ses chants des accords de sa lyre
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
Tandis qu'autour de lui, par le charme de ses vers, Orphée entraîne les hôtes des forêtset les forêts et les rochers, les Ménades, qu'agitent les fureurs de Bacchus, et qui portent en écharpe la dépouille des tigreset des léopards, aperçoivent, du haut. d'une colline, le chantre de la Thrace, des sons divins de sa lyreaccompagnant sa voix
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
Tandis que, par ses accents, le chantre de Thraceentraîne sur ses pas les forêts, les bêtes féroces et les rochers émus, voici que, du haut d'une colline, les bacchantes furieuses, au sein couvert de sanglantes dépouilles, aperçoivent Orphée qui marie ses chants aux accords de sa lyre
L'une d'elles, les cheveux épars au gré des vents, s'écrie
Une d'elles, dont les cheveux épars flottent abandonnés aux vents, s'écrie« Le voilà! le voilà celui qui nous méprise
L'une d'elles, les cheveux épars au gré des vents, s'écrie
L'une d'elles, les cheveux épars au gré du vent, s'est écriée
« Voilà, oui, voilà celui qui nous méprise
Une d'elles, dont les cheveux épars flottent abandonnés aux vents, s'écrie« Le voilà! le voilà celui qui nous méprise
« Voilà, oui, voilà celui qui nous méprise
Le voilà! l'homme qui nous méprise
Une autre lui lance une pierre; mais au moment même ou elle fend les airs vaincue par la voix et la lyre harmonieuse d'Orphée, elle tombe à ses pieds et semble demander grâce pour une si cruelle offense
Une autre lance un dur caillou, qui fend les airs, mais, vaincu par les sons de la lyre, tombe aux pieds du poëte, et semble implorer le pardon de cette indigne offense
Une autre lui lance une pierre; mais au moment même ou elle fend les airs vaincue par la voix et la lyre harmonieuse d'Orphée, elle tombe à ses pieds et semble demander grâce pour une si cruelle offense
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Les traits auraient été émoussés par le chantre de Thrace; mais les cris tumultueux des Bacchantes, le son des flûtes recourbées, le bruit des tambours, les battemens de leurs mainset mille hurlemens affreux, étouffent les sons de la lyre: les rochers alors sont rougis du sang d'Orphée, qui ne saurait plus se faire entendre
Tous les traits auraient été attendris par les accents du chantre, si de grands cris, la flûte de Bércyntheà la corne recourbée, les tambours, les battements de main, et les hurlements des Bacchantesn'avaient étouffé le son de la lyre
Les traits auraient été émoussés par le chantre de Thrace; mais les cris tumultueux des Bacchantes, le son des flûtes recourbées, le bruit des tambours, les battemens de leurs mainset mille hurlemens affreux, étouffent les sons de la lyre: les rochers alors sont rougis du sang d'Orphée, qui ne saurait plus se faire entendre
La fureur des Ménadess'en accroît: elles ne connaissent plus de bornes: l'aveugle Érinnys les possède; les chants divins auraient émoussé tous leurs traits; mais une horrible clameur s'élève, la flûte de Phrygie, les tymbales, le bruit des mains frappées, les hurlements des bacchantesétouffent de leurs sons discordants les sons harmonieux de la lyre: alors seulement les rochers se teignirent du sang du chantredont ils n'entendaient plus la voix
Les traits auraient été émoussés par le chantre de Thrace; mais les cris tumultueux des Bacchantes, le son des flûtes recourbées, le bruit des tambours, les battemens de leurs mainset mille hurlemens affreux, étouffent les sons de la lyre: les rochers alors sont rougis du sang d'Orphée, qui ne saurait plus se faire entendre
Sans doute les chants d'Orphéeauroient émoussé tous les traits; mais leurs cris, et leurs flûtes, et leurs tymbales, et le bruit qu'elles font en frappant dans leurs mains, et les hurlements affreux dont elles remplissent les airs, étouffent les sons de la lyre: la voix d'Orphéen'est plus entendue, et les rochers du Rhodopesont teints de son sang
Elles se réunissent, comme on voit les oiseaux s'attrouper quand ils ont aperçu la chouette amie de la nuit, errer à la clarté du jour: telle encore, le matin, dans l'amphithéâtre où le cerf doit périr sur l'arène, une meute s'élance
Tels les oiseaux se rassemblent quand ils voient un oiseau de nuit égaré en plein jour; tel encore, dans l'amphithéâtre, le cerf condamné à périr le matin dans l'arène, devient la proie des chiens
Elles l'attaquent, et le frappent de leurs thyrses parés de pampres verts destinés àun autre usage
On voit les Ménades à l'envi attaquer Orphée, et le frapper de leurs thyrses façonnés pour un autre usage
Celles -ci font voler contre lui des masses de terre, celles -là des branches d'arbres violemment arrachées d'autres, des pierres: les armes ne manquent pas à leur fureur
Elles font voler contre lui des pierres, des masses de terre, des branches d'arbre violemment arrachées
Non loin de là, des boeufs attachés à la charruetraçaient de vastes sillons, et de vigoureux laboureurs, préparant par d'abondantes sueurs la récolte de l'année, ouvraient le sein rebelle de la terre
Par hasard des boeufstraçaient dans le sol un profond sillon; et non loin de là de robustes paysans, préparant la moisson par de pénibles labeurs, déchiraient le sein rebelle de la terre
Non loin de là, des boeufs attachés à la charruetraçaient de vastes sillons, et de vigoureux laboureurs, préparant par d'abondantes sueurs la récolte de l'année, ouvraient le sein rebelle de la terre
Non loin de là des boeufs traçaient avec le soc des sillonsdans la plaine, et de robustes laboureurs confiaient à la terre l'espoir de la moissonet le prix de leurs sueurs
Ils fuient à la vue des Bacchantes, et abandonnent les instrumens de leurs travaux: sur les champs déserts gisent le sarcloir, les pesans râteaux et la longue houe
À la vue de la troupe furieuse, ils s'enfuient, abandonnant les instruments de leur travail; de tous côtés demeurent dispersés dans les champs et les sarcloirs, et les longs hoyaux, et les râteaux pesants
Ils fuient à la vue des Bacchantes, et abandonnent les instrumens de leurs travaux: sur les champs déserts gisent le sarcloir, les pesans râteaux et la longue houe
À la vue de la troupe des femmes, ils fuient, laissant sur place leurs instruments de travail
Ils fuient à la vue des Bacchantes, et abandonnent les instrumens de leurs travaux: sur les champs déserts gisent le sarcloir, les pesans râteaux et la longue houe
dans les champs désertés gisent épars des sarcloirs, de lourds râteaux et de longues houes
Il leur tend les mains: pour la première fois ses paroles sont impuissantes; les Bacchantes sacrilèges restent inflexibles et le plongent dans la nuit du trépas
Il leur tendait ses mains suppliantes, et sa voix, pour la première fois impuissante, leur adressait des prières inutiles
Il leur tend les mains: pour la première fois ses paroles sont impuissantes; les Bacchantes sacrilèges restent inflexibles et le plongent dans la nuit du trépas
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Ô Jupiter! à travers cette bouche dont les accens furent entendus des rochers, et compris même par la brute, son âme s'échappe dans les airs
Leurs mains sacrilèges lui donnent la mort, et cette bouche, ô Jupiter! cette bouche dont les accents s'étaient fait entendre des rochers, et avaient ému les monstres des forêts, laisse passer son âme qui s'exhale dans les airs
Ô Jupiter! à travers cette bouche dont les accens furent entendus des rochers, et compris même par la brute, son âme s'échappe dans les airs
Ces femmes sacrileges consomment leur crime; il expire, et son âme, grands dieux! s'exhale à travers cette bouche dont les accents étoient entendus par les rochers, et qui apprivoisoit les hôtes sauvages des forêts
Orphée, les oiseaux en deuil, les animaux, les rochers insensibles, les forêts si souvent attirées par ta voix, tout pleura ta perte
Les oiseaux touchez de douleur, te pleurerent, malheureux Orphée; les troupes des bêtes sauvages, les rochers et les forêts, que la douceur de ta voixavoit si souvent attirées, trouverent des pleurs pour en donner à ta mort
Ses membres sont dispersés
Ses membres sont dispersés
Ses membres sont dispersés
Les membres du divin chantresont dispersés
Hèbre tu reçus sa tête et sa lyre
Hèbre glacé, tu reçois dans ton sein et sa tête et sa lyre
Ô prodige! cette lyre, en roulant au sein des flots, fait entendre je ne sais quelles plaintes; cette langue déjà glacée murmure des sons lugubres, et la rive répond à ces lugubres accens
L'Hèbre reçoit sa tête ainsi que sa lyre, et( prodige inouï!) tandis que celle -ci roule au milieu du fleuve, elle rend je ne sais quel accent plaintif; sa langue glacée murmure aussi des sons plaintifs que répète l'écho de la rive
Ô prodige! cette lyre, en roulant au sein des flots, fait entendre je ne sais quelles plaintes; cette langue déjà glacée murmure des sons lugubres, et la rive répond à ces lugubres accens
Ô prodige! et sa lyre et sa tête roulant sur les flots, murmurent je ne sais quels sons lugubres et quels sanglots plaintifs, et la rive attendrie répond à ces tristes accents
Bientôt emportées vers la mer, elles quittent le fleuve qui baigne la patrie du chantre divin, et touchent au rivage de Méthymne, dans l'île de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Bientôt emportées vers la mer, elles quittent le fleuve qui baigne la patrie du chantre divin, et touchent au rivage de Méthymne, dans l'île de Lesbos
Déjà entraînées au vaste sein des mers, elles quittent le lit du fleuve bordé de peupliers, et sont portées sur le rivage de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Un horrible serpent menace sa tête sur ces bords étrangers, et lèche ses cheveux humides
Déjà un affreux serpent menace cette tête exposée sur des bords étrangers
Apollon paraît enfin: il arrête le reptile prêt à mordre; et au moment où il ouvre la bouche, le dieu le change en un dur rocher qui le représente la gueule encore béante
Apollon qui se rendit là comme il étoit prêt à mordre, endurcit sa gueule ouverte, et le transforma en rocher, lui laissant la bouche beante
Apollon paraît enfin: il arrête le reptile prêt à mordre; et au moment où il ouvre la bouche, le dieu le change en un dur rocher qui le représente la gueule encore béante
Il arrête le reptile prêt à mordre; il le change en pierre, la gueule béante, et conservant son attitude
L'ombre d'Orphéedescend dans le séjour des morts, et reconnaît les lieux par lui déjà visités
L'ombre d'Orphéedescend dans l'empire des morts
Il cherche Eurydice dans les champs réservés aux Mânes pieux; il la trouve et la presse avidement dans ses bras
Il la trouve, il la prend, il la serre dans ses bras
Il cherche Eurydice dans les champs réservés aux Mânes pieux; il la trouve et la presse avidement dans ses bras
Errant dans le séjour qu'habitent les mânes pieux, il y retrouve Eurydice, et vole dans ses bras
Il cherche Eurydice dans les champs réservés aux Mânes pieux; il la trouve et la presse avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
Là, tantôt Orphée suit son épouse, tantôt il la précède, et il peut regarder en arrière sans perdre son Eurydice
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
C'est là que ce Poëte et sa femme se promenent maintenant ensemble; et marchant tantôt aprés elle, et tantôt devant; il se retourne pour la regarder, sans aprehender de la perdre
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
Tantôt tous deux, accordant leurs pas, se promènent en ce lieu; tantôt, il la suit et elle le précède; tantôt il marche le premier, et sans crainte désormais, Orphée se retourne et regarde son Eurydice
Elle luy dit adieu pour la derniere fois, mais si bas qu'à grand peine il entendit sa voix, il la voit retourner en sa premiere place
Elle lui dit le dernier Adieu, mais d'une voix si foible qu'à peine -elle entendue
Je vous conjure donc pas ces lieux pleins de creinte, ce silence profond, et ce puissant Cahos, de me rendre Euridice, elle est trop tost éteinte, rapellez ses Destins, et ravivez ses os
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Un jour que la nouvelle épouse se promenait dans les prairies accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, mordue au talon par un serpent
L'issue fut plus funeste que l'augure: car tandis que la nouvelle mariée se promène à travers les herbes accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, la dent d'un serpentayant été reçue( ayant pénétré) dans son talon
Un jour que la nouvelle épouse se promenait dans les prairies accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, mordue au talon par un serpent
L'événement fut encore plus cruel que l'augure; car la nouvelle épouse accompagnée d'une troupe de Nymphes, courant dans la prairie, mourut d'une blessure qu'un serpent lui fit au talon
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
Dieux du monde souterrain, où descend tout ce qui fut crée, si vous me permettez de laisser les vains détours d'une éloquence trompeuse, et de dire la vérité, je ne suis point venu pour visiter le sombre Tartare, ni pour vaincre le monstre à trois têtes né d'Échidne, fils de Méduse
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
Ô divinités du monde placé sous terre, dans lequel nous retombons, tout ce( nous tous) qui sommes créées de mortel, si il est loisible, et si vous me permettez de dire des choses vraies, les détours d'une bouche trompeuseétant déposés, je ne suis point descendu ici, pour que je visse le sombre Tartare, ni pour que j'enchaînasse les trois gosiers du monstre issu de Méduse gosiers hérissés de serpents: mon épouse est cause demon voyage, dans laquelle épouse une vipère foulée a répandu son venin, et lui a enlevé les années croissantes
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
« Ô vous, divinités du royaume placéau sein de la terre, vous qui voyez tout le genre humain arriver dans ce séjour; si vous permettez de dire la vérité, sans recourir à de fallacieux détours, je ne suis venu aux enfers ni pour contempler le sombre Tartare, ni pour enchaîner la triple tête du monstre nédu sang de Méduse, et dont le front est hérissé de reptiles
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
« Ô puissances divines du monde placé sous la terre, où tous nous retombons, mortelles créatures que nous sommes; si je puis négliger les détours d'un discours hypocrite, si vous me permettre de parler vrai, je ne suis pas descendu ici pour visiter l'obscur Tartare ni pour enchaîner le monstre de la race de Méduse, avec sa triple gorge hérissée de serpents; la raison de ma venue, c'est ma femme: elle a mis le pied sur une vipère qui lui a insufflé son venin, la privant de sa jeunesse
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Je vous en conjure par ce Dieu, par ces demeures remplies d'effroi, par l'immense cahos, et le silence de ce lieu ténébreux, rendez -moi mon épouse, ranimez ses jours, renouez -en la trame qu'on a trop tôt coupée
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Voici notre dernière demeure, et vous tenez le genre humain sous votre éternel empire
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Nous sommes tous soumis à votre pouvoir, après un court intervalle, ou, plutôt ou plus tard, nous nous rendons à cette unique demeure, c'est notre dernier asyle, et vous tenez le vaste Empire du genre humain
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Vous tenez sous vos lois le vaste empire du genre humain
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Ce sejour est notre derniere demeure, et vous pouvez vous vanter d'avoir l'Empire le plus étendu de l'Univers
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
On dit que pour la premiere fois les Euménides attendries sentirent leurs visages se mouiller de pleurs
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Alors, pour la première fois, des larmes baignèrent, dit -on, les joues des Euménides fléchies par le charme des vers
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Alors les joues des Furiesfurent baignées de larmes pour la premiere fois
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie! mouillèrent, dit -on, les joues des Euménides
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Eurydice était là parmi les ombres nouvelles, et d'un pas ralenti par sa blessure, elle s'avance
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Elle s'avance d'un pas lent retardé par sa blessure
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Néanmoins Orphée demeura sept jours entiers sur le rivage de l'Acheron, et ses douleurs, et ses larmes furent sa seule nourriture
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Il demeura cependant sept jours sans manger sur ce rivage; ses douleurs, le trouble de son ame, et ses larmes furent ses seuls aliments
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Le souci, et la douleur de son coeur, et ses larmes furent ses aliments
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Sa douleur, ses regerts, ses larmes lui servirent de nourriture
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Les soucis, le trouble de son âmeet les larmes sont ses seuls alimens
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, il se réfugie au haut du Rhodope, de l'Hémus que battent les Aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Ces furieuses s'en saisissent; elles mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, et reviennent achever Orphée
Ces sauvages s'emparent des outils, mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, puis viennent s'en prendre à la vie du poète
Ces furieuses s'en saisissent; elles mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, et reviennent achever Orphée
Ces furieuses s'en emparent; elles arrachent même aux boeufs leurs cornes menaçantes, et reviennent attaquer Orphée
Ces furieuses s'en saisissent; elles mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, et reviennent achever Orphée
Dans leur fureur, elles arrachent aux boeufs même leurs cornes menaçantes, et reviennent de l'interprete des dieux achever les destins
Vêtues de noir, les naïades et les dryades laissent flotter leurs cheveux épars
Les Naïades et les Dryades, les cheveux épars, se revêtirent de robes noires
Vêtues de noir, les naïades et les dryades laissent flotter leurs cheveux épars
Les Naïades, les Dryades couvertes de voiles funebres, gémissent les cheveux épars
Vêtues de noir, les naïades et les dryades laissent flotter leurs cheveux épars
Les Naïades, les Dryades se couvrirent de voiles funèbres, et laissèrent flotter leurs cheveux en signe de douleur
Les membres du divin chantresont dispersés
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Les membres du divin chantresont dispersés
Ses membres sont dispersés
Les membres du divin chantresont dispersés
Ses membres sont dispersés
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Maintenant parvenus à la mer ces restes quittent le fleuve familier et prennent possession du rivage de la Méthymne de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Déjà parvenues dans les mers, elles quittent le fleuve bordé de peupliers, et descendent sur les rives de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Bientôt emportées vers la mer, elles quittent le fleuve qui baigne la patrie du chantre divin, et touchent au rivage de Méthymne, dans l'île de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Déjà entraînées au vaste sein des mers, elles quittent le lit du fleuve bordé de peupliers, et sont portées sur le rivage de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Déjà ces tristes débris ont quitté le fleuve, et la mer les dépose sur le rivage de Méthymne
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Et déjà portées à la mer, elles abandonnent le fleuve national, et elles s'emparent du rivage de Lesbos Méthymnéenne
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Là tantôt tous deux se promènent leurs pas étant joints; tantôt il suit elle le précédant, tantôt allant devant il précède, et Orphée regarde derrière lui maintenant sans danger son Eurydice
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Tantôt tous deux, accordant leurs pas, se promènent en ce lieu; tantôt, il la suit et elle le précède; tantôt il marche le premier, et sans crainte désormais, Orphée se retourne et regarde son Eurydice
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Il se promenerent quelque temps ainsi embrassez, puis il marcherent l'un apres l'autre sans prendre garde qui alloit devant, car tantost c'estoit Euridice, et tantost Orphee lequel sans craincte se pouvoit retourner pour voir sa femme, et n'estoit plus en danger de luy nuire par sa veue comme à l'autre voyage
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Tout doit vous revenir, et même si nous nous attardons un peu, plus tard ou plus tôt, nous nous hâtons vers cet unique séjour
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Tout ce qui respire vous appartient, et après avoir demeuré quelque tems sur la Terre, nous devons tous nous rendre ici, les uns plûtôt les autres plus tard
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Tous les hommes vous appartiennent: après un court délai, tous nous accourons, tôt ou tard, vers la même demeure; tous nous tendons vers ces rives; c'est notre dernier asile
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Tous les hommes vous doivent venir rendre hommage tôt ou tard; c'est ici leur demeure commune, où ils sont obligez de se rendre aprés avoir fait quelque sejour sur la terre
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Après un court séjour sur la terre, un peu plus tôt ou un peu plus tard, nous arrivons dans cet asile ténébreux; nous y tendons tous également; c'est ici notre dernière demeure
De là Hyménée vêtu d'une robe couleur de safran, s'éloigne à travers les plaines immenses del'air, et se dirige vers les rivages des Ciconiens où l'appelle en vain la voix d'Orphée
L'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, s'élève des champs de Crètedans les airs, et vole vers la Thrace, où la voix d'Orphéel'appelle en vain à ses autels
De là Hyménée vêtu d'une robe couleur de safran, s'éloigne à travers les plaines immenses del'air, et se dirige vers les rivages des Ciconiens où l'appelle en vain la voix d'Orphée
De là Hyménée voilé d'un manteau couleur de safran, s'éloigne à travers l'air immense, et il se dirige vers les rivages des Ciconiens, et il est appelé en vain par la voix d'Orphée
Il vient, il est vrai, mais sans proférer les paroles solennelles, sans apporter un front joyeux, ni d'heureux présages
Il y est venu, sans doute, mais sans y apporter formules solennelles, visage réjoui ou présage heureux
Il vient, il est vrai, mais sans proférer les paroles solennelles, sans apporter un front joyeux, ni d'heureux présages
Il fut présent à la vérité, mais il n'apporta ni paroles solennelles, ni visages joyeux, ni présage heureux
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Tantale oublia sa soif, et cessa de chercher l'eau qui le fuit; la rouë d'Ixions'arrêta; les vautours ne rongerent plus le coeur de Titye; les Belides ne songerent plus à remplir leurs tonneaux; Sisiphe se reposa sur la pierre qu'il roule éternellement
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Il dit, et les cordes de sa lyres'agitent sous ses doigts: à sa voix, les pâles Ombres pleurent, Tantale ne poursuit plus l'onde qui le fuit, la roue d'Ixions'arrête étonnée, les vautours ne déchirent plus les entrailles de Titye, les filles de Bélusdéposent leurs urnes; et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Les ombres privés de sangpleuraient sur lui disant de tels chants, et touchant ses cordes selon les paroles; ni Tantale ne chercha à prendre l'onde qui se retire et la roue d'Ixion resta immobile; ni les oiseaux ne déchirèrent la doie; et les filles de Bélusne s'occupèrent plus de leurs urnes, et tu t'assis, Sisyphe, sur ton rocher
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
Mourant pour la seconde fois elle ne se plaignit point de son époux; car de quoi -elle pû se plaindre, sinon qu'il l'avoit trop aimée
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
Et déjà mourant pour la seconde fois, elle se plaignit en quoi que ce soit de son époux: de quoi en effet se -elle sinon soi avoir été aimée
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Elle lui adresse un dernier adieu qui parvient à peine à ses oreilles, et elle est de nouveau replongée dans le même gouffre
Pour dernier adieu, elle lui adresse des paroles qui frappent à peine son oreille, et rentre dans le séjour des Ombres
Elle lui adresse un dernier adieu qui parvient à peine à ses oreilles, et elle est de nouveau replongée dans le même gouffre
Et elle dit pour la dernière fois un adieu, tel que celui -ci pût le recevoir à peine de ses oreilles; et elle fut replongée de nouveau au même lieu
Cependant il reste assis sept jours sur la rive, sans prendre soin de sa personne, sans toucher aux présents de Cérès
Cependant, plongé dans le deuil, il reste sept jours sur l'infernale plage, sans prendre de nourriture
Cependant il reste assis sept jours sur la rive, sans prendre soin de sa personne, sans toucher aux présents de Cérès
Il( Orphée) resta assis cependant sur la rive durant sept jours sale, sans don de Cérès
Il y avait une colline sur laquelle s'étendait un plateau uni tapissé d'un gazon verdoyant
Une colline était, et sur la colline la surface très unie d'un plateau, laquelle les herbes du gazon rendaient verte
On y voit soudain l'arbre de Chaonie, le peuplier, le chêne au feuillage élevé, le tendre tilleul, le hêtre, le chaste laurier, le frêle coudrier, le frêne propre à façonner des javelots, le sapin sans noeud, l'yeuse qui plie sous les glands, le platane cher aux buveurs, l'étable à l'écorce tachetée; puis les saules qui croissent sur les bords des fleuves, le lotus qui se plaît dans l'eau, le buis toujours vert, le grêle tamaris, le myrte de deux couleurset le laurier thym aux baies foncées
Ni l'arbre de Chaoniene manqua, ni la forêt des Héliades, ni le chêne de( aux) feuilles élevées, ni les tendres tilleuls, ni le hêtre, et le chaste laurier, et les fragiles coudriers, et le frêne bon pour les javelots, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée par les glands, et le platane fait pour le plaisir, et l'érable inégal par ses couleurs; et en même temps les saules croissant près des fleuves, et le lotus aquatique, et le buis perpétuellement vert, et les minces tamaris et le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym d'un bleu foncé par ses baies
On y voit soudain l'arbre de Chaonie, le peuplier, le chêne au feuillage élevé, le tendre tilleul, le hêtre, le chaste laurier, le frêle coudrier, le frêne propre à façonner des javelots, le sapin sans noeud, l'yeuse qui plie sous les glands, le platane cher aux buveurs, l'étable à l'écorce tachetée; puis les saules qui croissent sur les bords des fleuves, le lotus qui se plaît dans l'eau, le buis toujours vert, le grêle tamaris, le myrte de deux couleurset le laurier thym aux baies foncées
Attirés par la voix d'Orphée, les arbres accoururent; on y vit soudain le chêne de Chaonie, le peuplier célèbre par les pleurs des Héliades, le hêtre dont le haut feuillage est balancé dans les airs, le tilleul à l'ombrage frais, le coudrier noueux, le chaste laurier, le noisetier fragile; on y vit le frêne qui sert à façonner les lances des combats, le sapin qui n'a point de noeuds, l'yeuse courbée sous ses fruits, le platane dont l'ombre est chère aux amants, l'érable marqué de diverses couleurs, le saule qui se plaît sur le bord des fontaines, l'aquatique lotos, le buis dont la verdure brave les hivers, la bruyère légère, le myrthe à deux couleurs, le figuier aux fruits savoureux
Vous vîntes aussi, lierres aux pieds flexibles, vignes chargées de pampres, ormeaux revêtus de vignes, ornes, sapins, arbousiers courbés sous vos fruits rouges souples palmes, prix de la victoire, pin au feuillage élevé, au sommet hérissé
Vous aussi vous vîntes, lierres aux pieds flexibles, et vous en même temps vignes chargées de pampres, et ormes revêtus de vignes, et ornes, et faux sapins, et arbousier chargé d'un fruit rouge, et palmes flexibles, récompenses de vainqueur, et pin retroussé quant à la chevelure, et hérissé par le sommet
Telle était la forêt qu'avait attirée la lyre du chantre divin; pour lui, il était assis au milieu d'un cercle de bêtes sauvageset d'oiseaux
Le chantre avait attiré une telle forêt, et il était assis au milieu dans une réunion de bêtes fauveset dans une troupe d'oiseaux
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis que le chantre de Thraceavec ce genre de récitsentraîne à sa suite forêts, bêtes sauvages et rochers, voilà que les femmes des Cicones, en proie au délire, la poitrine couverte de peaux de bêtes, aperçoivent du haut d'un tertre orphéeaccompagnant ses chants des accords de sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis qu'autour de lui, par le charme de ses vers, Orphée entraîne les hôtes des forêtset les forêts et les rochers, les Ménades, qu'agitent les fureurs de Bacchus, et qui portent en écharpe la dépouille des tigreset des léopards, aperçoivent, du haut. d'une colline, le chantre de la Thrace, des sons divins de sa lyreaccompagnant sa voix
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis que, par ses accents, le chantre de Thraceentraîne sur ses pas les forêts, les bêtes féroces et les rochers émus, voici que, du haut d'une colline, les bacchantes furieuses, au sein couvert de sanglantes dépouilles, aperçoivent Orphée qui marie ses chants aux accords de sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Pendant que le chantre de Thraceattire par un tel chant les forêts et les esprits des bêtes sauvageset les rochers qui le suivent, voici que les brus des Ciconiens couvertes de peaux de bêtes sauvagesquant à leurs poitrines en délire, aperçoivent du sommet d'une éminence orphéeunissant les chants aux cordes frappées
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
Là un cruel serpent se jette sur cette tête qu'a recueillie une plage étrangère: il lèche ses cheveux qui dégouttent d'onde salée, et ouvre la gueule pour déchirer cette bouche qui célébrait les louanges des dieux
Là, un serpent s'apprête à dévorer cette tête abandonnée sur un sable étranger: il lèche ses cheveux encore dégouttants de l'onde amère, et, la gueule ouverte, il va déchirer cette bouche harmonieuse
Là un cruel serpent se jette sur cette tête qu'a recueillie une plage étrangère: il lèche ses cheveux qui dégouttent d'onde salée, et ouvre la gueule pour déchirer cette bouche qui célébrait les louanges des dieux
Là un farouche serpent attaque cette tête déposée sur des sables étrangers, et il lèche ces cheveux humectés d'une roséequi dégoutte, et il ouvre la gueule pour déchirer ce visage( cette bouche) qui chante des hymnes
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
Cependant l'ombre d'Orphéedevala dans les Enfers, où il reconnut tous les lieux qu'il avoit veus auparavant; Il y chercha Eurydice qu'il rencontra dans les Élysées, et alors il l'embrassa sans appréhension de la perdre
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéeva sous les terres, et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant, et cherchant à travers les champs des mortels pieuxil trouve Eurydice, et il l'embrasse avec ses bras avides
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
Que si les destins me refusent cette faveur pour mon épouse, je suis résolu à ne point retourner sur la terre
Si les destins refusent cette faveur à mon épouse, je ne veux pas, c'est certain, m'en retourner; jouissez de notre mort
Que si les destins me refusent cette faveur pour mon épouse, je suis résolu à ne point retourner sur la terre
Si les destins me refusent la faveur de l'emmener d'ici, je ne retournerai point sur la terre: réjouissez -vous de sa mort
Ils gravissent tous deux dans un profond silence un sentier escarpé sombre, qu'enveloppe un épais brouillard
Ils gravissent, à travers le plus profond silence, un sentier rapide escarpé obscur couvert d'épais brouillards
Elle lui tend les bras; elle veut se jeter dans les siens; elle tâche de le saisir elle-même: l'infortunée n'embrasse que l'air qui se dissipe
Il lui tend les bras, il veut se jeter dans les siens et l'embrasser
Elle lui tend les bras; elle veut se jeter dans les siens; elle tâche de le saisir elle-même: l'infortunée n'embrasse que l'air qui se dissipe
Il lui tend les bras, il cherche son étreinte, il veut la saisir; elle s'évanouit, et l'infortuné n'embrasse que son ombre
Elle lui tend les bras; elle veut se jeter dans les siens; elle tâche de le saisir elle-même: l'infortunée n'embrasse que l'air qui se dissipe
Le malheureux Orphée lui tend les bras, Il veut se jeter dans les siens: il n'embrasse qu'une vapeur légère
L'une d'elles, les cheveux épars au gré du vent, s'est écriée
L'une d'elles, les cheveux épars au gré des vents, s'écrie
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Une autre lance un dur caillou, qui fend les airs, mais, vaincu par les sons de la lyre, tombe aux pieds du poëte, et semble implorer le pardon de cette indigne offense
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Une autre s'arme d'un caillou qui, lancé dans les airs, est vaincu par les accords de la lyreet des chants, et comme pour implorer le pardon d'une si criminelle audace, vient tomber suppliant aux pieds du poëte
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Une autre lui lance une pierre; mais au moment même ou elle fend les airs vaincue par la voix et la lyre harmonieuse d'Orphée, elle tombe à ses pieds et semble demander grâce pour une si cruelle offense
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Une deuxième s'arme d'une pierre, qu'elle jette en l'air, mais le projectile dominé par l'accord de la voixet de la lyre, vint tomber aux pieds du poète, comme pour implorer son pardon après tant de folle audace
Tous les traits auraient été attendris par les accents du chantre, si de grands cris, la flûte de Bércyntheà la corne recourbée, les tambours, les battements de main, et les hurlements des Bacchantesn'avaient étouffé le son de la lyre
Les traits auraient été émoussés par le chantre de Thrace; mais les cris tumultueux des Bacchantes, le son des flûtes recourbées, le bruit des tambours, les battemens de leurs mainset mille hurlemens affreux, étouffent les sons de la lyre: les rochers alors sont rougis du sang d'Orphée, qui ne saurait plus se faire entendre
Tels les oiseaux se rassemblent quand ils voient un oiseau de nuit égaré en plein jour; tel encore, dans l'amphithéâtre, le cerf condamné à périr le matin dans l'arène, devient la proie des chiens
Elles se réunissent, comme on voit les oiseaux s'attrouper quand ils ont aperçu la chouette amie de la nuit, errer à la clarté du jour: telle encore, le matin, dans l'amphithéâtre où le cerf doit périr sur l'arène, une meute s'élance
Tels les oiseaux se rassemblent quand ils voient un oiseau de nuit égaré en plein jour; tel encore, dans l'amphithéâtre, le cerf condamné à périr le matin dans l'arène, devient la proie des chiens
Ensuite, mains ensanglantées, elles se tournent vers Orphée, et se rassemblent comme les oiseaux, qui parfois aperçoivent un oiseau de nuiterrant en plein jour; et comme dans un amphithéâtre des chienss'acharnent sur un cerf condamné à périr le matin dans l'arène, elles fondent sur le poète et jettent sur lui leurs thyrses ornés de verts feuillages, des thyrses non destinés à cet usage
Par hasard des boeufstraçaient dans le sol un profond sillon; et non loin de là de robustes paysans, préparant la moisson par de pénibles labeurs, déchiraient le sein rebelle de la terre
Non loin de là, des boeufs attachés à la charruetraçaient de vastes sillons, et de vigoureux laboureurs, préparant par d'abondantes sueurs la récolte de l'année, ouvraient le sein rebelle de la terre
Par hasard des boeufstraçaient dans le sol un profond sillon; et non loin de là de robustes paysans, préparant la moisson par de pénibles labeurs, déchiraient le sein rebelle de la terre
Non loin de là des boeufs traçaient avec le soc des sillonsdans la plaine, et de robustes laboureurs confiaient à la terre l'espoir de la moissonet le prix de leurs sueurs
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Il tendait les mains et alors pour la première fois, ses paroles restaient sans effet et sa voix ne touchait plus rien ni personne
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Il leur tendait ses mains suppliantes, et sa voix, pour la première fois impuissante, leur adressait des prières inutiles
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Il leur tend les mains: pour la première fois ses paroles sont impuissantes; les Bacchantes sacrilèges restent inflexibles et le plongent dans la nuit du trépas
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Pour la premiere fois, les sons de sa voixont perdu leur pouvoir
L'Hèbre reçoit sa tête ainsi que sa lyre, et( prodige inouï!) tandis que celle -ci roule au milieu du fleuve, elle rend je ne sais quel accent plaintif; sa langue glacée murmure aussi des sons plaintifs que répète l'écho de la rive
Ô prodige! cette lyre, en roulant au sein des flots, fait entendre je ne sais quelles plaintes; cette langue déjà glacée murmure des sons lugubres, et la rive répond à ces lugubres accens
La torche même qu'il tient, ne cesse de jeter en pétillant une fumée qui remplit les yeux des larmes, et elle ne peut s'allumer, bien qu'il l'agite
La torche qu'il tient pétille, répand une fumée humide, et le dieu qui l'agite ne peut ranimer ses mourantes clartés
La torche même qu'il tient, ne cesse de jeter en pétillant une fumée qui remplit les yeux des larmes, et elle ne peut s'allumer, bien qu'il l'agite
La torche même qu'il balance pétille, et ne jette que des flots de cuisante fumée; Hymen l'agite sans pouvoir en ranimer la flamme
J'ai voulu me résigner; je l'ai essayé, je l'avoue: l'amour a triomphé
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
Réjouissez -vous: vous aurez deux victimes
Réjouissez -vous de frapper deux victimes
Puis ces furieuses tournent contre lui leurs mains ensanglantées
Puis elles tournent contre le chantre leurs mains criminelles
À l'aspect de cette troupe, ils s'enfuient, et abandonnent les instruments de leur travail
À la vue de la troupe furieuse, ils s'enfuient, abandonnant les instruments de leur travail; de tous côtés demeurent dispersés dans les champs et les sarcloirs, et les longs hoyaux, et les râteaux pesants
À l'aspect de cette troupe, ils s'enfuient, et abandonnent les instruments de leur travail
À la vue de la troupe des femmes, ils fuient, laissant sur place leurs instruments de travail
Orphée, les oiseaux affligés, les bêtes sauvages, les durs rochers, les forêts qui souvent avaient suivi ta voix, te pleurèrent: dépouillés de leur chevelure en signe de deuil, les arbres te pleurèrent aussi; les fleuves même, dit -on, se grossirent des larmes qu'ils versèrent
Les oiseaux attristés, Orphée, les bêtes féroces, les durs rochers, les forêts, si souvent entraînées par tes chants, te pleurèrent; les arbres dépouillèrent leur feuillage, et on dit que les fleuves s'accrurent de leurs larmes
Orphée, les oiseaux affligés, les bêtes sauvages, les durs rochers, les forêts qui souvent avaient suivi ta voix, te pleurèrent: dépouillés de leur chevelure en signe de deuil, les arbres te pleurèrent aussi; les fleuves même, dit -on, se grossirent des larmes qu'ils versèrent
Toi, Orphée, les oiseaux affligés, la foule des bêtes, les durs rochers, les forêts qui souvent ont suivi ton chant, tous t'ont pleuré
Les unes brandissent des mottes de terre les autres desbranches arrachées aux arbres d'autres des pierres
L'une lui jette des mottes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient de rompre, et la plus-part lui font la guerre avec des pierres
Les unes brandissent des mottes de terre les autres desbranches arrachées aux arbres d'autres des pierres
les unes lancent des mottes de terre d'autres desbranches d'arbres arrachées d'autres despierres
Les armes ne manqueront pas à leur fureur
Les armes ne manquent point à leur fureur
Les armes ne manqueront pas à leur fureur
Mais afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en presenta de nouvelles
Alors accompagnant sa voix de lyre, il s'exprime ainsi
Alors, accompagnant son chant des accords de sa lyre, il dit ainsi
Elle est rendue au chantre du Rhodope, mais à condition qu'il ne détournera pas la tête avant d'être sorti des vallées de l'Averne; autrement cette faveur sera annulée
Celle de ne pas tourner ses regards en arrière, avant d'être sorti des vallées de l'Averne; sinon, la faveur sera annulée
Ce lieu manquait d'ombre
Le lieu manquait d'ombre
Néanmoins Orphée demeura sept jours entiers sur le rivage de l'Acheron, et ses douleurs, et ses larmes furent sa seule nourriture
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Néanmoins Orphée demeura sept jours entiers sur le rivage de l'Acheron, et ses douleurs, et ses larmes furent sa seule nourriture
Il demeura là sept jours sans gouster des dons de Ceres, son dueil, sa douleur, et ses larmes furent la seule nourriture qu'il prit
Néanmoins Orphée demeura sept jours entiers sur le rivage de l'Acheron, et ses douleurs, et ses larmes furent sa seule nourriture
Il demeura cependant sept jours sans manger sur ce rivage; ses douleurs, le trouble de son ame, et ses larmes furent ses seuls aliments
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
En même tems une d'entr'elles furieuse et échevelée, voilà, -il, voilà, celui qui nous dédaigne
Le voilà celui qui nous dédaigne
Mais afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en presenta de nouvelles
L'une lui jette des motes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient d'arracher; quelques-unes lui lancent des pierres; et afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en fournit
Mais afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en presenta de nouvelles
Les armes ne manquent point à leur rage, le hasard leur en fournit
Mais afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en presenta de nouvelles
Les armes ne manqueront pas à leur fureur
Les arbres quitterent leurs feüilles de regret, ou plutôt leurs feüilles se convertirent en autant de larmes
Les arbres quitterent leurs feuilles en signe de deuil
Veritablement il s'y trouva; mais il n'y dit point les paroles qu'il a de coûtume de prononcer dans les mariages heureux, il n'y montra pas un visage riant, et n'y porta point de bons presages
Il s'y rendit à la verité, mais ce ne fut pas avec un visage esclairé d'allegresse, il n'y prononça point les solemnelles paroles qu'il a accoustumé de dire à telles festes, et ne fist point voir de presage qui promist un heureux succés du mariageauquel il assistoit
Quand Eurydice aura donc vêcu le tems qu'elle devoit vivre, elle sera encore à vous, vous ne la perdrez pas pour me la rendre, je ne veux pas vous ôter ce bien, je n'en demande que l'usage
Quand ma femme aura accompli sur terre le cours de ses anselle sera encore à vous, vous ne la sçaurez perdre pour la laisser vivre davantage, ne me refusez donc point la faveur que je vous demande, permettez qu'elle jouysse de ses delicieux embrassemens
En même temps ils firent appeller Eurydice qui se promenoit avec les ombres nouvellement descenduës aux Enfers, boitant du pied dont elle avoit été morduë; et la rendirent à Orphée, à condition qu'il ne se retourneroit point pour la voir qu'il ne fût sorti des Enfers, et qu'autrement la faveur qu'il lui faisoit, seroit vaine, et sans effet
Ils appellerent Euridice, qui se pourmenoit en clochant d'un pied, parmi les ombres nouvellement descenduës là bas, et la rendirent à son mari, à telle condition, qu'il ne se retourneroit point pour la voir, jusqu'à ce qu'il fust hors des antres obscurs des Enfers, ou qu'autrement elle demeureroit encore
En même temps ils firent appeller Eurydice qui se promenoit avec les ombres nouvellement descenduës aux Enfers, boitant du pied dont elle avoit été morduë; et la rendirent à Orphée, à condition qu'il ne se retourneroit point pour la voir qu'il ne fût sorti des Enfers, et qu'autrement la faveur qu'il lui faisoit, seroit vaine, et sans effet
Elle fut renduë à Orphée à condition qu'il ne se retourneroit point pour la regarder, jusqu'à ce qu'il fût sorti des Enfers, et que sans cela on revoqueroit la grace qu'on lui faisoit
On y vit venir de grands Chênes, et des forêts de Peupliers, des Cormiers et des Tilleuls, des Hestres et des Lauriers, des Coudriers et des Frênes, des Sapins et des Yeuses, des Planes, des Érables, des Saules, l'Arbre qu'on appelle Lotos, le Buis qui est toûjours verd, des Bruyeres, des Myrthes et des Figuiers
Il y eut des chesnes qui y furent portez pas les forces charmeresses de sa voix, des peupliers, des Cormiers, des tilleuls des hestres, des Lauriers, des Coudriers, des Fresnes, des Sapins, des Planes, des Érables, des saulx, des arbres esquels la Nimphe Lotosfut muëe des bouys qui conservent tousjours leurs branches verdoyantes, des Bruieres des Meurtes, des oliviers, des Figuiers avec leur fruit violet, des branches de lierre, et des seps de vigneautour de quelques ormeaux, des arbres sauvages qui portent la poix, des arbouces, chargez de fruict rouge, des Palmes qui coronnent les vainqueurs, et des Pins que la mere des Dieuxcherit tant, à cause que son Prestre Atysperdit la forme d'hommesous leur escorce
On y vit venir de grands Chênes, et des forêts de Peupliers, des Cormiers et des Tilleuls, des Hestres et des Lauriers, des Coudriers et des Frênes, des Sapins et des Yeuses, des Planes, des Érables, des Saules, l'Arbre qu'on appelle Lotos, le Buis qui est toûjours verd, des Bruyeres, des Myrthes et des Figuiers
On y vit venir de grands chênes, des forêts de peupliers, des cormiers, de tilleuls, des hêtres, des lauriers, des coudriers, des frênes, des sapins, des yeuses, des planes, des erables, des saules, le lotos, le bui toûjours verd, des bruyeres, des myrthes, et des figuiers
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les bois, les bêtes, et les rochers par les charmes de son chant, une troupe de Bacchantes agitées de fureur, et revetuës de peaux sur l'estomach, apperçûrent du sommet d'une montagnecet incomparable Poëte qui chantoit ses vers sur la lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Ainsi que ce divin Poëte de Thracecharmoit par les oreilles les coeurs des bestes sauvages, et attiroit autour de soy les boys et les rochers enchantez de son chant, Les Dames du pays armees depeaux au devant de l'estomac, passerent animees des fureurs de Bacchus, et du hault d'un tertre apperceurent Orphee, qui d'un artifice admirable marioit ses cordes sonnantes, ses vers et sa voix
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Orphée attiroit ainsi par la douceur de son chant, les Animaux, les Arbres et les Rochers, lorsque les Femmes de Thrace couvertes de peaux de bêtes feroces, l'apperçurent sur le Mont Rhodope, qui accordoit sa Lyre au son de sa voix
Comme les oiseaux s'assemblent à l'entour d'un Hibou, quand ils le rencontrent de jour, comme ce nombre de chiensqu'on voit le matin dans l'amphitheatre, se vont jetter sur le Cerf qui en sera bien-tôt la proye; Tout de même les Bacchantes se précipitent sur Orphée, et le frapent avec leurs Thyrses qui n'étoient pas faits pour cét usage
Tout ainsi comme les oyseaux quand ils rencontrent de jour un hybou s'assemblent tout autour de luy pour le becqueter, ou comme l'on void aux spectacles du matinun nombre de chiensdans l'Amphitheatre se jetter sur le cerf qu'on y a amené pour leur servir de proye
Comme les oiseaux s'assemblent à l'entour d'un Hibou, quand ils le rencontrent de jour, comme ce nombre de chiensqu'on voit le matin dans l'amphitheatre, se vont jetter sur le Cerf qui en sera bien-tôt la proye; Tout de même les Bacchantes se précipitent sur Orphée, et le frapent avec leurs Thyrses qui n'étoient pas faits pour cét usage
Elles s'attrouperent autour de lui comme les oiseaux s'assemblent autour d'un hibou quand ils le rencontrent pendant le jour: ou comme les chiens qu'on lâche le matin sur un cerf dans l'amphitheâtre, et qui leur sert bientôt de curée; ainsi ces femmes attaquent Orphée de tous côtez, et le frappent avec leurs thyrses qui n'étoient pas faits pour cet usage
L'une lui jette des mottes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient de rompre, et la plus-part lui font la guerre avec des pierres
L'une lui jette des motes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient d'arracher; quelques-unes lui lancent des pierres; et afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en fournit
L'une lui jette des mottes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient de rompre, et la plus-part lui font la guerre avec des pierres
De mesme elles s'assemblent autour de ce docte Poëte, le chargent avec leurs bastons enveloppez de fueilles de vigne, les unes luy jettent des mottes de terre les autres descailloux les autres desbranches d'arbresqu'elles rompent
L'une lui jette des mottes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient de rompre, et la plus-part lui font la guerre avec des pierres
Les unes brandissent des mottes de terre les autres desbranches arrachées aux arbres d'autres des pierres
Il y demeura trois ans, sans vouloir entendre parler de femmes, soit que son premier mariage lui eût été trop mal-heureux, sois qu'il eût promis à Eurydice de n'avoir jamais d'amour
Là trois années s'écoulerent sans qu'il eût voulu entendre parler d'aucune Femme, et quoiqu'il eût inspiré de tendres sentimens à un grand nombre de belles Nymphes, il n'eut pour elles que du mépris; soit que le malheur qui lui étoit arrivé lui eût donné cette indifference, soit qu'il eût promis à Eurydice une fidelité éternelle
Il y demeura trois ans, sans vouloir entendre parler de femmes, soit que son premier mariage lui eût été trop mal-heureux, sois qu'il eût promis à Eurydice de n'avoir jamais d'amour
Orphée passa trois ans sans vouloir entendre parler de femmes; soit à cause du malheur de son premier mariage, ou qu'il eût promis à Euridice une éternelle fidélité
On y vit venir aussi le Lierre, et des Ormeaux entre-laissez de seps de vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, dont on fait le prix des vainqueurs, et le Pin qui porte ses branches retroussées depuis le piedjusqu'à la tête, et qui est cheri de Cybele
On y vit venir le lierre et des ormeaux entrelassez de ceps de vignes; l'arboisier chargé d'un fruit rouge, le palmier dont on fait les couronnes des Vainqueurs, le pin dont la tête est toûjours herissée; cet arbre cheri de la mere des Dieuxdepuis qu'Atis Prêtre de Cybelle, eut été privé de la figure humaine, et changé en cet arbre
On y vit venir aussi le Lierre, et des Ormeaux entre-laissez de seps de vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, dont on fait le prix des vainqueurs, et le Pin qui porte ses branches retroussées depuis le piedjusqu'à la tête, et qui est cheri de Cybele
On y vit paroître aussi le Lierre et les Ormeaux entrelassez de Seps de Vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, le Palmier dont on couronne les vainqueurs et le Pin dont la tête touffue porte des branches herissées
En même tems les Bacchantes le saisirent de toutes ces choses, et leur fureur les rendoit si fortes, qu'elles arracherent mêmes les cornes des boeufs, et avec ces nouvelles armes elles coururent sur Orphée pour achever de le perdre
Les Bacchantes s'en saisirent, arracherent même les Cornes de Boeufs, et vinrent fondre sur Orphée avec de nouvelles armes
En même tems les Bacchantes le saisirent de toutes ces choses, et leur fureur les rendoit si fortes, qu'elles arracherent mêmes les cornes des boeufs, et avec ces nouvelles armes elles coururent sur Orphée pour achever de le perdre
Les Bacchantes s'en saisirent; elles arracherent même les cornes des boeufs, et se jetterent armées de la sorte sur Orphée qui leur tendoit les mains pour les toucher
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Je vous conjure par ces lieux remplis d'horreur, par ce cahos effroyable, par le silence affreux qui regne dans tout ce vaste empire, de rendre la vie à Eurydice qui en a été privée avant le tems
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Je vous en prie, au nom de ce lieu plein d'épouvante, au nom de ce vaste chaos, au nom de ce royaume du silence, faites qu'Eurydice me soit rendue et qu'elle achève sur la terre sa vie jusqu' au bout
Car comme la nouvelle mariée couroit sur l'herbe avec une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpent, qui l'avoit morduë au talon
L'évenement fût encore plus funeste que l'augure, car la nouvelle mariée se promenant sur une Pelouse avec une troupe de jeunes Nympheselle tomba morte à terre de la piqueure d'un serpentqui l'avoit morduë au talon
Car comme la nouvelle mariée couroit sur l'herbe avec une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpent, qui l'avoit morduë au talon
Tandis que la nouvelle épouse fuit, entourée des Naïades, ses compagnes, elle tombe sur le gazon et meurt, blessée au talon par la morsure d'un serpent
Car comme la nouvelle mariée couroit sur l'herbe avec une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpent, qui l'avoit morduë au talon
Le succés fut encore plus malheureux que le presage; car comme la nouvelle mariée se promenoit sur l'herbe au milieu d'une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpentqui lui piqua le talon
Après qu'Orphée se fût long-tems affligé de cette perte, et que par ses pleurs et par ses plaintes, il eut tâche d'émouvoir les Divinitez celestes, enfin voiant que le Ciel ne l'écoutoit point, il implora à son secours les divinitez infernales, et eut assez de hardiesse pour descendre aux Enfers
Aprés qu'Orphée eut pleuré long-tems son épouse, pour attendrir par les plaintes les Divinitez du Ciel, il prit le dessein de descendre aux enfers, pour implorer le secours des Divinitez infernales
Ainsi aiant traversé tout cét Empire, qui n'est peuplé que de fantômes, il se rendit devant le trône de Plutonet de Proserpine, à qui sa voix et sa Lyre firent entendre ces plaintes
Il traversa ce vaste empire qui n'est peuplé que d'ombres et de phantômes, et s'étant presenté devant le trône de Plutonet de Proserpine, il leur parla en ces termes
Ô puissantes Divinitez de ce grand et vaste monde, qui s'étend par dessous la terre, et où descendent tous ceux qui naissent pour être éternellement assujettis à vôtre Empire, si vous me permettre de parler, et de vous dire des choses vrayes, je ne suis point venu en ces lieux par une vaine curiosité, où par une ambition temeraire
Puissantes Divinitez du monde souterain, où tous les hommes sont obligez de descendre, si vous me permettez de parler, et de vous dire la verité: ce n'est point la curiosité qui m'amene en vôtre Royaume; ce n'est point pour me vanter d'avoir enchaîné Cerbere, et triomphé de ce monstre à trois têtes
Eurydice qui fut ma femme, et qu'un serpent a fait mourir par une picqueure venimeuse est le sujet de mon voiage
Mon épouse qu'un serpent a fait mourir dans la fleur de son âge, est le motif de mon voyage
Que si les destins ne veulent point faire grace à Eurydice, je suis resolu de ne point retourner au monde; et si vous la voulez retenir, vous nous retiendrez tous deux ensemble
Je ne vous demande pour toute grace pour elle, que la permission de vivre; si les destins me la refusent, je ne veux plus retourner au monde; -nous mourir
Cependant Eurydice qui mourut alors pour la seconde fois par la faute de son mari, ne s'en plaignit point en mourant; et dequoi -elle pû se plaindre si ce n'étoit d'être trop aimée
Mourant pour la seconde fois elle ne se plaignit point de son époux; car de quoi -elle pû se plaindre, sinon qu'il l'avoit trop aimée
Elle lui dit seulement le dernier adieu d'une voix foible, et qu'il ne pût presque entendre, et retomba dans le gouffre, d'où il venoit de la retirer
Elle lui dit le dernier adieu d'une voix foible, et qu'il ne put entendre qu'avec peine
Le mal-heureux Orphée se desespere, il fait de nouveaux efforts pour passer dans les Enfers; mais Charon peut-être honteux d'avoir été gagné par la voix d'un homme, ne voulut plus entendre, et lui refusa le passage
Le malheureux Orphée entraîné par son desespoir, fit de nouveaux efforts pour repasser dans les Enfers, mais Caron fut inflexible et le repoussa toûjours
On dit que depuis il apprit aux peuples de Thraceà quitter les femmes pour les garçons, et qu'il fut le premier autheur d'une amour si detestable
On dit qu'il apprit aux peuples de Thraceà quitter les femmes pour les garçons, et qu'il donna le premier l'exemple d'un amour si détestable
Et en prononçant cette parole, elle lui porta sur le visage un coup de la piquequ'elle tenoit, mais comme elle étoit couverte de feuilles, elle ne fit qu'une marque sans blessure
Voilà, -elle, cet homme qui méprise nôtre sexe; en prononçant ces paroles, elle lui donna dans le visage un coup de la piquequ'elle avoit à la main; mais comme elle étoit entourée de feüilles, elle le marqua seulement sans le blesser
Et en prononçant cette parole, elle lui porta sur le visage un coup de la piquequ'elle tenoit, mais comme elle étoit couverte de feuilles, elle ne fit qu'une marque sans blessure
Et alors elle, lui donne un coup de sa javeline au visage; mais comme le fer étoit entortillé de feüilles, il n'y fit qu'une legere marque sans nulle blessure
Une autre prit aussi-tôt une pierre, et la fit servir de trait; mais bien qu'elle l'eut jettée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon de la furieuse entrepriseà quoi on la faisoit servir
Une autre lui jetta une pierre qui s'arrêta quelque temps en l'air par la voix charmante d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon d'avoir osé attenter sur sa personne
Une autre prit aussi-tôt une pierre, et la fit servir de trait; mais bien qu'elle l'eut jettée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon de la furieuse entrepriseà quoi on la faisoit servir
Une autre femme prit une pierre et s'en servit comme d'un trait; mais quoi qu'elle l'eût poussée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds comme pour lui demander pardon de l'emportement de ces Femmesqui ne garderent plus de mesures, et se laisserent transporter par leur rage; on les eût prises pour des furies
Il ne faut pourtant point douter que sa voix n'eût eu la force de charmer toutes les armes donc on se servoit contre lui, si ce grand bruit que faisoient ces femmes avec leurs bassins et leurs flûtes, si le battement de leurs mains, et si leurs hurlemens épouvantables n'eussent étouffé le son de sa Lyre, et ne l'eussent renduë sans effet
Cependant la voix d'Orphéeauroit charmé toutes les armes dont elles se servoient contre lui, si le grand bruit qu'elles faisoient avec leurs bassins et leurs cornets, si leurs battemens de mainset leurs hurlemens d'eussent étouffé le son de sa lyre
Ainsi les pierres qui auroient respecté Orphée, commencerent à le toucher et à rougir de son sang
Les pierres commencerent à être teintes de son sang
Premierement ces furieuses femmes écarterent les oiseaux et les serpens, et ces grandes troupes de bêtesqui étoient à l'entour de lui, et en fuite elles porteront leurs mains sanglantes sur le mal-heureux Orphée
Ces furieuses Bacchantes écarterent d'abord un nombre infini d'oiseaux, de serpens, de bêtes qui entouroient Orphée, sur lequel elles porterent leurs mains sanglantes
Il y avoit proche de là des païsans qui labouroient, les uns avec des boeufs, et les autres à la bêche; mais aussi-tôt qu'ils apperçurent ces furieuses, ils quitterent leur travail, et les instrumens de leur travail; et la crainte qui les obligea de füir, leur fit laisser dans les chams leurs charruës, leurs herses, leurs bêches, et tout ce qui servoit à leur ouvrage
Il y avoit prés de là deux païsans qui labouroient, les uns avec la charruë les autres avecla bêche, ils prirent tous la fuite ayant apperçû ces furieuses, et abandonnerent leur travail, laissant pas la campagne leurs charruës, leurs bêches, leurs herses, et tous les autres instrumens dont ils se servoient
Ces sacrileges le tüerent, et son ame sortit par la bouche, qui avoit animé des rochers, qui avoit charmé les bêtes, qui avoit donné du sentiment à ce qu'il y a de plus insensible
Ce fut la premiere fois que ses paroles ne firent pour leur effet: ces sacrileges lui arracherent la vie; son ame qui avoit fait mouvoir les rochers charmé les bêtes farouches, et donné du sentiment aux choses les plus insensiblessortit par sa bouche
Ainsi sa tête et sa Lyre furent portées jusques dans la mer, et les flots et les vents les pousserent fur les rivages de Lesbos
Sa tête et sa lyre furent transportées jusque dans la mer: les flots et les vents les pousserent jusque sur les rivages de Lesbos
Il y avoit là un serpent qui voiant la tête d'Orphée, s'en approcha aussi-tôt, et vint lui lécher les cheveux; mais comme il lui alloit ronger le visage, Apollon l'en empêcha, endurcit sa gueule ouverte, et devant qu'il la pût fermer, il le convertit en rocher
Il y avoit là un serpent qui voyant la tête d'Orphées'approcha pour lui lecher les cheveux, et pour lui ronger le visage; mais Apollon l'en empêcha, et le changea en rocher tandis qu'il avoit la gueule ouverte auparavant qu'il pût la fermer
Cependant l'ombre d'Orphéedevala dans les Enfers, où il reconnut tous les lieux qu'il avoit veus auparavant; Il y chercha Eurydice qu'il rencontra dans les Élysées, et alors il l'embrassa sans appréhension de la perdre
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
Cependant l'ombre d'Orphéedevala dans les Enfers, où il reconnut tous les lieux qu'il avoit veus auparavant; Il y chercha Eurydice qu'il rencontra dans les Élysées, et alors il l'embrassa sans appréhension de la perdre
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
Cependant l'ombre d'Orphéedevala dans les Enfers, où il reconnut tous les lieux qu'il avoit veus auparavant; Il y chercha Eurydice qu'il rencontra dans les Élysées, et alors il l'embrassa sans appréhension de la perdre
Cependant l'ombre d'Orphéeétoit allé aux Enfers, et il reconnut tous ces lieux où il étoit déjà descendu
Ainsi ils se promenent ensemble dans ce sejour des ames heureuses, et enfin Orphée satisfait regarde sa chere Eurydice impunément et sans crainte
Il l'embrassa avec empressement; ils se promenent ensemble dans ce séjour des ames fortunées
Les oiseaux touchez de douleur, te pleurerent, malheureux Orphée; les troupes des bêtes sauvages, les rochers et les forêts, que la douceur de ta voixavoit si souvent attirées, trouverent des pleurs pour en donner à ta mort
Les oiseaux accablez de douleur, les bêtes sauvages, les rochers et les forêts qui t'avoient suivi très souvent au son de ta lyre, te pleurerent, malheureux Orphée
Les oiseaux touchez de douleur, te pleurerent, malheureux Orphée; les troupes des bêtes sauvages, les rochers et les forêts, que la douceur de ta voixavoit si souvent attirées, trouverent des pleurs pour en donner à ta mort
Orphée, les oiseaux en deuil, les animaux, les rochers insensibles, les forêts si souvent attirées par ta voix, tout pleura ta perte
De là Hymen le Dieu des noces vétu d'une robe de jaune-doré, s'éleva en l'air pour aller en Thrace, où l'appelloit la voix d'Orphéepour assister à son mariage
Le Dieu des nopces vétu de jaunes'envola d'Égypte en Thrace où la voix d'Orphéel'appelloit
La torche même qu'il tenoit, étoit fait d'une cire qui se fondoit comme en larmes; elle ne faisoit que petiller, et au lieu d'une belle flamme, elle ne jettoit que de la fumée
La torche même qu'il tenoit en main, étoit d'une cire qui fondoit en larmes; elle petilloit en brulant, et quoi qu'il la sécouât, elle ne rendoit qu'une fumée épaisse
Ce Dieu est assez connu sur la terre, je croi même qu'on le connoît dans les Enfers
Ce Dieu est assés connu sur la terre, je ne sçay s'il l'est ici, je crois neanmoins qu'on l'y connoit
Orphée ne demeura pas moins étonné de cette seconde mort de sa femme, que ce mal-heureux Berger qui vit Cerbere chargé de chaînes, et que l'étonnement ne quitta oint, que la nature ne l'eût quitté; son corps s'étant changé en rocher
Il ne fut par moins sais d'étonnement à cette seconde mort, que l'infortuné Olene quand il vit Cerbere chargé de chaîneset qu'il fut changé en rocher
De là Hyménée voilé d'un manteau couleur de safran, s'éloigne à travers l'air immense, et il se dirige vers les rivages des Ciconiens, et il est appelé en vain par la voix d'Orphée
De là Hyménée vêtu d'une robe couleur de safran, s'éloigne à travers les plaines immenses del'air, et se dirige vers les rivages des Ciconiens où l'appelle en vain la voix d'Orphée
Il fut présent à la vérité, mais il n'apporta ni paroles solennelles, ni visages joyeux, ni présage heureux
Le dieu parut, il est vrai, mais il n'apporta ni paroles sacrées, ni visage souriant, ni fortunés présages
Il fut présent à la vérité, mais il n'apporta ni paroles solennelles, ni visages joyeux, ni présage heureux
Il vient, il est vrai, mais sans proférer les paroles solennelles, sans apporter un front joyeux, ni d'heureux présages
Il fut présent à la vérité, mais il n'apporta ni paroles solennelles, ni visages joyeux, ni présage heureux
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne profère point les mots sacrés; il ne porte ni visage serein, ni présages heureux
L'issue fut plus funeste que l'augure: car tandis que la nouvelle mariée se promène à travers les herbes accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, la dent d'un serpentayant été reçue( ayant pénétré) dans son talon
Un jour que la nouvelle épouse se promenait dans les prairies accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, mordue au talon par un serpent
L'issue fut plus funeste que l'augure: car tandis que la nouvelle mariée se promène à travers les herbes accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, la dent d'un serpentayant été reçue( ayant pénétré) dans son talon
L'évenement fût encore plus funeste que l'augure, car la nouvelle mariée se promenant sur une Pelouse avec une troupe de jeunes Nympheselle tomba morte à terre de la piqueure d'un serpentqui l'avoit morduë au talon
Laquelle après que le chantre du Rhodopeeut pleurée suffisamment vers les airs supérieurs, afin qu'il tentât aussi les ombres, il osa descendre ver le Styx par la porte du Ténare, et il alla trouver à travers les peuples légers, et les fantômes s'étant acquittés des sépultures, proserpine, et le maître des ombresoccupant des royaumes désagréables; et ses cordes étant frappées selon( en accord avec) ses chants il dit ainsi
Quand le chantre du Rhodopel'eut assez pleurée à la face du ciel résolude tout affronter, même les ombres, il osa descendre vers le Styx par la porte du Ténare, à travers ces peuples légers, fantômes honorés des tributs funèbres; il aborda Perséphone et le maître de ces demeures désolées, le souverain des mânes
Ô divinités du monde placé sous terre, dans lequel nous retombons, tout ce( nous tous) qui sommes créées de mortel, si il est loisible, et si vous me permettez de dire des choses vraies, les détours d'une bouche trompeuseétant déposés, je ne suis point descendu ici, pour que je visse le sombre Tartare, ni pour que j'enchaînasse les trois gosiers du monstre issu de Méduse gosiers hérissés de serpents: mon épouse est cause demon voyage, dans laquelle épouse une vipère foulée a répandu son venin, et lui a enlevé les années croissantes
« Ô puissances divines du monde placé sous la terre, où tous nous retombons, mortelles créatures que nous sommes; si je puis négliger les détours d'un discours hypocrite, si vous me permettre de parler vrai, je ne suis pas descendu ici pour visiter l'obscur Tartare ni pour enchaîner le monstre de la race de Méduse, avec sa triple gorge hérissée de serpents; la raison de ma venue, c'est ma femme: elle a mis le pied sur une vipère qui lui a insufflé son venin, la privant de sa jeunesse
Ô divinités du monde placé sous terre, dans lequel nous retombons, tout ce( nous tous) qui sommes créées de mortel, si il est loisible, et si vous me permettez de dire des choses vraies, les détours d'une bouche trompeuseétant déposés, je ne suis point descendu ici, pour que je visse le sombre Tartare, ni pour que j'enchaînasse les trois gosiers du monstre issu de Méduse gosiers hérissés de serpents: mon épouse est cause demon voyage, dans laquelle épouse une vipère foulée a répandu son venin, et lui a enlevé les années croissantes
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
J'ai voulu pouvoir supporter, et je ne nierai pas moi l'avoir tenté: l'amour a vaincu
J'ai cru pouvoir supporter ce deuil, j'ai essayé, je ne le nierai pas, mais l'Amour l'a emporté
J'ai voulu pouvoir supporter, et je ne nierai pas moi l'avoir tenté: l'amour a vaincu
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
par ces lieux d'épouvante, par cet immense Chaos et ce vaste royaume du silence, je vous en prie, tissez un nouveau destin à Eurydice, qui connut une fin prématurée
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Toutes choses nous sommes dues à vous; et nous étant arrêtés un peu nous nous hâtons plus tard ou plus tôt vers une seule demeure: tous nous nous dirigeons ici; cette maison est la dernière, et vous vous occupez les royaumes les plus étendus du genre humain
Tout doit vous revenir, et même si nous nous attardons un peu, plus tard ou plus tôt, nous nous hâtons vers cet unique séjour
Qui se les destins refusent cette faveur pour mon épouse, il est décidé pour moi de ne pas vouloir retourner: réjouissez -vous de la mort de deux victimes
Si les destins refusent cette faveur à mon épouse, je ne veux pas, c'est certain, m'en retourner; jouissez de notre mort
Les ombres privés de sangpleuraient sur lui disant de tels chants, et touchant ses cordes selon les paroles; ni Tantale ne chercha à prendre l'onde qui se retire et la roue d'Ixion resta immobile; ni les oiseaux ne déchirèrent la doie; et les filles de Bélusne s'occupèrent plus de leurs urnes, et tu t'assis, Sisyphe, sur ton rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Les ombres privés de sangpleuraient sur lui disant de tels chants, et touchant ses cordes selon les paroles; ni Tantale ne chercha à prendre l'onde qui se retire et la roue d'Ixion resta immobile; ni les oiseaux ne déchirèrent la doie; et les filles de Bélusne s'occupèrent plus de leurs urnes, et tu t'assis, Sisyphe, sur ton rocher
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Celle -ci était parmi les ombres nouvelles, et elle s'avança d'un pas lent par suite de sa blessure
Eurydice était là parmi les ombres nouvelles, et d'un pas ralenti par sa blessure, elle s'avance
Celle -ci était parmi les ombres nouvelles, et elle s'avança d'un pas lent par suite de sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Celle -ci était parmi les ombres nouvelles, et elle s'avança d'un pas lent par suite de sa blessure
Elle s'avance d'un pas lent retardé par sa blessure
Un sentier en pente ardu obscur épais par un brouillard opaque, est pris( suivi) à travers de mornes silences
Dans un silence total, ils s'engagent sur un sentier en pente abrupt obscur plongé dans un brouillard dense et opaque
Et déjà mourant pour la seconde fois, elle se plaignit en quoi que ce soit de son époux: de quoi en effet se -elle sinon soi avoir été aimée
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
Et elle dit pour la dernière fois un adieu, tel que celui -ci pût le recevoir à peine de ses oreilles; et elle fut replongée de nouveau au même lieu
Elle lui adresse un dernier adieu qui parvient à peine à ses oreilles, et elle est de nouveau replongée dans le même gouffre
Le nocher avait repoussé lui priant, et voulant en vain traverser de nouveau
Il prie; il veut en vain repasser l'Achéron
Il( Orphée) resta assis cependant sur la rive durant sept jours sale, sans don de Cérès
Cependant il reste assis sept jours sur la rive, sans prendre soin de sa personne, sans toucher aux présents de Cérès
Il( Orphée) resta assis cependant sur la rive durant sept jours sale, sans don de Cérès
Malgré ses prières et son vain désir de faire une seconde traversée, orphée fut écarté par le nocher des enfers; alors, sept jours durant, il resta assis sur la rive négligé, sans recourir aux dons de Cérès
Le souci, et la douleur de son coeur, et ses larmes furent ses aliments
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin, il se réfugie au haut du Rhodope, de l'Hémus que battent les Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Une colline était, et sur la colline la surface très unie d'un plateau, laquelle les herbes du gazon rendaient verte
Il y avait une colline sur laquelle s'étendait un plateau uni tapissé d'un gazon verdoyant
Ni l'arbre de Chaoniene manqua, ni la forêt des Héliades, ni le chêne de( aux) feuilles élevées, ni les tendres tilleuls, ni le hêtre, et le chaste laurier, et les fragiles coudriers, et le frêne bon pour les javelots, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée par les glands, et le platane fait pour le plaisir, et l'érable inégal par ses couleurs; et en même temps les saules croissant près des fleuves, et le lotus aquatique, et le buis perpétuellement vert, et les minces tamaris et le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym d'un bleu foncé par ses baies
Aussitôt que le poète né des dieux s'y fut assis et eut touché les cordes de sa lyre, l'ombre survint: l'arbre de Chaonieétait là, et le bois des Héliades, et le chêne vert aux hautes frondaisons, et les tendres tilleuls, et le hêtre, et le laurier toujours vierge, et les frêles coudriers, et le frêne dont on fait les lances, et le sapin lisse, et la yeuse qui ploie sous ses glands, et le platane des jours de fête, et l'érable aux tons contrastés, et les saules poussant près des rivières, et le lotus aquatique, et le buis toujours vert, et les graciles tamaris, et le myrte bicolore, et le laurier-tin aux baies foncées
Ni l'arbre de Chaoniene manqua, ni la forêt des Héliades, ni le chêne de( aux) feuilles élevées, ni les tendres tilleuls, ni le hêtre, et le chaste laurier, et les fragiles coudriers, et le frêne bon pour les javelots, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée par les glands, et le platane fait pour le plaisir, et l'érable inégal par ses couleurs; et en même temps les saules croissant près des fleuves, et le lotus aquatique, et le buis perpétuellement vert, et les minces tamaris et le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym d'un bleu foncé par ses baies
On vit paraître en même temps le coudrier fragile et le frêne guerrier, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée sous le poids de ses glands, et le platane ami de la joie, et l'érable aux nuances variées, et le saule des fleuves, et le lotus des eaux, et le buis toujours vert, et les bruyères timides, et les myrtes à deux couleurs, et le tinus aux baies d'azur
Ni l'arbre de Chaoniene manqua, ni la forêt des Héliades, ni le chêne de( aux) feuilles élevées, ni les tendres tilleuls, ni le hêtre, et le chaste laurier, et les fragiles coudriers, et le frêne bon pour les javelots, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée par les glands, et le platane fait pour le plaisir, et l'érable inégal par ses couleurs; et en même temps les saules croissant près des fleuves, et le lotus aquatique, et le buis perpétuellement vert, et les minces tamaris et le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym d'un bleu foncé par ses baies
On y voit soudain l'arbre de Chaonie, le peuplier, le chêne au feuillage élevé, le tendre tilleul, le hêtre, le chaste laurier, le frêle coudrier, le frêne propre à façonner des javelots, le sapin sans noeud, l'yeuse qui plie sous les glands, le platane cher aux buveurs, l'étable à l'écorce tachetée; puis les saules qui croissent sur les bords des fleuves, le lotus qui se plaît dans l'eau, le buis toujours vert, le grêle tamaris, le myrte de deux couleurset le laurier thym aux baies foncées
Vous aussi vous vîntes, lierres aux pieds flexibles, et vous en même temps vignes chargées de pampres, et ormes revêtus de vignes, et ornes, et faux sapins, et arbousier chargé d'un fruit rouge, et palmes flexibles, récompenses de vainqueur, et pin retroussé quant à la chevelure, et hérissé par le sommet
Vous aussi, vous êtes venus, lierres flexibles et rampants, avec les pampres de vignes, et les ormeaux mariés aux vignes, les ornes et les épicéas et l'arbousier chargé de fruits rouges, et les souples palmiers, récompenses du vainqueur, et le pin ceinturé de feuilles, avec sa cime hérissée, cher à la mère des dieux, puisque Attis, aimé de Cybèle, à cette foule se joignit le cyprès, évoquant les bornes du cirque
Vous aussi vous vîntes, lierres aux pieds flexibles, et vous en même temps vignes chargées de pampres, et ormes revêtus de vignes, et ornes, et faux sapins, et arbousier chargé d'un fruit rouge, et palmes flexibles, récompenses de vainqueur, et pin retroussé quant à la chevelure, et hérissé par le sommet
Vous vîntes aussi, lierres aux pieds flexibles, vignes chargées de pampres, ormeaux revêtus de vignes, ornes, sapins, arbousiers courbés sous vos fruits rouges souples palmes, prix de la victoire, pin au feuillage élevé, au sommet hérissé
Le chantre avait attiré une telle forêt, et il était assis au milieu dans une réunion de bêtes fauveset dans une troupe d'oiseaux
Telle était la forêt qu'avait attirée la lyre du chantre divin; pour lui, il était assis au milieu d'un cercle de bêtes sauvageset d'oiseaux
Pendant que le chantre de Thraceattire par un tel chant les forêts et les esprits des bêtes sauvageset les rochers qui le suivent, voici que les brus des Ciconiens couvertes de peaux de bêtes sauvagesquant à leurs poitrines en délire, aperçoivent du sommet d'une éminence orphéeunissant les chants aux cordes frappées
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Pendant que le chantre de Thraceattire par un tel chant les forêts et les esprits des bêtes sauvageset les rochers qui le suivent, voici que les brus des Ciconiens couvertes de peaux de bêtes sauvagesquant à leurs poitrines en délire, aperçoivent du sommet d'une éminence orphéeunissant les chants aux cordes frappées
Tandis que le chantre de Thraceavec ce genre de récitsentraîne à sa suite forêts, bêtes sauvages et rochers, voilà que les femmes des Cicones, en proie au délire, la poitrine couverte de peaux de bêtes, aperçoivent du haut d'un tertre orphéeaccompagnant ses chants des accords de sa lyre
Et déjà portées à la mer, elles abandonnent le fleuve national, et elles s'emparent du rivage de Lesbos Méthymnéenne
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Là un farouche serpent attaque cette tête déposée sur des sables étrangers, et il lèche ces cheveux humectés d'une roséequi dégoutte, et il ouvre la gueule pour déchirer ce visage( cette bouche) qui chante des hymnes
Là, un serpent s'apprête à dévorer cette tête abandonnée sur un sable étranger: il lèche ses cheveux encore dégouttants de l'onde amère, et, la gueule ouverte, il va déchirer cette bouche harmonieuse
Là un farouche serpent attaque cette tête déposée sur des sables étrangers, et il lèche ces cheveux humectés d'une roséequi dégoutte, et il ouvre la gueule pour déchirer ce visage( cette bouche) qui chante des hymnes
Là un cruel serpent se jette sur cette tête qu'a recueillie une plage étrangère: il lèche ses cheveux qui dégouttent d'onde salée, et ouvre la gueule pour déchirer cette bouche qui célébrait les louanges des dieux
L'ombre d'Orphéeva sous les terres, et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant, et cherchant à travers les champs des mortels pieuxil trouve Eurydice, et il l'embrasse avec ses bras avides
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéeva sous les terres, et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant, et cherchant à travers les champs des mortels pieuxil trouve Eurydice, et il l'embrasse avec ses bras avides
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
Là tantôt tous deux se promènent leurs pas étant joints; tantôt il suit elle le précédant, tantôt allant devant il précède, et Orphée regarde derrière lui maintenant sans danger son Eurydice
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Là tantôt tous deux se promènent leurs pas étant joints; tantôt il suit elle le précédant, tantôt allant devant il précède, et Orphée regarde derrière lui maintenant sans danger son Eurydice
Tantôt tous deux, accordant leurs pas, se promènent en ce lieu; tantôt, il la suit et elle le précède; tantôt il marche le premier, et sans crainte désormais, Orphée se retourne et regarde son Eurydice
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Les membres d'Orphéefurent dispersez en plusieurs endroits
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
J'ai voulu supporter ma douleur oui; je l'ai tenté, je ne saurais le nier
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
J'ai desiré pouvoir supporter cette perte, et je ne nierai point que je l'ai tenté
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
J'ai voulu pouvoir supporter, et je ne nierai pas moi l'avoir tenté: l'amour a vaincu
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
J'ai voulu me résigner; je l'ai essayé, je l'avoue: l'amour a triomphé
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Je vous en conjure par ce Dieu, par ces demeures remplies d'effroi, par l'immense cahos, et le silence de ce lieu ténébreux, rendez -moi mon épouse, ranimez ses jours, renouez -en la trame qu'on a trop tôt coupée
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Il dit, et les cordes de sa lyres'agitent sous ses doigts: à sa voix, les pâles Ombres pleurent, Tantale ne poursuit plus l'onde qui le fuit, la roue d'Ixions'arrête étonnée, les vautours ne déchirent plus les entrailles de Titye, les filles de Bélusdéposent leurs urnes; et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Tandis qu'il chantoit de la sorte en mariant sa voix à sa lyre, les ames sensibles versoient des larmes; Tantale ne pense plus à saisir l'onde fugitive, la roue d'Ixions'arrête, les Vautours quittent pour un moment les entrailles qu'il devorent, les Danaïdes laissent reposer leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Les ombres privés de sangpleuraient sur lui disant de tels chants, et touchant ses cordes selon les paroles; ni Tantale ne chercha à prendre l'onde qui se retire et la roue d'Ixion resta immobile; ni les oiseaux ne déchirèrent la doie; et les filles de Bélusne s'occupèrent plus de leurs urnes, et tu t'assis, Sisyphe, sur ton rocher
Eurydice était là parmi les ombres nouvelles, et d'un pas ralenti par sa blessure, elle s'avance
Celle -ci était parmi les ombres nouvelles, et elle s'avança d'un pas lent par suite de sa blessure
Eurydice était là parmi les ombres nouvelles, et d'un pas ralenti par sa blessure, elle s'avance
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Eurydice était là parmi les ombres nouvelles, et d'un pas ralenti par sa blessure, elle s'avance
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Eurydice mourant une seconde fois, ne se plaignit point de
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Pour avoir de Pluton mal observé les loix, il la tuë, elle meurt une seconde fois; mais cette courte vie aussi-tost étoufée ne l'autorise point à se plaindre d'Orphée
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Mourant pour la seconde fois elle ne se plaignit point de son époux; car de quoi -elle pû se plaindre, sinon qu'il l'avoit trop aimée
Il prie; il veut en vain repasser l'Achéron
Le nocher avait repoussé lui priant, et voulant en vain traverser de nouveau
Il prie; il veut en vain repasser l'Achéron
En vain Orphée voulut repasser le Styx en vain il pria Caron, il en fut toujours repoussé
Enfin, il se réfugie au haut du Rhodope, de l'Hémus que battent les Aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, il se réfugie au haut du Rhodope, de l'Hémus que battent les Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Enfin, il se réfugie au haut du Rhodope, de l'Hémus que battent les Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Une d'elles, les cheveux épars et flottant dans les airs
Une d'elles, secouant sa tête et ses cheveux épars, s'écrie aussi-tôt
Le dieu parut, il est vrai, mais il n'apporta ni paroles sacrées, ni visage souriant, ni fortunés présages
Il fut présent à la vérité, mais il n'apporta ni paroles solennelles, ni visages joyeux, ni présage heureux
Quand le chantre du Rhodopel'eut assez pleurée à la face du ciel résolude tout affronter, même les ombres, il osa descendre vers le Styx par la porte du Ténare, à travers ces peuples légers, fantômes honorés des tributs funèbres; il aborda Perséphone et le maître de ces demeures désolées, le souverain des mânes
Long-temps le chantre du Rhodopela pleura sur la terre; il voulut essayer aussi d'émouvoir les Ombres, et osa descendre jusqu'aux rives du Styx, par la porte du Ténare: à travers les Mânes légers des mortels qui reçurent les honneurs d'un tombeau, il arrive devant Proserpine et le roi qui dicte des lois au ténébreux empire
Quand le chantre du Rhodopel'eut assez pleurée à la face du ciel résolude tout affronter, même les ombres, il osa descendre vers le Styx par la porte du Ténare, à travers ces peuples légers, fantômes honorés des tributs funèbres; il aborda Perséphone et le maître de ces demeures désolées, le souverain des mânes
Laquelle après que le chantre du Rhodopeeut pleurée suffisamment vers les airs supérieurs, afin qu'il tentât aussi les ombres, il osa descendre ver le Styx par la porte du Ténare, et il alla trouver à travers les peuples légers, et les fantômes s'étant acquittés des sépultures, proserpine, et le maître des ombresoccupant des royaumes désagréables; et ses cordes étant frappées selon( en accord avec) ses chants il dit ainsi
On vit paraître en même temps le coudrier fragile et le frêne guerrier, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée sous le poids de ses glands, et le platane ami de la joie, et l'érable aux nuances variées, et le saule des fleuves, et le lotus des eaux, et le buis toujours vert, et les bruyères timides, et les myrtes à deux couleurs, et le tinus aux baies d'azur
Ni l'arbre de Chaoniene manqua, ni la forêt des Héliades, ni le chêne de( aux) feuilles élevées, ni les tendres tilleuls, ni le hêtre, et le chaste laurier, et les fragiles coudriers, et le frêne bon pour les javelots, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée par les glands, et le platane fait pour le plaisir, et l'érable inégal par ses couleurs; et en même temps les saules croissant près des fleuves, et le lotus aquatique, et le buis perpétuellement vert, et les minces tamaris et le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym d'un bleu foncé par ses baies
Là, un serpent s'apprête à dévorer cette tête abandonnée sur un sable étranger: il lèche ses cheveux encore dégouttants de l'onde amère, et, la gueule ouverte, il va déchirer cette bouche harmonieuse
Là un cruel serpent se jette sur cette tête qu'a recueillie une plage étrangère: il lèche ses cheveux qui dégouttent d'onde salée, et ouvre la gueule pour déchirer cette bouche qui célébrait les louanges des dieux
Là, un serpent s'apprête à dévorer cette tête abandonnée sur un sable étranger: il lèche ses cheveux encore dégouttants de l'onde amère, et, la gueule ouverte, il va déchirer cette bouche harmonieuse
Là un farouche serpent attaque cette tête déposée sur des sables étrangers, et il lèche ces cheveux humectés d'une roséequi dégoutte, et il ouvre la gueule pour déchirer ce visage( cette bouche) qui chante des hymnes
Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie! mouillèrent, dit -on, les joues des Euménides
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie! mouillèrent, dit -on, les joues des Euménides
Alors, pour la première fois, des larmes baignèrent, dit -on, les joues des Euménides fléchies par le charme des vers
Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie! mouillèrent, dit -on, les joues des Euménides
Alors les joues des Furiesfurent baignées de larmes pour la premiere fois
Là, tantôt Orphée suit son épouse, tantôt il la précède, et il peut regarder en arrière sans perdre son Eurydice
Tantôt il la suit, tantôt il marche devant; il regarde sa chere Eurydice sans apprehension de la perdre
Là, tantôt Orphée suit son épouse, tantôt il la précède, et il peut regarder en arrière sans perdre son Eurydice
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
L'-il de même ici, je l'ignore: mais ici même je le crois honoré, et si la tradition de cet antique enlèvementn'est pas une fable, vous aussi, l'Amour a formé vos noeuds
Si un antique enlèvement n'est pas une fiction de la renommée, l'Amour vous unit aussi
Il lui tend les bras, il cherche son étreinte, il veut la saisir; elle s'évanouit, et l'infortuné n'embrasse que son ombre
Il lui tend les bras, il veut se jeter dans les siens et l'embrasser
Il lui tend les bras, il cherche son étreinte, il veut la saisir; elle s'évanouit, et l'infortuné n'embrasse que son ombre
Elle lui tend les bras; elle veut se jeter dans les siens; elle tâche de le saisir elle-même: l'infortunée n'embrasse que l'air qui se dissipe
Même, à son exemple, les peuples de la Thraceapprirent à s'égarer dans des amours illégitimes, à cueillir les premières fleurs de l'adolescence, ce court printemps de la vie
Il apprit même aux peuples de la Thrace, à concevoir des feux désavoués par la nature, et à rechercher la fleur de cet âgequi précède la jeunesse, et forme le véritable printemps de la vie
Tandis que, par ses accents, le chantre de Thraceentraîne sur ses pas les forêts, les bêtes féroces et les rochers émus, voici que, du haut d'une colline, les bacchantes furieuses, au sein couvert de sanglantes dépouilles, aperçoivent Orphée qui marie ses chants aux accords de sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis que, par ses accents, le chantre de Thraceentraîne sur ses pas les forêts, les bêtes féroces et les rochers émus, voici que, du haut d'une colline, les bacchantes furieuses, au sein couvert de sanglantes dépouilles, aperçoivent Orphée qui marie ses chants aux accords de sa lyre
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
La fureur des Ménadess'en accroît: elles ne connaissent plus de bornes: l'aveugle Érinnys les possède; les chants divins auraient émoussé tous leurs traits; mais une horrible clameur s'élève, la flûte de Phrygie, les tymbales, le bruit des mains frappées, les hurlements des bacchantesétouffent de leurs sons discordants les sons harmonieux de la lyre: alors seulement les rochers se teignirent du sang du chantredont ils n'entendaient plus la voix
Les traits auraient été émoussés par le chantre de Thrace; mais les cris tumultueux des Bacchantes, le son des flûtes recourbées, le bruit des tambours, les battemens de leurs mainset mille hurlemens affreux, étouffent les sons de la lyre: les rochers alors sont rougis du sang d'Orphée, qui ne saurait plus se faire entendre
Non loin de là des boeufs traçaient avec le soc des sillonsdans la plaine, et de robustes laboureurs confiaient à la terre l'espoir de la moissonet le prix de leurs sueurs
Non loin de là, des boeufs attachés à la charruetraçaient de vastes sillons, et de vigoureux laboureurs, préparant par d'abondantes sueurs la récolte de l'année, ouvraient le sein rebelle de la terre
Non loin de là des boeufs traçaient avec le soc des sillonsdans la plaine, et de robustes laboureurs confiaient à la terre l'espoir de la moissonet le prix de leurs sueurs
Par hasard des boeufstraçaient dans le sol un profond sillon; et non loin de là de robustes paysans, préparant la moisson par de pénibles labeurs, déchiraient le sein rebelle de la terre
À la vue de la troupe furieuse, ils s'enfuient, abandonnant les instruments de leur travail; de tous côtés demeurent dispersés dans les champs et les sarcloirs, et les longs hoyaux, et les râteaux pesants
Ils fuient à la vue des Bacchantes, et abandonnent les instrumens de leurs travaux: sur les champs déserts gisent le sarcloir, les pesans râteaux et la longue houe
À la vue de la troupe furieuse, ils s'enfuient, abandonnant les instruments de leur travail; de tous côtés demeurent dispersés dans les champs et les sarcloirs, et les longs hoyaux, et les râteaux pesants
À l'aspect de cette troupe, ils s'enfuient, et abandonnent les instruments de leur travail
Il leur tendait ses mains suppliantes, et sa voix, pour la première fois impuissante, leur adressait des prières inutiles
Il tendit les mains, et alors sa voix lui fût inutile pour la premiere fois, n'ayant pû toucher les coeurs de ces inhumaines qui le tuerent
Il leur tendait ses mains suppliantes, et sa voix, pour la première fois impuissante, leur adressait des prières inutiles
Il leur tend les mains: pour la première fois ses paroles sont impuissantes; les Bacchantes sacrilèges restent inflexibles et le plongent dans la nuit du trépas
Il leur tendait ses mains suppliantes, et sa voix, pour la première fois impuissante, leur adressait des prières inutiles
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Leurs mains sacrilèges lui donnent la mort, et cette bouche, ô Jupiter! cette bouche dont les accents s'étaient fait entendre des rochers, et avaient ému les monstres des forêts, laisse passer son âme qui s'exhale dans les airs
Ô Jupiter! à travers cette bouche dont les accens furent entendus des rochers, et compris même par la brute, son âme s'échappe dans les airs
La torche même qu'il balance pétille, et ne jette que des flots de cuisante fumée; Hymen l'agite sans pouvoir en ranimer la flamme
La torche même qu'il tient, ne cesse de jeter en pétillant une fumée qui remplit les yeux des larmes, et elle ne peut s'allumer, bien qu'il l'agite
Les cordes de sa lyrefrémissent; il chante
Pourtant le poète chante encore, en faisant résonner les cordes de sa lyre
Voici notre dernière demeure, et vous tenez le genre humain sous votre éternel empire
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Qu'elle vive! c'est la seule faveur que je demande
Je demande simplement qu'elle vive encore
Réjouissez -vous de frapper deux victimes
Réjouissez -vous: vous aurez deux victimes
Il disait, et les frémissements de sa lyrese mêlaient à sa voix, et les pâles ombres pleuraient
Le chant d'Orphéeétait si touchant, le son de sa lyre si beauqu'autour de lui pleuraient les Ombres pâles
Soudain elle est rentraînée dans l'abîme
Puis elle retombe dans l'abîme d'où elle était sortie
Il accuse de cruauté les dieux de l'Érèbe
Il gémit, il accuse de cruauté les divinités infernales
Une autre s'arme d'un caillou qui, lancé dans les airs, est vaincu par les accords de la lyreet des chants, et comme pour implorer le pardon d'une si criminelle audace, vient tomber suppliant aux pieds du poëte
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Puis elles tournent contre le chantre leurs mains criminelles
Puis ces furieuses tournent contre lui leurs mains ensanglantées
Les oiseaux attristés, Orphée, les bêtes féroces, les durs rochers, les forêts, si souvent entraînées par tes chants, te pleurèrent; les arbres dépouillèrent leur feuillage, et on dit que les fleuves s'accrurent de leurs larmes
Orphée, les oiseaux affligés, les bêtes sauvages, les durs rochers, les forêts qui souvent avaient suivi ta voix, te pleurèrent: dépouillés de leur chevelure en signe de deuil, les arbres te pleurèrent aussi; les fleuves même, dit -on, se grossirent des larmes qu'ils versèrent
Les Naïades, les Dryades se couvrirent de voiles funèbres, et laissèrent flotter leurs cheveux en signe de douleur
Vêtues de noir, les naïades et les dryades laissent flotter leurs cheveux épars
Déjà ces tristes débris ont quitté le fleuve, et la mer les dépose sur le rivage de Méthymne
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Elle lui dit le dernier adieu qui fut à peine entendu, et ensuite elle se replongea dans l'abîme des Enfers
Pour dernier adieu, elle lui adresse des paroles qui frappent à peine son oreille, et rentre dans le séjour des Ombres
Elle lui dit le dernier adieu qui fut à peine entendu, et ensuite elle se replongea dans l'abîme des Enfers
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Elle lui dit le dernier adieu qui fut à peine entendu, et ensuite elle se replongea dans l'abîme des Enfers
Elle lui dit le dernier adieu
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Tandis qu'Orphée attiroit les bois, les bêtes, et les rochers par les charmes de son chant, une troupe de Bacchantes agitées de fureur, et revetuës de peaux sur l'estomach, apperçûrent du sommet d'une montagnecet incomparable Poëte qui chantoit ses vers sur la lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les bois, les bêtes, et les rochers par les charmes de son chant, une troupe de Bacchantes agitées de fureur, et revetuës de peaux sur l'estomach, apperçûrent du sommet d'une montagnecet incomparable Poëte qui chantoit ses vers sur la lyre
Pendant qu'Orphée attiroit ainsi par ses chants les forêts, les animaux et les rochers qui le suivoient, une troupe de Bacchantes vêtues depeaux de bêtes farouches, l'apperçoit sur le Mont Rhodope, accompagnant sa voix de la lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les bois, les bêtes, et les rochers par les charmes de son chant, une troupe de Bacchantes agitées de fureur, et revetuës de peaux sur l'estomach, apperçûrent du sommet d'une montagnecet incomparable Poëte qui chantoit ses vers sur la lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Voici cet homme, voilà celui qui a tant de mépris
Voicy, voicy celuy qui a pris de nous blasmer et nous mettre à mespris
Les oiseaux accablez de douleur, les bêtes sauvages, les rochers et les forêts qui t'avoient suivi très souvent au son de ta lyre, te pleurerent, malheureux Orphée
Les oiseaux touchez de douleur, te pleurerent, malheureux Orphée; les troupes des bêtes sauvages, les rochers et les forêts, que la douceur de ta voixavoit si souvent attirées, trouverent des pleurs pour en donner à ta mort
Les oiseaux accablez de douleur, les bêtes sauvages, les rochers et les forêts qui t'avoient suivi très souvent au son de ta lyre, te pleurerent, malheureux Orphée
Toi, Orphée, les oiseaux affligés, la foule des bêtes, les durs rochers, les forêts qui souvent ont suivi ton chant, tous t'ont pleuré
Les oiseaux accablez de douleur, les bêtes sauvages, les rochers et les forêts qui t'avoient suivi très souvent au son de ta lyre, te pleurerent, malheureux Orphée
Orphée, les oiseaux affligés, les animaux farouches, les cailloux, les rochers, les forêts qui t'avoient suivi si longtemps, te pleurerent
Les arbres depoüillez de leurs feuilles en repandirent des pleurs
Les arbres quitterent leurs feuilles en signe de deuil
On dit même que les fleuves grossirent des larmes qu'il verserent à ta mort funeste
On dit que les fleuves grossirent leurs ondes des larmesqu'ils verserent
Orphée monta un jour sur une colline où il y a avoit une plaine couverte d'un vert gazon, sans être ombragée d'aucun arbre
Sur la Montagne où Orphée avoit choisi sa retrait étoit une belle plaine toûjours couverte de Gazon, mais qui n'étoit ombragée par aucun Arbre
Orphée monta un jour sur une colline où il y a avoit une plaine couverte d'un vert gazon, sans être ombragée d'aucun arbre
Orphée pour faire mieux entendre les piteux accens que son dueil eslançoit, monta sur une colline, où il y avoit une belle plaine couverte d'herbe verte, ainsi que d'un tapis qui l'invita à se reposer
Elles porterent ensuite leurs sanglantes mains sur lui, et s'y jetterent en foule comme des oiseaux sur un hibou, quand ils le rencontrent en plein jour, ou comme des chiens sur un cerf qui leur sert de proye le matin dans l'arene d'un amphitheatre
Tout ainsi comme les oyseaux quand ils rencontrent de jour un hybou s'assemblent tout autour de luy pour le becqueter, ou comme l'on void aux spectacles du matinun nombre de chiensdans l'Amphitheatre se jetter sur le cerf qu'on y a amené pour leur servir de proye
Elles porterent ensuite leurs sanglantes mains sur lui, et s'y jetterent en foule comme des oiseaux sur un hibou, quand ils le rencontrent en plein jour, ou comme des chiens sur un cerf qui leur sert de proye le matin dans l'arene d'un amphitheatre
Elles s'attrouperent autour de lui comme les oiseaux s'assemblent autour d'un hibou quand ils le rencontrent pendant le jour: ou comme les chiens qu'on lâche le matin sur un cerf dans l'amphitheâtre, et qui leur sert bientôt de curée; ainsi ces femmes attaquent Orphée de tous côtez, et le frappent avec leurs thyrses qui n'étoient pas faits pour cet usage
Elles porterent ensuite leurs sanglantes mains sur lui, et s'y jetterent en foule comme des oiseaux sur un hibou, quand ils le rencontrent en plein jour, ou comme des chiens sur un cerf qui leur sert de proye le matin dans l'arene d'un amphitheatre
Ensuite, mains ensanglantées, elles se tournent vers Orphée, et se rassemblent comme les oiseaux, qui parfois aperçoivent un oiseau de nuiterrant en plein jour; et comme dans un amphithéâtre des chienss'acharnent sur un cerf condamné à périr le matin dans l'arène, elles fondent sur le poète et jettent sur lui leurs thyrses ornés de verts feuillages, des thyrses non destinés à cet usage
Cependant l'ombre d'Orphéeétoit allé aux Enfers, et il reconnut tous ces lieux où il étoit déjà descendu
L'ombre d'Orpheedescendit lors aux enfers, et y recognut tous les lieux qu'il avoit autrefois visitez
Cependant l'ombre d'Orphéeétoit allé aux Enfers, et il reconnut tous ces lieux où il étoit déjà descendu
Cependant l'ombre d'Orphéedevala dans les Enfers, où il reconnut tous les lieux qu'il avoit veus auparavant; Il y chercha Eurydice qu'il rencontra dans les Élysées, et alors il l'embrassa sans appréhension de la perdre
Cependant l'ombre d'Orphéeétoit allé aux Enfers, et il reconnut tous ces lieux où il étoit déjà descendu
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Je vous conjure par ces lieux remplis d'horreur, par ce cahos effroyable, par le silence affreux qui regne dans tout ce vaste empire, de rendre la vie à Eurydice qui en a été privée avant le tems
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Je vous conjure donc, Grand Dieu, par ces lieux remplis d'horreur, pas ce cahos, par ce triste silence de rendre à mon Épouse une vie que la Parque lui enleva dans le fleur de son âge
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Ainsi la malheureuse Eurydice mourût encore une fois, n'ayant à se plaindre de son mari que d'en avoir été trop aimée
Helas! elle n'auroit eu à se plaindre, que d'avoir été trop aimée
Les chênes, les peupliers, les cormiers, les tilleuls, les hêtres, les lauriers, les coudriers, les frênes et les sapins, les chênes verds et les planes; l'erable, le saule et le lotos, le buis toûjours verdoyant, les myrtes, et les figuiers avec leurs figues violetes vinrent s'y planter eux-mêmes
Dès que ce Divin Chantre s'y fut assis, et qu'il eût commencé à toucher les cordes de sa Lyre, les Arbres d'alentour sensiblesaux doux sons qu'elle rendoit, y vinrent en foule, les Chênes les Corniers, les Tilleuls, les Hêtres, les Lauriers, les Coudriers, les Frênes, les Sapins, les Yeuses, les Planes, les Érables, les Saules, les Lotos, le Bui toûjours verd, les Bruyeres, les Myrthes et les Figuiers
Les chênes, les peupliers, les cormiers, les tilleuls, les hêtres, les lauriers, les coudriers, les frênes et les sapins, les chênes verds et les planes; l'erable, le saule et le lotos, le buis toûjours verdoyant, les myrtes, et les figuiers avec leurs figues violetes vinrent s'y planter eux-mêmes
On y vit venir de grands chênes, des forêts de peupliers, des cormiers, de tilleuls, des hêtres, des lauriers, des coudriers, des frênes, des sapins, des yeuses, des planes, des erables, des saules, le lotos, le bui toûjours verd, des bruyeres, des myrthes, et des figuiers
Le lierre rempant, et l'ormeau tout entrelassé de septs de vignes, l'orme, et l'arbre qui produit la resine, l'arboisier chargé de fruit rouge, et le palmier qui couronne les vainqueurs, allerent aussi vers Orphée
On y vit paroître aussi le Lierre et les Ormeaux entrelassez de Seps de Vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, le Palmier dont on couronne les vainqueurs et le Pin dont la tête touffue porte des branches herissées
L'évenement fût encore plus funeste que l'augure, car la nouvelle mariée se promenant sur une Pelouse avec une troupe de jeunes Nympheselle tomba morte à terre de la piqueure d'un serpentqui l'avoit morduë au talon
L'issue fut plus funeste que l'augure: car tandis que la nouvelle mariée se promène à travers les herbes accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, la dent d'un serpentayant été reçue( ayant pénétré) dans son talon
L'évenement fût encore plus funeste que l'augure, car la nouvelle mariée se promenant sur une Pelouse avec une troupe de jeunes Nympheselle tomba morte à terre de la piqueure d'un serpentqui l'avoit morduë au talon
Car comme la nouvelle mariée couroit sur l'herbe avec une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpent, qui l'avoit morduë au talon
L'évenement fût encore plus funeste que l'augure, car la nouvelle mariée se promenant sur une Pelouse avec une troupe de jeunes Nympheselle tomba morte à terre de la piqueure d'un serpentqui l'avoit morduë au talon
Le succés fut encore plus malheureux que le presage; car comme la nouvelle mariée se promenoit sur l'herbe au milieu d'une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpentqui lui piqua le talon
En vain Orphée addressa ses plaintes aux Divinitez du Ciel, il se tourna vers les Infernales, et même il eût le courage de descendre aux Enfers par la porte de Tenare
Aprés qu'Orphée eut pleuré long-tems son épouse, pour attendrir par les plaintes les Divinitez du Ciel, il prit le dessein de descendre aux enfers, pour implorer le secours des Divinitez infernales
Orphée reçût donc sa femme avec cette condition, qu'il ne regarderoit point derriere lui jusqu'à ce qu'il fût sorti des enfers; sans quoy il perdroit encore Eurydice
Elle fut renduë à Orphée à condition qu'il ne se retourneroit point pour la regarder, jusqu'à ce qu'il fût sorti des Enfers, et que sans cela on revoqueroit la grace qu'on lui faisoit
Ensuite le triste Orphée conjura l'inexorable Caron de le repasser dans les enfers; mais n'ayant pû le flechir il passa sept jours sans manger sur les bords du fleuve infernal
Orphée demeura sept jours entiers sans manger, sur le bord du fleuve infernal
Une autre lui jetta une pierre qui s'arrêta quelque temps en l'air par la voix charmante d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon d'avoir osé attenter sur sa personne
Une autre femme prit une pierre et s'en servit comme d'un trait; mais quoi qu'elle l'eût poussée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds comme pour lui demander pardon de l'emportement de ces Femmesqui ne garderent plus de mesures, et se laisserent transporter par leur rage; on les eût prises pour des furies
Une autre lui jetta une pierre qui s'arrêta quelque temps en l'air par la voix charmante d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon d'avoir osé attenter sur sa personne
Une autre prit aussi-tôt une pierre, et la fit servir de trait; mais bien qu'elle l'eut jettée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon de la furieuse entrepriseà quoi on la faisoit servir
Ce Dieu est assés connu sur la terre, je ne sçay s'il l'est ici, je crois neanmoins qu'on l'y connoit
L'Amour a triomphé; ce dieu est bien connu sur la terre: j'ignore s'il l'est également parmi vous; mais je le crois
Ce Dieu est assés connu sur la terre, je ne sçay s'il l'est ici, je crois neanmoins qu'on l'y connoit
Ce Dieu est assez connu sur la terre, je croi même qu'on le connoît dans les Enfers
Apollon qui se rendit là comme il étoit prêt à mordre, endurcit sa gueule ouverte, et le transforma en rocher, lui laissant la bouche beante
Apollon paraît enfin: il arrête le reptile prêt à mordre; et au moment où il ouvre la bouche, le dieu le change en un dur rocher qui le représente la gueule encore béante
Apollon qui se rendit là comme il étoit prêt à mordre, endurcit sa gueule ouverte, et le transforma en rocher, lui laissant la bouche beante
Finalement Phébus survient et écarte le serpent prêt à mordre et il transforme en pierre sa gueule béante, et ses mâchoires figées se durcissent, telles qu'elles étaient, largement écartées
C'est là que ce Poëte et sa femme se promenent maintenant ensemble; et marchant tantôt aprés elle, et tantôt devant; il se retourne pour la regarder, sans aprehender de la perdre
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
Il tendit les mains, et alors sa voix lui fût inutile pour la premiere fois, n'ayant pû toucher les coeurs de ces inhumaines qui le tuerent
Il tendait les mains et alors pour la première fois, ses paroles restaient sans effet et sa voix ne touchait plus rien ni personne
Il tendit les mains, et alors sa voix lui fût inutile pour la premiere fois, n'ayant pû toucher les coeurs de ces inhumaines qui le tuerent
Il leur tendait ses mains suppliantes, et sa voix, pour la première fois impuissante, leur adressait des prières inutiles
Le Dieu des nopces vétu de jaunes'envola d'Égypte en Thrace où la voix d'Orphéel'appelloit
De là Hymen le Dieu des noces vétu d'une robe de jaune-doré, s'éleva en l'air pour aller en Thrace, où l'appelloit la voix d'Orphéepour assister à son mariage
La torche même qu'il tenoit en main, étoit d'une cire qui fondoit en larmes; elle petilloit en brulant, et quoi qu'il la sécouât, elle ne rendoit qu'une fumée épaisse
La torche même qu'il tenoit, étoit fait d'une cire qui se fondoit comme en larmes; elle ne faisoit que petiller, et au lieu d'une belle flamme, elle ne jettoit que de la fumée
Il ne fut par moins sais d'étonnement à cette seconde mort, que l'infortuné Olene quand il vit Cerbere chargé de chaîneset qu'il fut changé en rocher
Orphée ne demeura pas moins étonné de cette seconde mort de sa femme, que ce mal-heureux Berger qui vit Cerbere chargé de chaînes, et que l'étonnement ne quitta oint, que la nature ne l'eût quitté; son corps s'étant changé en rocher
Et alors elle, lui donne un coup de sa javeline au visage; mais comme le fer étoit entortillé de feüilles, il n'y fit qu'une legere marque sans nulle blessure
Et en prononçant cette parole, elle lui porta sur le visage un coup de la piquequ'elle tenoit, mais comme elle étoit couverte de feuilles, elle ne fit qu'une marque sans blessure
Les unes ramassent des mottes de terre d'autresrompent des branches d'arbres, quelques-unes prennent des cailloux dont elles l'accablent cruellement
les unes lancent des mottes de terre d'autres desbranches d'arbres arrachées d'autres despierres
Contre luy cependant tout ce qui leur sert d'armes, de sa voix triomphante auroit senti les charmes, si leur son mal reglé de divers instrumens, leurs battemens de mains, leurs affreux hurlemens, leurs cornets, leurs bassins frapez avec manie n'eussent de ses accords étoufé l'harmonie
Cependant la voix d'Orphéeauroit charmé toutes les armes dont elles se servoient contre lui, si le grand bruit qu'elles faisoient avec leurs bassins et leurs cornets, si leurs battemens de mainset leurs hurlemens d'eussent étouffé le son de sa lyre
Pour avoir de Pluton mal observé les loix, il la tuë, elle meurt une seconde fois; mais cette courte vie aussi-tost étoufée ne l'autorise point à se plaindre d'Orphée
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Sans nul obstacle alors ces cruelles Bacchantes sur cet Infortuné portent leurs mains sanglantes
Alors elles portent sur lui leurs mains criminelles
Une autre contre luy fait voler une pierre
L'autre lui jette une pierre
Une autre contre luy fait voler une pierre
Elles font voler contre lui des pierres, des masses de terre, des branches d'arbre violemment arrachées
Il a beau les prier; sa voix, sa belle voix manque enfin de pouvoir pour la premiere fois
Pour la premiere fois, les sons de sa voixont perdu leur pouvoir
L'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, quittant la Crete, traversant les airs, se rendit dans la Thrace attiré par la voix d'Orphée; il vint présider à son union avec Eurydice; mais il n'y porta ni heureux présages, ni un front serein, ni les mots solemnels
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne profère point les mots sacrés; il ne porte ni visage serein, ni présages heureux
L'événement fut encore plus cruel que l'augure; car la nouvelle épouse accompagnée d'une troupe de Nymphes, courant dans la prairie, mourut d'une blessure qu'un serpent lui fit au talon
Un jour que la nouvelle épouse se promenait dans les prairies accompagnée d'une troupe de naiades, elle tombe, mordue au talon par un serpent
Dieux du monde souterrain, où descend tout ce qui fut crée, si vous me permettez de laisser les vains détours d'une éloquence trompeuse, et de dire la vérité, je ne suis point venu pour visiter le sombre Tartare, ni pour vaincre le monstre à trois têtes né d'Échidne, fils de Méduse
Ce n'est ni pour visiter le sombre Tartare, ni pour enchaîner le monstre à trois têtes né du sang de Méduse, et gardien des Enfers, que je suis descendu dans votre empire
Dieux du monde souterrain, où descend tout ce qui fut crée, si vous me permettez de laisser les vains détours d'une éloquence trompeuse, et de dire la vérité, je ne suis point venu pour visiter le sombre Tartare, ni pour vaincre le monstre à trois têtes né d'Échidne, fils de Méduse
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
J'ai desiré pouvoir supporter cette perte, et je ne nierai point que je l'ai tenté
J'ai cru pouvoir supporter ce deuil, j'ai essayé, je ne le nierai pas, mais l'Amour l'a emporté
J'ai desiré pouvoir supporter cette perte, et je ne nierai point que je l'ai tenté
J'ai voulu me résigner à ma perte; je l'ai tenté, je ne le nierai pas: l'Amour a triomphé
Je vous en conjure par ce Dieu, par ces demeures remplies d'effroi, par l'immense cahos, et le silence de ce lieu ténébreux, rendez -moi mon épouse, ranimez ses jours, renouez -en la trame qu'on a trop tôt coupée
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Je vous en conjure par ce Dieu, par ces demeures remplies d'effroi, par l'immense cahos, et le silence de ce lieu ténébreux, rendez -moi mon épouse, ranimez ses jours, renouez -en la trame qu'on a trop tôt coupée
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Je vous en conjure par ce Dieu, par ces demeures remplies d'effroi, par l'immense cahos, et le silence de ce lieu ténébreux, rendez -moi mon épouse, ranimez ses jours, renouez -en la trame qu'on a trop tôt coupée
Oh! par ces lieux pleins de terreur, par ce chaos immense par ce vaste et silencieux royaume, mon Eurydice!... de grâce, renouez ses jours trop tôt brisés
Nous sommes tous soumis à votre pouvoir, après un court intervalle, ou, plutôt ou plus tard, nous nous rendons à cette unique demeure, c'est notre dernier asyle, et vous tenez le vaste Empire du genre humain
Après un court séjour sur la terre, un peu plus tôt ou un peu plus tard, nous arrivons dans cet asile ténébreux; nous y tendons tous également; c'est ici notre dernière demeure
Nous sommes tous soumis à votre pouvoir, après un court intervalle, ou, plutôt ou plus tard, nous nous rendons à cette unique demeure, c'est notre dernier asyle, et vous tenez le vaste Empire du genre humain
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Tandis qu'il chantoit de la sorte en mariant sa voix à sa lyre, les ames sensibles versoient des larmes; Tantale ne pense plus à saisir l'onde fugitive, la roue d'Ixions'arrête, les Vautours quittent pour un moment les entrailles qu'il devorent, les Danaïdes laissent reposer leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Il disait, et Tantale ne poursuit plus l'onde fugitive, et la roue d'Ixions'arrête étonnée, et les vautours cessent de ronger le flanc de Tityus, et les filles de Bélusse reposent sur leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton fatal rocher
Tandis qu'il chantoit de la sorte en mariant sa voix à sa lyre, les ames sensibles versoient des larmes; Tantale ne pense plus à saisir l'onde fugitive, la roue d'Ixions'arrête, les Vautours quittent pour un moment les entrailles qu'il devorent, les Danaïdes laissent reposer leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Tandis qu'il parlait, s'accompagnant des accords de sa lyre, il arrachait des larmes aux âmes exsangues: Tantale cessa de saisir l'onde toujours fuyante et la roue d'Ixions'immobilisa, les vautours ne rongèrent plus leur foie, les Bélides laissèrent leurs urnes, et toi, Sisyphe tu t'assis sur ton rocher
On dit que pour la premiere fois les Euménides attendries sentirent leurs visages se mouiller de pleurs
On dit même que, vaincues par le charme des vers, les inflexibles Euménides s'étonnèrent de pleurer pour la première fois
On dit que pour la premiere fois les Euménides attendries sentirent leurs visages se mouiller de pleurs
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Eurydice était là parmi les ombres nouvelles, et d'un pas ralenti par sa blessure, elle s'avance
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Elle s'avance d'un pas lent retardé par sa blessure
Eurydice mourant une seconde fois, ne se plaignit point de
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre; et quelle plainte -elle pu former
Eurydice mourant une seconde fois, ne se plaignit point de
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Elle lui dit le dernier adieu
Auquel ayant dict le dernier adieu elle retourne en ce tenebreux lieu
Elle lui dit le dernier adieu
Elle lui dit le dernier adieu qui fut à peine entendu, et ensuite elle se replongea dans l'abîme des Enfers
En vain Orphée voulut repasser le Styx en vain il pria Caron, il en fut toujours repoussé
En vain le chantre de la Thraceveut repasser le Styx et fléchir l'inflexible Caron
En vain Orphée voulut repasser le Styx en vain il pria Caron, il en fut toujours repoussé
Il prie; il veut en vain repasser l'Achéron
Il demeura cependant sept jours sans manger sur ce rivage; ses douleurs, le trouble de son ame, et ses larmes furent ses seuls aliments
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Il demeura cependant sept jours sans manger sur ce rivage; ses douleurs, le trouble de son ame, et ses larmes furent ses seuls aliments
Néanmoins Orphée demeura sept jours entiers sur le rivage de l'Acheron, et ses douleurs, et ses larmes furent sa seule nourriture
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Enfin, il se réfugie au haut du Rhodope, de l'Hémus que battent les Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Elle manquoit d'ombrage, mais après que ce Chantre, fils des Dieux, s'y fut assis, et qu'il eut touché sa lyre, l'Ombrage vint lui-même couvrir cette plaine
Dès que le chantre immortel, fils des Dieux, s'y fut assis, et qu'il eut agité les cordes de sa lyre, l'ombre vint d'elle-même
Pendant qu'Orphée attiroit ainsi par ses chants les forêts, les animaux et les rochers qui le suivoient, une troupe de Bacchantes vêtues depeaux de bêtes farouches, l'apperçoit sur le Mont Rhodope, accompagnant sa voix de la lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les bois, les bêtes, et les rochers par les charmes de son chant, une troupe de Bacchantes agitées de fureur, et revetuës de peaux sur l'estomach, apperçûrent du sommet d'une montagnecet incomparable Poëte qui chantoit ses vers sur la lyre
Une d'elles, secouant sa tête et ses cheveux épars, s'écrie aussi-tôt
Une d'elles, les cheveux épars et flottant dans les airs
Le voilà celui qui nous dédaigne
En même tems une d'entr'elles furieuse et échevelée, voilà, -il, voilà, celui qui nous dédaigne
La voix d'Orphéeeût arrêté tous les traits; mais le bruit affreux que font les Bacchantes, celui de leurs flûtes, de leurs timbales, leurs cris, leurs hurlements étouffent le son de sa lyre
Sans doute les chants d'Orphéeauroient émoussé tous les traits; mais leurs cris, et leurs flûtes, et leurs tymbales, et le bruit qu'elles font en frappant dans leurs mains, et les hurlements affreux dont elles remplissent les airs, étouffent les sons de la lyre: la voix d'Orphéen'est plus entendue, et les rochers du Rhodopesont teints de son sang
Elles attaquent Orphée, le frappent de leurs thyrses, qui n'étoient pas faits pour cette usage; les unes lui jettent de la terre d'autres des branches qu'elles ont arrachées des arbres, plusieurs des pierres
Elles font voler contre lui des pierres, des masses de terre, des branches d'arbre violemment arrachées
Les armes ne manquent point à leur rage, le hasard leur en fournit
Les armes ne manquent point à leur fureur
Les armes ne manquent point à leur rage, le hasard leur en fournit
Mais afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en presenta de nouvelles
Ces furieuses s'en emparent; elles arrachent même aux boeufs leurs cornes menaçantes, et reviennent attaquer Orphée
Dans leur fureur, elles arrachent aux boeufs même leurs cornes menaçantes, et reviennent de l'interprete des dieux achever les destins
Ces furieuses s'en emparent; elles arrachent même aux boeufs leurs cornes menaçantes, et reviennent attaquer Orphée
Ces furieuses s'en saisissent; elles mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, et reviennent achever Orphée
Il leur tend vainement les bras; ses prieres les irritent; pour la premiere fois, il ne peut fléchir les coeurs; ces sacrileges l'immolent, et son ame, grands Dieux! s'exhale à travers cette bouche, dont les accents étoient entendus par les rochers même, et sentis par les monstres des forêts
Ces femmes sacrileges consomment leur crime; il expire, et son âme, grands dieux! s'exhale à travers cette bouche dont les accents étoient entendus par les rochers, et qui apprivoisoit les hôtes sauvages des forêts
Orphée, les oiseaux affligés, les animaux farouches, les cailloux, les rochers, les forêts qui t'avoient suivi si longtemps, te pleurerent
Les oiseaux accablez de douleur, les bêtes sauvages, les rochers et les forêts qui t'avoient suivi très souvent au son de ta lyre, te pleurerent, malheureux Orphée
Orphée, les oiseaux affligés, les animaux farouches, les cailloux, les rochers, les forêts qui t'avoient suivi si longtemps, te pleurerent
Toi, Orphée, les oiseaux affligés, la foule des bêtes, les durs rochers, les forêts qui souvent ont suivi ton chant, tous t'ont pleuré
Les arbres quitterent leurs feuilles en signe de deuil
Les arbres depoüillez de leurs feuilles en repandirent des pleurs
Les arbres quitterent leurs feuilles en signe de deuil
Les arbres quitterent leurs feüilles de regret, ou plutôt leurs feüilles se convertirent en autant de larmes
On dit que les fleuves grossirent leurs ondes des larmesqu'ils verserent
On dit même que les fleuves grossirent des larmes qu'il verserent à ta mort funeste
Les Naïades et les Dryades, les cheveux épars, se revêtirent de robes noires
Vêtues de noir, les naïades et les dryades laissent flotter leurs cheveux épars
Les Naïades et les Dryades, les cheveux épars, se revêtirent de robes noires
Les Naïades, les Dryades couvertes de voiles funebres, gémissent les cheveux épars
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Les membres du divin chantresont dispersés
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Ses membres sont dispersés
Hebre tu reçus sa tête et sa lyre
Hèbre glacé, tu reçois dans ton sein et sa tête et sa lyre
Déjà parvenues dans les mers, elles quittent le fleuve bordé de peupliers, et descendent sur les rives de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Déjà parvenues dans les mers, elles quittent le fleuve bordé de peupliers, et descendent sur les rives de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà entraînées au vaste sein des mers, elles quittent le lit du fleuve bordé de peupliers, et sont portées sur le rivage de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Là un serpent furieux s'approche de cette tête exposée sur des bords étrangers, en touche les cheveux épars et mouillés de rosée
Déjà un affreux serpent menace cette tête exposée sur des bords étrangers
Apollon paroît aussi-tôt; il arrête le serpent prêt à la mordre, il e change en pierre dans cette attitude, et durcit sa gueule ouverte
Finalement Phébus survient et écarte le serpent prêt à mordre et il transforme en pierre sa gueule béante, et ses mâchoires figées se durcissent, telles qu'elles étaient, largement écartées
Apollon paroît aussi-tôt; il arrête le serpent prêt à la mordre, il e change en pierre dans cette attitude, et durcit sa gueule ouverte
Il arrête le reptile prêt à mordre; il le change en pierre, la gueule béante, et conservant son attitude
Orphée descend sous la terre, et reconnoît tous les lieux qu'il avoit déjà parcourus
Il reconnoît ces mêmes lieux qu'il avoit déjà parcourus
Le dieu Hymenfut a ses nopces et quant d'illec se parti grant erre s'en ala par l'air couvert de janne couvertureen Lyconie ou semons estoit aux nopces de estrange manierede par Orpheus qui nouvelle femme devoit espouser: c'estoit Erudice qui moult estoit belle, gente et jone
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en volla grant erre en Cyconie, ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Eurydice
Le dieu Hymenfut a ses nopces et quant d'illec se parti grant erre s'en ala par l'air couvert de janne couvertureen Lyconie ou semons estoit aux nopces de estrange manierede par Orpheus qui nouvelle femme devoit espouser: c'estoit Erudice qui moult estoit belle, gente et jone
Par l'air en janne couverture en Aconie ou semons iere a noces d'estrange marié orpheus semons li avoit qui nouvele espouse devoit espouser gente et joenne et bele euridice la damoisele
Le dieu Hymenfut a ses nopces et quant d'illec se parti grant erre s'en ala par l'air couvert de janne couvertureen Lyconie ou semons estoit aux nopces de estrange manierede par Orpheus qui nouvelle femme devoit espouser: c'estoit Erudice qui moult estoit belle, gente et jone
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en vola grant erre en Lyconie/ ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Erudice
Au printemps s'aloit ung jour la nouvelle espeuse Erudice esbatant a nudz piez en ung pre plain de herbes verdoians
Au printemps s'en alloit l'espouse nouvelle esbatant ung jour nudz piedsen ung pre plain d'herbes verdoyanset illec ung pasteur bel et gaillart nommé Aristeus veit la belle, laquelle il requist tantost de son amour
Et celle a lui ne se voult attorder ne habandonner pour priere ne pour resueste qu( il lui feist
Mais icelle a luy ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne requeste qui luy sceust faire
Et celle a lui ne se voult attorder ne habandonner pour priere ne pour resueste qu( il lui feist
Mais icelle a lui ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne pour requeste qu'il lui sceust faire, car trop et de bon cueur aimoit son nouvel espoux Orpheus
Mais ainsy que la belle Erudice fuyoit, ung serpent la mordy autalon dont elle morut
Car trop et de bon cueur aymoit son nouvel espoux Orpheusains pour pour de luy eschapper se mist a la fuyte et celluy la suyvit, mais ainsi que la belle Eurydice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Mais ainsy que la belle Erudice fuyoit, ung serpent la mordy autalon dont elle morut
Ains pour de lui eschapper se mist a la fuytte, et cellui la suyvit. Mais ainsi que la belle Eridice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Quant Orpheus seut que par soubdaine mescheance avoit perdue son espeuse, il s'en complaindy et dolousa tant que trop long seroit a raconter
Quant Orpheus sceut que par soubdaine deffortune avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le racompter
Quant Orpheus seut que par soubdaine mescheance avoit perdue son espeuse, il s'en complaindy et dolousa tant que trop long seroit a raconter
Quant Orpheus sceut que par soudaine meschance avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le raconter
Et quant assez l'eut ou monde plourée, en Enfer voult descendre et aller pour veioir s'il pourroit ravoir s'amie et a ce porroit mouvoir
Et quant par le monde l'eust longuement plouré, en enfer voulut descendre et aller voir s'il pourroit ravoir et recouvrer s'amie, et se a ce pourroit mouvoir
Et quant assez l'eut ou monde plourée, en Enfer voult descendre et aller pour veioir s'il pourroit ravoir s'amie et a ce porroit mouvoir
Et quant par le monde l'eust longuement plouree en enfer voulut descendre et aller veoir s'il pourroir ravoir et recouvrer s'amye et se a ce pourroit mouvoir
Il tenoit sa harpe et en touchant les cordes prist à chanter tele chanson
Il renoit sa harpe entre ses bras et en touchoit les cordes: et de la bouche se print à chanter telle chanson
Il tenoit sa harpe et en touchant les cordes prist à chanter tele chanson
Il tenoit la herpe entre ses bras et en touchoit les cordes et de sa bouche se print a chanter telle chançon
Ainsy comme vous avez ouy dist Orpheus les lais devant infernal manoir sy docement que pour la douceur du son de sa harpeles tristes ames qui là estoient en oublierent leur paines
a insi, comme vous avez oÿ, dit Orpheus son lay devant l'infernal manoir, si doulcement que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa herpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Ainsy comme vous avez ouy dist Orpheus les lais devant infernal manoir sy docement que pour la douceur du son de sa harpeles tristes ames qui là estoient en oublierent leur paines
Orpheus devant l'infernal manoir, si doulcement chanta que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa harpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Tantalus en oublia son soif et Ixion qui lez lui estoit en laissa la roe reposer
Tantalus oublia la soif, Yxion qui delez lui estoit en laissa la roue reposer
Tantalus en oublia son soif et Ixion qui lez lui estoit en laissa la roe reposer
Tantalus en oublia sa soif, Ixion qui pres de luy estoit en laissa la roe reposer
Siziphus mist ius la roche qui le traveilloit et Ticius laissa a donner aux ostoirs son uigier a ronger et les Belidiennes sans la fontaine epuisier mirent ius les seaulx sans fons et les tamis
Et Ticyus laissa à donner aux voultours son gisier à rongier, et les Belidiennes laissans la fontaine à espuiser mirent ius leurs cribles
Siziphus mist ius la roche qui le traveilloit et Ticius laissa a donner aux ostoirs son uigier a ronger et les Belidiennes sans la fontaine epuisier mirent ius les seaulx sans fons et les tamis
Et Ticius laissa a donner aux voultours son gisier à rongier: et les Belidiennes sans la fontaine espuiser, mirent jus leurs seaulx et leurs tamis
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
Et se veritable est la renommee qui ce me faictà croire et entendre, les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la harpeploroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit advenu ne peu advenir
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
Et se veritable est la renommee qui ce me fait acroire et entendre
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
Ne Thicius pas ne rebaille aus ostoirs rungier son guisier, et sans la fontaine espuisier ont lor saaz et lor tamis les Belidienes jus mis, et, se la renomee est voire qui ce me fait entendre et croire, les Eumenides ploroient, qui la doucour dou chantooient, ce qu'ains mes ne pot avenir
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
Les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la herpepluroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit avenu ne peut avenir
La roynne ne se peut abstenir de larmoyer ne le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
La royne Proserpinene se povoit abstenir de larmoyer; le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire à Orpheus chosequ'ilz luy demandast
La roynne ne se peut abstenir de larmoyer ne le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
La royne Proserpinene se pouoit abstenir de lermoyer et le roy d'enferne pouoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
Lors le roy et la roynne commanderent que appellee fust Erudice qui estoit en la vallee ombreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
La roïne et li rois commande qu'Euridice soit apelee, qui fu en l'ombreuse valee o celes qui nouvelement sont venues à dampnement
Lors le roy et la roynne commanderent que appellee fust Erudice qui estoit en la vallee ombreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Si fut Eurydice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Lors le roy et la roynne commanderent que appellee fust Erudice qui estoit en la vallee ombreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Si fut Erudice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Lors apparut Erudice qui aloit clochant par la playe qu'elle avoit au pied
Lors apparut Euridice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pied par le serpent
Lors apparut Erudice qui aloit clochant par la playe qu'elle avoit au pied
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Lors apparut Erudice qui aloit clochant par la playe qu'elle avoit au pied
Euridice cloçant alot pour la plaie dou piéqu'ele ot quant Orpheus la vit venent liez en fu
Moult fut Orpheus ioyeulx quant venir la veyt
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Moult fut Orpheus ioyeulx quant venir la veyt
Moult fut Orpheus joyeulx quant venir la vit
Elle lui fut baillie et rendue par tel convenant que sans la recouvrer jamaiz il ne se retournast ne regardast derriere lui jusques a ce qu'elle fust totalement hors du tenement infernal et qu'elle voise devant et elle le suivra derriere ou autrement jamaiz n'en ysceroit
Elle luy fut rendue par tel convenant que il ne se retornast ne regardast derriere luy jusques à ce qu'elle fust totalement hors de tormens infernaulx et qu'il allast devant et elle le suyvroit derriere ou autrement jamais n'en ystroit
Elle lui fut baillie et rendue par tel convenant que sans la recouvrer jamaiz il ne se retournast ne regardast derriere lui jusques a ce qu'elle fust totalement hors du tenement infernal et qu'elle voise devant et elle le suivra derriere ou autrement jamaiz n'en ysceroit
Elle lui fut rendue par tel convenant que sans à jamais la pouvoir recouvrer il ne se retournast ne regardast derriere luy, jusques à ce qu'elle fust totalement hors des tourmens infernaulx, et qu'il allast devant
Lors par ung sentier moult roide et estroit plain de durtéet d'obscurté et fournoiable l'un devant et l'autreapres de mirent en chemin
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plein de tenebreuse obscurité, et moult forvoiable chemin l'un devant et l'autreaprés se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Lors par ung sentier moult roide et estroit plain de durtéet d'obscurté et fournoiable l'un devant et l'autreapres de mirent en chemin
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plain de tenebreuse obscurité et forvoyable chemin l'ung devant, et l'autre apres se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Tant cheminerent que ia estoient prez tout dehors du pourpris infernal quant Orpheusqui d'amour estoit espriz desirant de veioir son amie et doubtant que pas ne le suivist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que ja estoient pres tout de hors du pourpris infernal, quant Orpheus, qui d'amour estoit espris, desirant de veoir s'amie et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que ia estoient prez tout dehors du pourpris infernal quant Orpheusqui d'amour estoit espriz desirant de veioir son amie et doubtant que pas ne le suivist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que jà estoient pres tout dehors de pourpris infernal, quant Orpheus qui d'amour estoit espris desirant de veoir s'amye et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Et incontment celle de ses yeulx s'esvanuy et retourne en infer
Et incontinent elle s'esvanoÿst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Et incontment celle de ses yeulx s'esvanuy et retourne en infer
Et incontinent elle s'esvanouyst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Orpheus tendy ses mains et retenir la cuide mais riens ne prist fors vent et ainsy se departi Erudice de son amiet morut de seconde mort
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Orpheus tendy ses mains et retenir la cuide mais riens ne prist fors vent et ainsy se departi Erudice de son amiet morut de seconde mort
Mais riens ne print fors vent et ainsi se partit Erudice de son amyet mourut de seconde mort
Orpheus tendy ses mains et retenir la cuide mais riens ne prist fors vent et ainsy se departi Erudice de son amiet morut de seconde mort
Et ainsi se partit Eurydice de son amyet mourut de seconde mort, mais de luy ne se peut plaindre, fors de trop aymer
Quant Orpheus veyt que plus n'e entreroit sur la rive du fleuve infernal fursept jours plourant pour la perte et la seconde mort se s'amie sans mengier et sans boire vivoit lui soustenant de son dueil
Quant Orpheus vit que plus entrer ne pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amieet pour la perte
Quant Orpheus veyt que plus n'e entreroit sur la rive du fleuve infernal fursept jours plourant pour la perte et la seconde mort se s'amie sans mengier et sans boire vivoit lui soustenant de son dueil
Quant Orpheus vit que plus entrer n'y pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amyeet pour la perte d'icelle, sans manger et sans boyre vivoit luy sostenant de son dueil
Moult tenoit les dieux d'enfer felons
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amie ainsi lui detenoient
Moult tenoit les dieux d'enfer felons
Les diex d'enfer pour felonstint, puis est en Redope venus
Moult tenoit les dieux d'enfer felons
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amye ainsi detenoient
Puis s'en revint Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine fuiant toute femenine amour et mettant toutes femmes en reffus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans chamberiere, fuyant toute amour femenine, et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en revint Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine fuiant toute femenine amour et mettant toutes femmes en reffus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine, fuyant tout amour femenine et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en revint Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine fuiant toute femenine amour et mettant toutes femmes en reffus et en desdaing
Trois ans s'est sans feme tenus, sans espouse et sans concubine, si fuit toute amour femeline
Il ne les daignoit ouyr dont moult le complaindirent
Il ne les daignoit ouyr dont moult de luy se plaignoient
Il ne les daignoit ouyr dont moult le complaindirent
Il ne les daignoit oÿr dont moult de lui se plaignoient
Dessus ung tertre en ung champ plain d'herbe verdoiantou point de umbre n'avoit s'assist le poete puis prist la harpe et en fist les cordes resonner
Dessus ung terte en ung champ plain d'herbe verdoyantou point d'umbre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa harpe de laquelle il fist les cordes resonner par grande armonie
Dessus ung tertre en ung champ plain d'herbe verdoiantou point de umbre n'avoit s'assist le poete puis prist la harpe et en fist les cordes resonner
Dessus ung tertre en ung champ plain d'erbe verdoiantou point d'ombre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa herpe de laquelle il fist les cordes raisonner par son atouchement
Lors vindrent la pour lui umbroyer arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la douceur ouyrent du son
Lors vindrent environ luy pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur ouyrent du melodieux son
Lors vindrent la pour lui umbroyer arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la douceur ouyrent du son
Lors vindrent environ lui pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur oirent du melodieux son
A cest assamblement vindrent arbres portans les alies: lauriers, mespliers, chiphos, fresnses, cornilliers, mouriers, chesnes, plasnes errables, peschiers, genestriers, et pluseurs bois pardurables de verdeur
À cest assemblement vindrent arbres portans fruitz de diverses sortes come amandiers, lauries, nesfliers, corneilliers, et meuries, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestries, cerisies, pruniers et aultres arbres perdurables de verdeur
A cest assamblement vindrent arbres portans les alies: lauriers, mespliers, chiphos, fresnses, cornilliers, mouriers, chesnes, plasnes errables, peschiers, genestriers, et pluseurs bois pardurables de verdeur
A cest assemblement vindrent arbres portans fruis de diverses sortes comme amandiers, lauriers, neffliers, cipres, corneilliers et mouriers, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestriers, cerisiers, pruniers, et autres arbres pardurables de verdeur
Sy y vindrent figuiers .jts. Sapins et les arbres qui le basme portent
Si y vindrent figuiers, sapin et les arbres qui le basme portent
Sy y vindrent figuiers .jts. Sapins et les arbres qui le basme portent
Si y vindrent figuiers: sapins et les arbres qui le basme portent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Cibelle y mena Athin qui fut muez en pin et vint avec lui le Cyprez qui jadis avoit este enfant et nouvellement estoit muez en arbre
Cybelle y amena Athin qui fut mue en pin et vint aussi avec lui le Cipres qui jadis avoit estre enfant et nouvellement estoit mué en un arbre
Cibelle y mena Athin qui fut muez en pin et vint avec lui le Cyprez qui jadis avoit este enfant et nouvellement estoit muez en arbre
Cybelle y amena Athys qui fut mué en pin et vint aussi avec luy le cyprès qui jadis avoit esté enfant et nouvellement estoit mué en ung arbre, moult l'aymoit Phebus tandis qu'il estoit vif
Entour le dessusdit poete Orpheuss'assenbla moult grant trouve d'arbres
Entour le dessusdit poete Orpheuss'assemblerent moult grant tourbe et multitude d'arbres
Mais par la douce melodie du chat cheycette roche devant les piedz de Orpheusainsi comme pour humilier et crier mercy, dont doubla la grande deruerie et la rage des faulses femmes plaines d'irequant les roches virent ressortir pour la douceur de la lire
Mais par la doulce melodie du chantcheit celle roche devant les piez d'Orpheusainsi comme pour humilier et mercy prier
Mais par la douce melodie du chat cheycette roche devant les piedz de Orpheusainsi comme pour humilier et crier mercy, dont doubla la grande deruerie et la rage des faulses femmes plaines d'irequant les roches virent ressortir pour la douceur de la lire
Mais par la doulce melodie du chantcheut celle pierre devant les piedz Orpheusainsi come pour se humilier et mercy prier
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent bruismes pour amortir et aneantir le son de la melodie, affin que riens ne loist qui s'en peust esmouvoir tant que on ne oyst tonner
Affin que riens ne le oyst qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu oyr tonner
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent bruismes pour amortir et aneantir le son de la melodie, affin que riens ne loist qui s'en peust esmouvoir tant que on ne oyst tonner
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent buccines pour amortir et amoindrir le son de la melodie de son harpe, affin que riens ne le ouyst, qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu ouyr tonner
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterougirent car de riens ne le deporterent, puis que son doulx son ne oyrent
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterougirent car de riens ne le deporterent, puis que son doulx son ne oyrent
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterongierent, car de rien ne le deporterent puis que le doulx chant de la harpeplus ne ouyrent
Ains lui firent du piz qu'elles peurent si comme celles qui le hayoient et qui avoient les cuers plains de vie
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Ains lui firent du piz qu'elles peurent si comme celles qui le hayoient et qui avoient les cuers plains de vie
Ains lui firent de pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'envie
Oyseaulx, serpens et sauvaigines laisserent Orpheus seul qui nagaires environ lui les avoit attrait et assamblee
Oyseaulx, serpens et sauvagine laisserent Orpheus seul qui naguaires environ lui avoit attrait et assemblé
Oyseaulx, serpens et sauvaigines laisserent Orpheus seul qui nagaires environ lui les avoit attrait et assamblee
Oyseaulx, serpens, et saulvaigine laisserent Orpheus seul qui nagueres environ luy avoit attraict et assemblé
Mais pour riens qu'il desist il ne peut esmouvoir les foles a ce que merci ne pitié eussent de lui
Mais pour riens qu'il deist, il ne pouvoit esmouvoir les folles ad ce que pitie ne merci eussent de lui
Mais pour riens qu'il desist il ne peut esmouvoir les foles a ce que merci ne pitié eussent de lui
Et sans mercy les desvoyeesretournerent legierement vers le Poete qui tendoit les bras en criant mercy se aulcun fust qui le ouyst, mais pour rien qu'il dist il ne pouvoir esmouvoir les folles à ce que pitié ne mercy eussent de luy, ains le meuldrirent et tuerent à leur grand reproche
Pour lui plourerent maintes larmes les nymphes qui le congnoissoient et les arbres
Pour luy pleurerent les Nymphes qui le congoissoient
Pour lui plourerent maintes larmes les nymphes qui le congnoissoient et les arbres
Pour lui plourerent les nymphes qui les congnoissoient, et les arbres ainsi comme les oyseaulx desplument leurs plumez et les arbres de leurs feuilles
Ainsy comme les oyseaulx desplument leurs plumes et les arbres leurs fueules
Aussi oyseaux desplumez de leurs plumes, et les arbres de leurs feuillesfirent signe de dueilpour l'amour du poete
Ainsy comme les oyseaulx desplument leurs plumes et les arbres leurs fueules
Pour lui plourerent les nymphes qui les congnoissoient, et les arbres ainsi comme les oyseaulx desplument leurs plumez et les arbres de leurs feuilles
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
Et les fleuves s'en douloient et tant plouroient qu'il en tarirent et secherent en plusieurs lieux
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
Et les fleuves s'en douloient, et tant pleurerent qu'ilz en tarirent et seicherent en plusieurs lieux
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
Li est l'ame dou cors sevree, mainte lerme ont por lui ploree les nymphes qui le connoissoient, arbres et bois pour lui ploroient, les oisiaus et la sauvecine, et les rosches de dure orinefirent signe et senefiance pour lui de duel et de pesance, et les fleuves tant s'en dolurent et tant plorerent qu'il entrurent en mains leuz en diverses pars
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
La sauvagine et les dures roches firent signe de dueilpour l'amour du poete
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Le chief et la lire flotterent tant que en parfonde mer parvindrent desse l'erbe yssi de la riviere
Les rives dou flunresonnoient qui plorable respons donoit la lire et li chiez tant floterent qu'en parfonde mer se bonterent, en Lesbe issent de la riviere
Le chief et la lire flotterent tant que en parfonde mer parvindrent desse l'erbe yssi de la riviere
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire flotterent tant que en parfonde mer parvindrent desse l'erbe yssi de la riviere
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Une crueuse serpente qui trouva le chief du divin poete quisant a la rive, se sassist sus la gueule baee et mengier la cuida
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente qui trouva le chief du divin poete gisanta la riviere
Une crueuse serpente qui trouva le chief du divin poete quisant a la rive, se sassist sus la gueule baee et mengier la cuida
Une serpent crueuse et fiere trouve là le chief dou devin gesant enla ranne souvin si li gist sus gole baee la male diste diffameemengier le cuide et devorer
Une crueuse serpente qui trouva le chief du divin poete quisant a la rive, se sassist sus la gueule baee et mengier la cuida
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente, qui trouva le chief du divin poete gisant à la rive
Maiz Phebus sans demourance vint le chief de son chier filzrescourre et ainsy que la serpente le voult devorer, Phebus la mua en dure pierre de tele formeet de telle laideur comme par avant sa muance estoit
Et ainsi que la serpente le voulut devorer, Phebus la mua en dure pierre de telle formeet de telle laideur comme par devant la muance estoit
Maiz Phebus sans demourance vint le chief de son chier filzrescourre et ainsy que la serpente le voult devorer, Phebus la mua en dure pierre de tele formeet de telle laideur comme par avant sa muance estoit
Si com la serpens li volt corre, phebz la mue en pierre dure de tel forme et de tel faiture comme elle estoit ains la muance
Maiz Phebus sans demourance vint le chief de son chier filzrescourre et ainsy que la serpente le voult devorer, Phebus la mua en dure pierre de tele formeet de telle laideur comme par avant sa muance estoit
Mais Phebus sans demourence voulut le chief de son vilz rescourre et ainsi que la serpente la voulut devorer, Phebus la mue en dure pierre de telle formeet de telle laideur, comme par devant sa muance estoit
L'ame de Orpheus descendy en enfersans demourance, ou il vey la valee tenebreuse et les regnes que par avant avoit veux
L'ame de Orpheusdescendit en Enfer sans demeurance où il vit la vallee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
L'ame de Orpheus descendy en enfersans demourance, ou il vey la valee tenebreuse et les regnes que par avant avoit veux
L'ame de Orpheusdescendit en enfer sans demourance ou il vit la valee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
Bien recongnut les lieux et la piteuse compaigne qui la esoit et y trouva son espeuse qui longuement avoit desiree
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit, et si y trouva son espouse qu'il avoit desiree longuement, si l'embrassa amiablement, et la regarda seur et sans doubte de condition griefve
Bien recongnut les lieux et la piteuse compaigne qui la esoit et y trouva son espeuse qui longuement avoit desiree
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit et si y trouve son espouse qu'il avoit desiree longuement
Bien recongnut les lieux et la piteuse compaigne qui la esoit et y trouva son espeuse qui longuement avoit desiree
Vit la tenebreuse vallé et les regnes qu'ains ot veuz buen a les leuz reconneuz en la piteuse compaignietrouva sa compaigne et s'amie qui desirree ot longuement
Dessus avez oy comment Yphis filledevint filz et prist femme
Dessus avez oÿ la fable com Yphis fillefilz devint et prist feme
Dessus avez oy comment Yphis filledevint filz et prist femme
Dessus avez oÿ comment Yphis devint ung beau jouvencel et comment il espousa Yentà s'amye
A ces nopces vint Hymen sans bon aix aporter ne signe de ioyeustéet moult tristement se contint
A ses nopces vint sans bon eur aporter
Ains pour eschapper de lui se mist à la fuitte et cestui a la suivir
Ains pour de lui eschapper se mist a la fuytte, et cellui la suyvit. Mais ainsi que la belle Eridice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
S'il me loist ou le verité ose retraire, point ne viens yci pour cest empire visiter ne pour vous veioir n'assayer voz tourmens, cer de tout ce n'ay que faire
« Ô, vous, Dieu de la chartre obscure, ou tout humaine creature vient et descent ou tart ou tost, qui riens nulle ne les vous tost, s'il me loist et se voir os dire, je ne vieng pas pour cest empire visiter, ne pour vous veoir, ne pour vos tormens asseoir, quar de tout ce n'ai je que faire
Maiz la cause de ma venueest Erudice que prise avoie a femme, riens autre ne quers ja endroit
Euridice, que prise avoie a feme, est cause de ma voie
Par la puanteur, par l'obscurté, par les feux et par les froidures qui sont en ceste chartre, vous requiers que me rendez ma femme en vie
Pour la paour pour l'oscurté et pour la grant maleurté, par les feus et par la froidure qui sont en ceste chartre obscure vous pri que ma feme et m'amie me rendois et metois en vie
Maiz d'elle ne se peut plaindre fors de trop amer
Mes ne se puet de lui blasmer se ne se plaint de trop amer
Maiz d'elle ne se peut plaindre fors de trop amer
Mais de lui ne se peut plaindre, fors de trop aimer
Le derrain salut lui rendy que apaine l'entendi. Il forment se complaindi Orpheus pour la double mort et voult retourner pour trouver la morte mais la porte trouva fermee et le portier qui le gardoit qui son chemin lui retarda
Orpheüs forment se doloit pour sa double mort et voloit retorner pour querre la morte, mes il trouva fermé la porte et le portier qui le gardoit, qui son oirre li retardoit
Or ne scay pourquoy ou pour ce qu'il l'avoit promis à Erudice, ou pour ce que tant s'en estoit mesavenu
Or ne scay la cause pour quoy, ou pour ce qu'il l'avoit prins à Erudice, ou pour ce que tant lui en estoit mesavenu, mais toutes femmes avoit en haine, reffus et desdaing
Mais toutes femmes en hat
Toutes femes mist en refu
Non pourquant pluiseurs l'amerent qui petit conquirent, car iouyr ne peurent de lui
Ce nonobstant plusieurs damoiselles l'aymerent qui en lui pou conquirent Car jouÿr n'en peurent
Orpheus fut cellui qui premier eprist ceulx de Trace a retraire d'amour femenine et à faire des iones damoiseaulx leur deduit dont ceulx de Trace sont tous entachiez
Ce fu cil qui premierement aprist ceulz de Trace a retraire d'amour femeline et a faire des joennes malles lor deduit, dont or sont cil de Trace tuit
Orpheus fut cellui qui premier eprist ceulx de Trace a retraire d'amour femenine et à faire des iones damoiseaulx leur deduit dont ceulx de Trace sont tous entachiez
Orpheus fut cellui qui premier aprint ceulx de Trace a eulx retraire d'amour femenine: et faire leur deduit avec jeunes damoiseaulx, dont ceulx de Trace en sont encores tous entachiez
Par ceste hystoire puet estre veritable ceste fable sicomme le conte le recorde
Par ceste hystoire peut estre ceste fable veritable, si comme le livre raconte
Orpheus prist Erudice a espeuse laquelle morut en les espousailles par ung serpent qui la mordi dont le poete eut tel dueil pour la mort qu'oncques puis n'eut de femme cure et qu'il fouy toute amour femmenine
Laquelle mourut en fiançailles par la morsure d'ung serpentdont tel dueil eut pour sa mort que oncques puis n'eut de femme cure, et qu'il en fouyt tout femenine amour Mais pour son dueil reconforter il se voulut deporter avec les jouvenceaulx masles, desquelz en lieu de femmesil usoit
Mais pour son dueil reconforter il se voult deporter a masle dont il usoit en lieu de femme
Laquelle mourut en fiançailles par la morsure d'ung serpentdont tel dueil eut pour sa mort que oncques puis n'eut de femme cure, et qu'il en fouyt tout femenine amour Mais pour son dueil reconforter il se voulut deporter avec les jouvenceaulx masles, desquelz en lieu de femmesil usoit
Sy en perdy depuis l'ame et le corps si comme vous pourrez oyr avant s'il est qui le vous retraie et raconte
S'y en perdit depuis et l'ame et le corps: si comme vous orrez cy epres en l'ystoire dieu
Trop est oultre mesure cruele ceste amour et contre nature s'ile faut mauvais maintenir
Trop est oultre mesure cruel et contre nature ce vice, pour quoy il le fait mauvais maintenir
Dessus avez ouy de la mort Erudiceque le serpent mordy laquelle descendi en enfer
Dessus aves oÿ de la mort de Eurydiceque le serpent mordit ou talon
Puis comment elle fut rendue a son espoux et par quelles convenances, parquoy il la perdy et comment il trouva depuis la porte infernale close, et comment il la ploura longuement, et pour l'amour d'elle fouy toute amour femenine et se prist a la masculine
Laquelle descendit en enfer puis comment elle fut rendue a son espoux et par quelles convenances et par quoy il la perdit et comment depuis il trouva la porte infernale close et aussi comment et pour l'amour d'elle fouit et enlaidit toute amour femenine et se print a la masculine
Or oyez comment il se contint depuis que d'enfer fut revenus
Or oyez comment il se contint depuis que d'enfer fut revenu
Moult l'amoit Phebus tant qu'il estoit vif
Moult l'amoit Phebus tandis qu'il estoit vif
Et quant les cordes eut a son plaisir acordees en chantant prist a recorder les amours des grans dieux des cieulxqui jadis amerent les Jouvenceaulx
Et quant ses cordes eut accordees a son plaisir, en son chant print a recorder les amours des grans dieux des cieulxqui jadis amerent les jouvenceaulx
Dessus vous ay dit comment le poete Orpheuspar son chant et par sa doctrine attrait arbres et bestes sauvaiges en la montaigneou il seioit
Au livre precedent avez ouy comment Orpheus par son chat attrait arbres et bestes sauvaigels en la montaigneou il seoit tant estoit de chant de la harpe agreableque mesmes les roches le suivoient
« Or oyez notre adversaire le mauvaiz traittre qui les hommes et les iouvenceaulx amuse et si accuse nous et nos compaignes et desprise et les tient pour viles
« Or voyez nostre adversaire le mauvais traitre qui les homes et les jouvenceaulx attrait a lui et si accuse nous et nos compaignes et desprise et les tient pour viles
Toutes sommes deshonnourees et confondues
Toutes sommes deshonnourees et confondues
Se longuement le souffrons en vie et jamais n'en serons prisiez
Se longuement le souffrons envie et jamais ne serons prisees
Adont lui lancha l'une ung dart mais pas ne l'en blecha: celui recueilla la hanste qui par son doulx son fut faillie
Adonc lui lanca l'une ung dart, mais pas ne le blesça
L'autre lui rua en lieu de dartune grande roche
L'autre ha en leu de dartune roche ruee en dartquer pour la douce melodie de son chantchut tout esbahie
L'autre lui rua en lieu de dartune grande roche
L'autre lui rua en lieu de dartune grande roche
Celles qui grever le vouloient le renvahyrent et abatirent et sans merci les derveesesrachierent le boc et retournerent legierement au martire du poetequi les bras tendoit en priant merci s'il fust qui l'oyst
Et sans merci les desvoieezretournerent legierement vers le poete qui tendoit les bras en priant merci se aucun fust qui le ouyst
Ains le murdirent, c'est leur grant reproche
Ains le meurdirent et tuerent a leur grant reproche
Ha a dieux por celle saincte bouche qui soloit par son doulx chant les tourbes enchanter, luy yssi l'ame du corps
Ha a dieu par celle saincte bouche qui souloit par son doulx chant les tourbes enchante lui yssit l'ame du corps
Pareillement que cerf entre chiens que l'un tire et l'autre mort, ainsy le deschirerent celles et batirent des bastons et de roches dures affin que dars ne leur faillissent
Ainsi le descirerent celles de bastons et de roches dures affin que dars ne leur faillissent pour mieulx leur forcennerie paistre
Pour mieux leur foursennerie paistre, prez d'illec avoit ung champ ou buefz avoient et lavoureurs cultivoient pensant a y espandre semence pour en attendre fuit
Pres d'illec avoit ung champ ou beufz aroient et laboureurs cultivoient pensans y espandre semence pour en attendre fruit
Coururent les foles esrageement et les laboureurs qui virent celles esmouver contre eulx, s'enfuyent paoureusement et laisserent leurs labourages et s'esparpillerent par
Coururent les folles enragement et les laboureurs qui les virent esmouvoir contre eulx s'enfuyrent paoureusement et laisserent leurs labouraiges et s'esparpillerent partout et des desvees pillerent le froument tout a leur voulenté
Coururent les foles esrageement et les laboureurs qui virent celles esmouver contre eulx, s'enfuyent paoureusement et laisserent leurs labourages et s'esparpillerent par
Et quant li laboreour voient celes qui contr euz s'esmouvoient si vient paoureusement et tout lessent outreement
L'une saisy le coultre et l'autrel'asissil et ce qu'elles peurent trouver ravirent
L'une saisit la coutre l'autrela roe et l'autrel'aixeul et tout ce qu'elle ne peuvent trouver ravirent les oyseaulx
La langue gettoit ung plainplourant et la mort donnoit la murmure en lui plaingnant de celle injure
Hebre, la fleuve, receut sa teste et la langue qui gettoit ung plourant plain et la mer donnoit la murmure en lui plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveraisonnerent par leurs respons
Sy l'embracha aimablement et la regarda asseux et sans doubte de condicion grieve
Si l'embraça amiablement et la regarda asseur et sans doubte de condition griefve
Le succés fut encore plus malheureux que le presage; car comme la nouvelle mariée se promenoit sur l'herbe au milieu d'une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpentqui lui piqua le talon
L'évenement fût encore plus funeste que l'augure, car la nouvelle mariée se promenant sur une Pelouse avec une troupe de jeunes Nympheselle tomba morte à terre de la piqueure d'un serpentqui l'avoit morduë au talon
Le succés fut encore plus malheureux que le presage; car comme la nouvelle mariée se promenoit sur l'herbe au milieu d'une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpentqui lui piqua le talon
Car comme la nouvelle mariée couroit sur l'herbe avec une troupe de Nymphes, elle tomba morte de la morsure d'un serpent, qui l'avoit morduë au talon
Aprés qu'Orphée eut pleuré long-tems son épouse, pour attendrir par les plaintes les Divinitez du Ciel, il prit le dessein de descendre aux enfers, pour implorer le secours des Divinitez infernales
Après qu'Orphée se fût long-tems affligé de cette perte, et que par ses pleurs et par ses plaintes, il eut tâche d'émouvoir les Divinitez celestes, enfin voiant que le Ciel ne l'écoutoit point, il implora à son secours les divinitez infernales, et eut assez de hardiesse pour descendre aux Enfers
Aprés qu'Orphée eut pleuré long-tems son épouse, pour attendrir par les plaintes les Divinitez du Ciel, il prit le dessein de descendre aux enfers, pour implorer le secours des Divinitez infernales
En vain Orphée addressa ses plaintes aux Divinitez du Ciel, il se tourna vers les Infernales, et même il eût le courage de descendre aux Enfers par la porte de Tenare
Il traversa ce vaste empire qui n'est peuplé que d'ombres et de phantômes, et s'étant presenté devant le trône de Plutonet de Proserpine, il leur parla en ces termes
Ainsi aiant traversé tout cét Empire, qui n'est peuplé que de fantômes, il se rendit devant le trône de Plutonet de Proserpine, à qui sa voix et sa Lyre firent entendre ces plaintes
Puissantes Divinitez du monde souterain, où tous les hommes sont obligez de descendre, si vous me permettez de parler, et de vous dire la verité: ce n'est point la curiosité qui m'amene en vôtre Royaume; ce n'est point pour me vanter d'avoir enchaîné Cerbere, et triomphé de ce monstre à trois têtes
Ô puissantes Divinitez de ce grand et vaste monde, qui s'étend par dessous la terre, et où descendent tous ceux qui naissent pour être éternellement assujettis à vôtre Empire, si vous me permettre de parler, et de vous dire des choses vrayes, je ne suis point venu en ces lieux par une vaine curiosité, où par une ambition temeraire
Mon épouse qu'un serpent a fait mourir dans la fleur de son âge, est le motif de mon voyage
Eurydice qui fut ma femme, et qu'un serpent a fait mourir par une picqueure venimeuse est le sujet de mon voiage
Je vous conjure par ces lieux remplis d'horreur, par ce cahos effroyable, par le silence affreux qui regne dans tout ce vaste empire, de rendre la vie à Eurydice qui en a été privée avant le tems
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
Je vous conjure par ces lieux remplis d'horreur, par ce cahos effroyable, par le silence affreux qui regne dans tout ce vaste empire, de rendre la vie à Eurydice qui en a été privée avant le tems
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Tous les hommes vous doivent venir rendre hommage tôt ou tard; c'est ici leur demeure commune, où ils sont obligez de se rendre aprés avoir fait quelque sejour sur la terre
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Je ne vous demande pour toute grace pour elle, que la permission de vivre; si les destins me la refusent, je ne veux plus retourner au monde; -nous mourir
Que si les destins ne veulent point faire grace à Eurydice, je suis resolu de ne point retourner au monde; et si vous la voulez retenir, vous nous retiendrez tous deux ensemble
Ces plaintes accordées au son de sa lyrefaisoient pleurer les ombres
Aux tristes accents de sa voix accompagnés dessons plaintifs de sa lyre, les ombres et les mânes pleurent attendris
Tantale oublia sa soif, et cessa de chercher l'eau qui le fuit; la rouë d'Ixions'arrêta; les vautours ne rongerent plus le coeur de Titye; les Belides ne songerent plus à remplir leurs tonneaux; Sisiphe se reposa sur la pierre qu'il roule éternellement
Tantale ne cherche plus à saisir l'onde qui s'échappe; la roue d'Ixions'arrête; les vautours oublient de déchirer le foie de Tityus; les filles de Béluscessent d'emplir leurs urnes, et Sisyphe s'assied sur son rocher
Alors les joues des Furiesfurent baignées de larmes pour la premiere fois
Alors, dit -on, vaincues par ces accents, les Euménides sentirent pour la première fois leurs joues se mouiller de pleurs
Alors les joues des Furiesfurent baignées de larmes pour la premiere fois
Alors, pour la première fois, des larmes, ô triomphe de l'harmonie! mouillèrent, dit -on, les joues des Euménides
Elle fut renduë à Orphée à condition qu'il ne se retourneroit point pour la regarder, jusqu'à ce qu'il fût sorti des Enfers, et que sans cela on revoqueroit la grace qu'on lui faisoit
En même temps ils firent appeller Eurydice qui se promenoit avec les ombres nouvellement descenduës aux Enfers, boitant du pied dont elle avoit été morduë; et la rendirent à Orphée, à condition qu'il ne se retourneroit point pour la voir qu'il ne fût sorti des Enfers, et qu'autrement la faveur qu'il lui faisoit, seroit vaine, et sans effet
Elle fut renduë à Orphée à condition qu'il ne se retourneroit point pour la regarder, jusqu'à ce qu'il fût sorti des Enfers, et que sans cela on revoqueroit la grace qu'on lui faisoit
Orphée reçût donc sa femme avec cette condition, qu'il ne regarderoit point derriere lui jusqu'à ce qu'il fût sorti des enfers; sans quoy il perdroit encore Eurydice
Mourant pour la seconde fois elle ne se plaignit point de son époux; car de quoi -elle pû se plaindre, sinon qu'il l'avoit trop aimée
Déjà elle meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux; de quoi en effet se -elle sinon d'être aimée
Mourant pour la seconde fois elle ne se plaignit point de son époux; car de quoi -elle pû se plaindre, sinon qu'il l'avoit trop aimée
Cependant Eurydice qui mourut alors pour la seconde fois par la faute de son mari, ne s'en plaignit point en mourant; et dequoi -elle pû se plaindre si ce n'étoit d'être trop aimée
Mourant pour la seconde fois elle ne se plaignit point de son époux; car de quoi -elle pû se plaindre, sinon qu'il l'avoit trop aimée
C'en est fait! elle meurt pour la seconde fois: mais elle ne se plaint pas de son époux
Elle lui dit le dernier adieu d'une voix foible, et qu'il ne put entendre qu'avec peine
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Elle lui dit le dernier adieu d'une voix foible, et qu'il ne put entendre qu'avec peine
Elle lui dit seulement le dernier adieu d'une voix foible, et qu'il ne pût presque entendre, et retomba dans le gouffre, d'où il venoit de la retirer
Le malheureux Orphée entraîné par son desespoir, fit de nouveaux efforts pour repasser dans les Enfers, mais Caron fut inflexible et le repoussa toûjours
Le mal-heureux Orphée se desespere, il fait de nouveaux efforts pour passer dans les Enfers; mais Charon peut-être honteux d'avoir été gagné par la voix d'un homme, ne voulut plus entendre, et lui refusa le passage
Orphée demeura sept jours entiers sans manger, sur le bord du fleuve infernal
Ensuite le triste Orphée conjura l'inexorable Caron de le repasser dans les enfers; mais n'ayant pû le flechir il passa sept jours sans manger sur les bords du fleuve infernal
Sa douleur, ses regerts, ses larmes lui servirent de nourriture
Pour nourriture il avait son souci, sa souffrance et ses larmes
Sa douleur, ses regerts, ses larmes lui servirent de nourriture
Ses regrets, sa douleur, ses larmes, sont ses seuls aliments
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Orphée passa trois ans sans vouloir entendre parler de femmes; soit à cause du malheur de son premier mariage, ou qu'il eût promis à Euridice une éternelle fidélité
Il y demeura trois ans, sans vouloir entendre parler de femmes, soit que son premier mariage lui eût été trop mal-heureux, sois qu'il eût promis à Eurydice de n'avoir jamais d'amour
On dit qu'il apprit aux peuples de Thraceà quitter les femmes pour les garçons, et qu'il donna le premier l'exemple d'un amour si détestable
On dit que depuis il apprit aux peuples de Thraceà quitter les femmes pour les garçons, et qu'il fut le premier autheur d'une amour si detestable
On y vit venir de grands chênes, des forêts de peupliers, des cormiers, de tilleuls, des hêtres, des lauriers, des coudriers, des frênes, des sapins, des yeuses, des planes, des erables, des saules, le lotos, le bui toûjours verd, des bruyeres, des myrthes, et des figuiers
On y vit venir de grands Chênes, et des forêts de Peupliers, des Cormiers et des Tilleuls, des Hestres et des Lauriers, des Coudriers et des Frênes, des Sapins et des Yeuses, des Planes, des Érables, des Saules, l'Arbre qu'on appelle Lotos, le Buis qui est toûjours verd, des Bruyeres, des Myrthes et des Figuiers
On y vit venir de grands chênes, des forêts de peupliers, des cormiers, de tilleuls, des hêtres, des lauriers, des coudriers, des frênes, des sapins, des yeuses, des planes, des erables, des saules, le lotos, le bui toûjours verd, des bruyeres, des myrthes, et des figuiers
Les chênes, les peupliers, les cormiers, les tilleuls, les hêtres, les lauriers, les coudriers, les frênes et les sapins, les chênes verds et les planes; l'erable, le saule et le lotos, le buis toûjours verdoyant, les myrtes, et les figuiers avec leurs figues violetes vinrent s'y planter eux-mêmes
On y vit venir le lierre et des ormeaux entrelassez de ceps de vignes; l'arboisier chargé d'un fruit rouge, le palmier dont on fait les couronnes des Vainqueurs, le pin dont la tête est toûjours herissée; cet arbre cheri de la mere des Dieuxdepuis qu'Atis Prêtre de Cybelle, eut été privé de la figure humaine, et changé en cet arbre
On y vit venir aussi le Lierre, et des Ormeaux entre-laissez de seps de vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, dont on fait le prix des vainqueurs, et le Pin qui porte ses branches retroussées depuis le piedjusqu'à la tête, et qui est cheri de Cybele
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les bois, les bêtes, et les rochers par les charmes de son chant, une troupe de Bacchantes agitées de fureur, et revetuës de peaux sur l'estomach, apperçûrent du sommet d'une montagnecet incomparable Poëte qui chantoit ses vers sur la lyre
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tandis qu'autour de lui, par le charme de ses vers, Orphée entraîne les hôtes des forêtset les forêts et les rochers, les Ménades, qu'agitent les fureurs de Bacchus, et qui portent en écharpe la dépouille des tigreset des léopards, aperçoivent, du haut. d'une colline, le chantre de la Thrace, des sons divins de sa lyreaccompagnant sa voix
Voilà, -elle, cet homme qui méprise nôtre sexe; en prononçant ces paroles, elle lui donna dans le visage un coup de la piquequ'elle avoit à la main; mais comme elle étoit entourée de feüilles, elle le marqua seulement sans le blesser
Et en prononçant cette parole, elle lui porta sur le visage un coup de la piquequ'elle tenoit, mais comme elle étoit couverte de feuilles, elle ne fit qu'une marque sans blessure
Une autre femme prit une pierre et s'en servit comme d'un trait; mais quoi qu'elle l'eût poussée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds comme pour lui demander pardon de l'emportement de ces Femmesqui ne garderent plus de mesures, et se laisserent transporter par leur rage; on les eût prises pour des furies
Une autre lui jetta une pierre qui s'arrêta quelque temps en l'air par la voix charmante d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon d'avoir osé attenter sur sa personne
Une autre femme prit une pierre et s'en servit comme d'un trait; mais quoi qu'elle l'eût poussée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds comme pour lui demander pardon de l'emportement de ces Femmesqui ne garderent plus de mesures, et se laisserent transporter par leur rage; on les eût prises pour des furies
Une autre prit aussi-tôt une pierre, et la fit servir de trait; mais bien qu'elle l'eut jettée avec violence, elle s'arrêta en l'air par le charme de la voix d'Orphée, et vint tomber à ses pieds, comme pour lui demander pardon de la furieuse entrepriseà quoi on la faisoit servir
Cependant la voix d'Orphéeauroit charmé toutes les armes dont elles se servoient contre lui, si le grand bruit qu'elles faisoient avec leurs bassins et leurs cornets, si leurs battemens de mainset leurs hurlemens d'eussent étouffé le son de sa lyre
Contre luy cependant tout ce qui leur sert d'armes, de sa voix triomphante auroit senti les charmes, si leur son mal reglé de divers instrumens, leurs battemens de mains, leurs affreux hurlemens, leurs cornets, leurs bassins frapez avec manie n'eussent de ses accords étoufé l'harmonie
Cependant la voix d'Orphéeauroit charmé toutes les armes dont elles se servoient contre lui, si le grand bruit qu'elles faisoient avec leurs bassins et leurs cornets, si leurs battemens de mainset leurs hurlemens d'eussent étouffé le son de sa lyre
Il ne faut pourtant point douter que sa voix n'eût eu la force de charmer toutes les armes donc on se servoit contre lui, si ce grand bruit que faisoient ces femmes avec leurs bassins et leurs flûtes, si le battement de leurs mains, et si leurs hurlemens épouvantables n'eussent étouffé le son de sa Lyre, et ne l'eussent renduë sans effet
Cependant la voix d'Orphéeauroit charmé toutes les armes dont elles se servoient contre lui, si le grand bruit qu'elles faisoient avec leurs bassins et leurs cornets, si leurs battemens de mainset leurs hurlemens d'eussent étouffé le son de sa lyre
Sans doute les chants d'Orphéeauroient émoussé tous les traits; mais leurs cris, et leurs flûtes, et leurs tymbales, et le bruit qu'elles font en frappant dans leurs mains, et les hurlements affreux dont elles remplissent les airs, étouffent les sons de la lyre: la voix d'Orphéen'est plus entendue, et les rochers du Rhodopesont teints de son sang
Les pierres commencerent à être teintes de son sang
Ainsi les pierres qui auroient respecté Orphée, commencerent à le toucher et à rougir de son sang
Ces furieuses Bacchantes écarterent d'abord un nombre infini d'oiseaux, de serpens, de bêtes qui entouroient Orphée, sur lequel elles porterent leurs mains sanglantes
Premierement ces furieuses femmes écarterent les oiseaux et les serpens, et ces grandes troupes de bêtesqui étoient à l'entour de lui, et en fuite elles porteront leurs mains sanglantes sur le mal-heureux Orphée
Elles s'attrouperent autour de lui comme les oiseaux s'assemblent autour d'un hibou quand ils le rencontrent pendant le jour: ou comme les chiens qu'on lâche le matin sur un cerf dans l'amphitheâtre, et qui leur sert bientôt de curée; ainsi ces femmes attaquent Orphée de tous côtez, et le frappent avec leurs thyrses qui n'étoient pas faits pour cet usage
Elles porterent ensuite leurs sanglantes mains sur lui, et s'y jetterent en foule comme des oiseaux sur un hibou, quand ils le rencontrent en plein jour, ou comme des chiens sur un cerf qui leur sert de proye le matin dans l'arene d'un amphitheatre
Elles s'attrouperent autour de lui comme les oiseaux s'assemblent autour d'un hibou quand ils le rencontrent pendant le jour: ou comme les chiens qu'on lâche le matin sur un cerf dans l'amphitheâtre, et qui leur sert bientôt de curée; ainsi ces femmes attaquent Orphée de tous côtez, et le frappent avec leurs thyrses qui n'étoient pas faits pour cet usage
Comme les oiseaux s'assemblent à l'entour d'un Hibou, quand ils le rencontrent de jour, comme ce nombre de chiensqu'on voit le matin dans l'amphitheatre, se vont jetter sur le Cerf qui en sera bien-tôt la proye; Tout de même les Bacchantes se précipitent sur Orphée, et le frapent avec leurs Thyrses qui n'étoient pas faits pour cét usage
L'une lui jette des motes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient d'arracher; quelques-unes lui lancent des pierres; et afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en fournit
L'une lui jette des mottes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient de rompre, et la plus-part lui font la guerre avec des pierres
L'une lui jette des motes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient d'arracher; quelques-unes lui lancent des pierres; et afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en fournit
Mais afin que les armes ne manquassent pas à leur fureur, le hazard leur en presenta de nouvelles
Il y avoit prés de là deux païsans qui labouroient, les uns avec la charruë les autres avecla bêche, ils prirent tous la fuite ayant apperçû ces furieuses, et abandonnerent leur travail, laissant pas la campagne leurs charruës, leurs bêches, leurs herses, et tous les autres instrumens dont ils se servoient
Il y avoit proche de là des païsans qui labouroient, les uns avec des boeufs, et les autres à la bêche; mais aussi-tôt qu'ils apperçurent ces furieuses, ils quitterent leur travail, et les instrumens de leur travail; et la crainte qui les obligea de füir, leur fit laisser dans les chams leurs charruës, leurs herses, leurs bêches, et tout ce qui servoit à leur ouvrage
Les Bacchantes s'en saisirent; elles arracherent même les cornes des boeufs, et se jetterent armées de la sorte sur Orphée qui leur tendoit les mains pour les toucher
En même tems les Bacchantes le saisirent de toutes ces choses, et leur fureur les rendoit si fortes, qu'elles arracherent mêmes les cornes des boeufs, et avec ces nouvelles armes elles coururent sur Orphée pour achever de le perdre
Ce fut la premiere fois que ses paroles ne firent pour leur effet: ces sacrileges lui arracherent la vie; son ame qui avoit fait mouvoir les rochers charmé les bêtes farouches, et donné du sentiment aux choses les plus insensiblessortit par sa bouche
Ces sacrileges le tüerent, et son ame sortit par la bouche, qui avoit animé des rochers, qui avoit charmé les bêtes, qui avoit donné du sentiment à ce qu'il y a de plus insensible
Les membres d'Orphéefurent dispersez en plusieurs endroits
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Sa tête et sa lyre furent transportées jusque dans la mer: les flots et les vents les pousserent jusque sur les rivages de Lesbos
Ainsi sa tête et sa Lyre furent portées jusques dans la mer, et les flots et les vents les pousserent fur les rivages de Lesbos
Il y avoit là un serpent qui voyant la tête d'Orphées'approcha pour lui lecher les cheveux, et pour lui ronger le visage; mais Apollon l'en empêcha, et le changea en rocher tandis qu'il avoit la gueule ouverte auparavant qu'il pût la fermer
Il y avoit là un serpent qui voiant la tête d'Orphée, s'en approcha aussi-tôt, et vint lui lécher les cheveux; mais comme il lui alloit ronger le visage, Apollon l'en empêcha, endurcit sa gueule ouverte, et devant qu'il la pût fermer, il le convertit en rocher
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
Cependant l'ombre d'Orphéedevala dans les Enfers, où il reconnut tous les lieux qu'il avoit veus auparavant; Il y chercha Eurydice qu'il rencontra dans les Élysées, et alors il l'embrassa sans appréhension de la perdre
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
Cependant l'ombre d'Orphéeétoit allé aux Enfers, et il reconnut tous ces lieux où il étoit déjà descendu
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
Il l'embrassa avec empressement; ils se promenent ensemble dans ce séjour des ames fortunées
Ainsi ils se promenent ensemble dans ce sejour des ames heureuses, et enfin Orphée satisfait regarde sa chere Eurydice impunément et sans crainte
Tantôt il la suit, tantôt il marche devant; il regarde sa chere Eurydice sans apprehension de la perdre
Là, tantôt Orphée suit son épouse, tantôt il la précède, et il peut regarder en arrière sans perdre son Eurydice
Le dieu Hymenfut assis avec plusieurs autres dieux et deesses
Aux nopces de Iphiset Ianthe, Le dieux Hymen fut assis avecques plusieurs autres dieux et deesses
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en vola grant erre en Lyconie/ ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Erudice
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en volla grant erre en Cyconie, ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Eurydice
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en vola grant erre en Lyconie/ ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Erudice
Le dieu Hymenfut a ses nopces et quant d'illec se parti grant erre s'en ala par l'air couvert de janne couvertureen Lyconie ou semons estoit aux nopces de estrange manierede par Orpheus qui nouvelle femme devoit espouser: c'estoit Erudice qui moult estoit belle, gente et jone
A ses nopces vint sans bon eur aporter
A ces nopces vint Hymen sans bon aix aporter ne signe de ioyeustéet moult tristement se contint
A ses nopces vint sans bon eur aporter
A ces nopces vint sans bon heur apporter et y donna signe de douleur advenir, et de male fortune comme je vous diray
Et y donna signe de doleuravenir et de male fortune comme je sous diray
A ces nopces vint sans bon heur apporter et y donna signe de douleur advenir, et de male fortune comme je vous diray
Ou printemps s'en alloit l'espouse nouvelle esbatant ung jour nuz piezen ung pré plein d'herbes verdoians etillecung pasteur bel et gaillart nommé Aristeus vit la belle, laquelle il requist tantost de son amour
Au printemps s'en alloit l'espouse nouvelle esbatant ung jour nudz piedsen ung pre plain d'herbes verdoyanset illec ung pasteur bel et gaillart nommé Aristeus veit la belle, laquelle il requist tantost de son amour
Mais icelle a lui ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne pour requeste qu'il lui sceust faire, car trop et de bon cueur aimoit son nouvel espoux Orpheus
Mais icelle a luy ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne requeste qui luy sceust faire
Mais icelle a lui ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne pour requeste qu'il lui sceust faire, car trop et de bon cueur aimoit son nouvel espoux Orpheus
Et celle a lui ne se voult attorder ne habandonner pour priere ne pour resueste qu( il lui feist
Ains pour de lui eschapper se mist a la fuytte, et cellui la suyvit. Mais ainsi que la belle Eridice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Mais ainsy que la belle Erudice fuyoit, ung serpent la mordy autalon dont elle morut
Ains pour de lui eschapper se mist a la fuytte, et cellui la suyvit. Mais ainsi que la belle Eridice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Car trop et de bon cueur aymoit son nouvel espoux Orpheusains pour pour de luy eschapper se mist a la fuyte et celluy la suyvit, mais ainsi que la belle Eurydice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Ains pour de lui eschapper se mist a la fuytte, et cellui la suyvit. Mais ainsi que la belle Eridice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Ains pour eschapper de lui se mist à la fuitte et cestui a la suivir
Quant Orpheus sceut que par soudaine meschance avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le raconter
Quant Orpheus sceut que par soubdaine deffortune avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le racompter
Quant Orpheus sceut que par soudaine meschance avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le raconter
Quant Orpheus seut que par soubdaine mescheance avoit perdue son espeuse, il s'en complaindy et dolousa tant que trop long seroit a raconter
Et quant par le monde l'eust longuement plouré, en enfer voulut descendre et aller voir s'il pourroit ravoir et recouvrer s'amie, et se a ce pourroit mouvoir
Et quant assez l'eut ou monde plourée, en Enfer voult descendre et aller pour veioir s'il pourroit ravoir s'amie et a ce porroit mouvoir
Et quant par le monde l'eust longuement plouré, en enfer voulut descendre et aller voir s'il pourroit ravoir et recouvrer s'amie, et se a ce pourroit mouvoir
Et quant par le monde l'eust longuement plouree en enfer voulut descendre et aller veoir s'il pourroir ravoir et recouvrer s'amye et se a ce pourroit mouvoir
Il tenoit la herpe entre ses bras et en touchoit les cordes et de sa bouche se print a chanter telle chançon
Il renoit sa harpe entre ses bras et en touchoit les cordes: et de la bouche se print à chanter telle chanson
Il tenoit la herpe entre ses bras et en touchoit les cordes et de sa bouche se print a chanter telle chançon
Il tenoit sa harpe et en touchant les cordes prist à chanter tele chanson
« Dieux infernaulx en tenebres regnans en la charte pleine d'obscuritéou vous estes tout le monde tenans a ce submise est toute humanité, pour essaier vostre crudelité et regarder vostre gouvernement pas en ce lieu ne me suis transporté, erudice demande seulement
Dieulx infernaulx en tenebres regnans en la chartre plaine d'obscuritéoù vous estes tout le monde tenans à ce submise est toute humanité pour essaier vostre gouvernement pas en ce lieu ne me suis transporté eurydice demande seulement
Quant le serpent tellement la blessa qu'elle mourut et vint avecques vous, si asprement mon cueur se courroussa que j'en souffry plus que mortel courroux
Quand le serpent tellement la blessa qu'elle mourut et vint avecques vous si asprement mon cueur se courroucea que j'en souffry plus que mortel courroux
Je viens icy succumbé de tourment pour vous faire une requeste a tous, erudice demande seulement
Ma femme estoit, j'estoie son espoux je viens icy succumbé de tourment pour vous offrir une requeste à tous eurydice demande seulement
Jadis Pluto Proserpine ravit par feu d'amourset ceans la bouta. mais toutesfois quant voz tourmens el vit, point esbahi ne suis s'elle doubta
Jadis Pluto Proserpine ravit par feu d'amours, et ceans la bouta mais toutesfois quant voz tormens y vit point esbahy ne suis s'elle doubta, et je suis seur que ceste grande doubte a mon espouse, si vous pry doulcement escoutez moy, se onc homme on escouta, eurydice demande seulement
Quant maintenant vous me la baillerez, pour demener avec moy train d'amours, riens n'y perdrez puis que vous la raurez finablement, mais qu'elle ait fait son cours. car tous humains en la fin de leurs joursviennent ceans a vostre jugement
Quant maintenant vous me la baillerez pour demener avec moy train d'amoursrien n'y perdrez puis que vous la raurez finablement, mais qu'elle ait faict son cours car tous humains en la fin de leurs joursviennent ceans à vostre jugement
Mais je vous pry que me donnez secours, erudice demande seulement
Mais je vous pry que me donnez secours, eurydice demande seulement
a insi, comme vous avez oÿ, dit Orpheus son lay devant l'infernal manoir, si doulcement que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa herpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Ainsy comme vous avez ouy dist Orpheus les lais devant infernal manoir sy docement que pour la douceur du son de sa harpeles tristes ames qui là estoient en oublierent leur paines
a insi, comme vous avez oÿ, dit Orpheus son lay devant l'infernal manoir, si doulcement que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa herpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Orpheus devant l'infernal manoir, si doulcement chanta que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa harpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Tantalus oublia la soif, Yxion qui delez lui estoit en laissa la roue reposer
Tantalus en oublia sa soif, Ixion qui pres de luy estoit en laissa la roe reposer
Tantalus oublia la soif, Yxion qui delez lui estoit en laissa la roue reposer
Tantalus en oublia son soif et Ixion qui lez lui estoit en laissa la roe reposer
Sisifus mist jus la roche qui le travailloit
Sisyphus mist ius la roche qui le travailloit
Et Ticius laissa a donner aux voultours son gisier à rongier: et les Belidiennes sans la fontaine espuiser, mirent jus leurs seaulx et leurs tamis
Siziphus mist ius la roche qui le traveilloit et Ticius laissa a donner aux ostoirs son uigier a ronger et les Belidiennes sans la fontaine epuisier mirent ius les seaulx sans fons et les tamis
Et Ticius laissa a donner aux voultours son gisier à rongier: et les Belidiennes sans la fontaine espuiser, mirent jus leurs seaulx et leurs tamis
Et Ticyus laissa à donner aux voultours son gisier à rongier, et les Belidiennes laissans la fontaine à espuiser mirent ius leurs cribles
Et se veritable est la renommee qui ce me fait acroire et entendre
Et se veritable est la renommee qui ce me faictà croire et entendre, les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la harpeploroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit advenu ne peu advenir
Et se veritable est la renommee qui ce me fait acroire et entendre
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
Les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la herpepluroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit avenu ne peut avenir
Et se veritable est la renommee qui ce me faictà croire et entendre, les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la harpeploroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit advenu ne peu advenir
Les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la herpepluroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit avenu ne peut avenir
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
La royne Proserpinene se pouoit abstenir de lermoyer et le roy d'enferne pouoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
La royne Proserpinene se povoit abstenir de larmoyer; le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire à Orpheus chosequ'ilz luy demandast
La royne Proserpinene se pouoit abstenir de lermoyer et le roy d'enferne pouoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
La roynne ne se peut abstenir de larmoyer ne le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
Si fut Erudice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Si fut Eurydice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Si fut Erudice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Lors le roy et la roynne commanderent que appellee fust Erudice qui estoit en la vallee ombreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Lors apparut Erudice qui aloit clochant par la playe qu'elle avoit au pied
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Lors apparut Euridice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pied par le serpent
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Moult fut Orpheus joyeulx quant venir la vit
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Moult fut Orpheus ioyeulx quant venir la veyt
Elle lui fut rendue par tel convenant que sans à jamais la pouvoir recouvrer il ne se retournast ne regardast derriere luy, jusques à ce qu'elle fust totalement hors des tourmens infernaulx, et qu'il allast devant
Elle luy fut rendue par tel convenant que il ne se retornast ne regardast derriere luy jusques à ce qu'elle fust totalement hors de tormens infernaulx et qu'il allast devant et elle le suyvroit derriere ou autrement jamais n'en ystroit
Elle lui fut rendue par tel convenant que sans à jamais la pouvoir recouvrer il ne se retournast ne regardast derriere luy, jusques à ce qu'elle fust totalement hors des tourmens infernaulx, et qu'il allast devant
Elle lui fut baillie et rendue par tel convenant que sans la recouvrer jamaiz il ne se retournast ne regardast derriere lui jusques a ce qu'elle fust totalement hors du tenement infernal et qu'elle voise devant et elle le suivra derriere ou autrement jamaiz n'en ysceroit
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plein de tenebreuse obscurité, et moult forvoiable chemin l'un devant et l'autreaprés se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Lors par ung sentier moult roide et estroit plain de durtéet d'obscurté et fournoiable l'un devant et l'autreapres de mirent en chemin
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plein de tenebreuse obscurité, et moult forvoiable chemin l'un devant et l'autreaprés se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plain de tenebreuse obscurité et forvoyable chemin l'ung devant, et l'autre apres se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Tant cheminerent que ja estoient pres tout de hors du pourpris infernal, quant Orpheus, qui d'amour estoit espris, desirant de veoir s'amie et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que ia estoient prez tout dehors du pourpris infernal quant Orpheusqui d'amour estoit espriz desirant de veioir son amie et doubtant que pas ne le suivist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que ja estoient pres tout de hors du pourpris infernal, quant Orpheus, qui d'amour estoit espris, desirant de veoir s'amie et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que jà estoient pres tout dehors de pourpris infernal, quant Orpheus qui d'amour estoit espris desirant de veoir s'amye et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Et incontinent elle s'esvanoÿst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Et incontment celle de ses yeulx s'esvanuy et retourne en infer
Et incontinent elle s'esvanoÿst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Et incontinent elle s'esvanouyst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Mais riens ne print fors vent et ainsi se partit Erudice de son amyet mourut de seconde mort
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Mais riens ne print fors vent et ainsi se partit Erudice de son amyet mourut de seconde mort
Orpheus tendy ses mains et retenir la cuide mais riens ne prist fors vent et ainsy se departi Erudice de son amiet morut de seconde mort
Mais riens ne print fors vent et ainsi se partit Erudice de son amyet mourut de seconde mort
Et ainsi se partit Eurydice de son amyet mourut de seconde mort, mais de luy ne se peut plaindre, fors de trop aymer
Mais de lui ne se peut plaindre, fors de trop aimer
Maiz d'elle ne se peut plaindre fors de trop amer
Mais de lui ne se peut plaindre, fors de trop aimer
Et ainsi se partit Eurydice de son amyet mourut de seconde mort, mais de luy ne se peut plaindre, fors de trop aymer
Le dernier salut luy rendit que a peines l'entendit Orpheus
Le dernier salul luy rendit que à peine l'entendit Orpheus
Forment se plaignoit de la seconde mort de s'amieet voulut retourner pour trouver la mort mais la porte trouva fermee
Forment se plaignoit de la seconde mort se s'amye, et voulut retourner pour trouver la mort, mais la porte trouva fermee
Et le portier qui la gardoit lui retarda son chemin et si lui dist que jamais recouvrer ne la pourroit
Et le portier qui la gardoit luy retarda son chemin et si luy dist que jamais recouvrer ne la pourroit
Quant Orpheus vit que plus entrer ne pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amieet pour la perte
Quant Orpheus veyt que plus n'e entreroit sur la rive du fleuve infernal fursept jours plourant pour la perte et la seconde mort se s'amie sans mengier et sans boire vivoit lui soustenant de son dueil
Quant Orpheus vit que plus entrer ne pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amieet pour la perte
Quant Orpheus vit que plus entrer n'y pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amyeet pour la perte d'icelle, sans manger et sans boyre vivoit luy sostenant de son dueil
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amie ainsi lui detenoient
Moult tenoit les dieux d'enfer felons
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amie ainsi lui detenoient
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amye ainsi detenoient
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine, fuyant tout amour femenine et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans chamberiere, fuyant toute amour femenine, et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine, fuyant tout amour femenine et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en revint Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine fuiant toute femenine amour et mettant toutes femmes en reffus et en desdaing
Ce nonobstant plusieurs damoiselles l'aymerent qui en lui pou conquirent Car jouÿr n'en peurent
Ce non obstant, plusieurs damoiselles l'aymerent qui en luy peu d'amour conquirent
Ce nonobstant plusieurs damoiselles l'aymerent qui en lui pou conquirent Car jouÿr n'en peurent
Non pourquant pluiseurs l'amerent qui petit conquirent, car iouyr ne peurent de lui
Il ne les daignoit oÿr dont moult de lui se plaignoient
Il ne les daignoit ouyr dont moult le complaindirent
Il ne les daignoit oÿr dont moult de lui se plaignoient
Il ne les daignoit ouyr dont moult de luy se plaignoient
Dessus ung tertre en ung champ plain d'erbe verdoiantou point d'ombre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa herpe de laquelle il fist les cordes raisonner par son atouchement
Dessus ung tertre en ung champ plain d'herbe verdoiantou point de umbre n'avoit s'assist le poete puis prist la harpe et en fist les cordes resonner
Dessus ung tertre en ung champ plain d'erbe verdoiantou point d'ombre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa herpe de laquelle il fist les cordes raisonner par son atouchement
Dessus ung terte en ung champ plain d'herbe verdoyantou point d'umbre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa harpe de laquelle il fist les cordes resonner par grande armonie
Lors vindrent environ lui pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur oirent du melodieux son
Lors vindrent environ luy pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur ouyrent du melodieux son
Lors vindrent environ lui pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur oirent du melodieux son
Lors vindrent la pour lui umbroyer arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la douceur ouyrent du son
A cest assemblement vindrent arbres portans fruis de diverses sortes comme amandiers, lauriers, neffliers, cipres, corneilliers et mouriers, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestriers, cerisiers, pruniers, et autres arbres pardurables de verdeur
A cest assamblement vindrent arbres portans les alies: lauriers, mespliers, chiphos, fresnses, cornilliers, mouriers, chesnes, plasnes errables, peschiers, genestriers, et pluseurs bois pardurables de verdeur
A cest assemblement vindrent arbres portans fruis de diverses sortes comme amandiers, lauriers, neffliers, cipres, corneilliers et mouriers, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestriers, cerisiers, pruniers, et autres arbres pardurables de verdeur
À cest assemblement vindrent arbres portans fruitz de diverses sortes come amandiers, lauries, nesfliers, corneilliers, et meuries, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestries, cerisies, pruniers et aultres arbres perdurables de verdeur
Si y vindrent figuiers, sapin et les arbres qui le basme portent
Sy y vindrent figuiers .jts. Sapins et les arbres qui le basme portent
Si y vindrent figuiers, sapin et les arbres qui le basme portent
Si y vindrent figuiers: sapins et les arbres qui le basme portent
Encore y vindrent oliviers, aubespins et plusieurs autres arbres portant noix
Encore y vindrent oliviers, aubespins et plusieurs aultres arbres portant noix
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Cybelle y amena Athin qui fut mue en pin et vint aussi avec lui le Cipres qui jadis avoit estre enfant et nouvellement estoit mué en un arbre
Cibelle y mena Athin qui fut muez en pin et vint avec lui le Cyprez qui jadis avoit este enfant et nouvellement estoit muez en arbre
Cybelle y amena Athin qui fut mue en pin et vint aussi avec lui le Cipres qui jadis avoit estre enfant et nouvellement estoit mué en un arbre
Cybelle y amena Athys qui fut mué en pin et vint aussi avec luy le cyprès qui jadis avoit esté enfant et nouvellement estoit mué en ung arbre, moult l'aymoit Phebus tandis qu'il estoit vif
e ntour le dessus dit poete Orpheuss'assemblerent moult grant tourbe et multitude d'arbres
Entour le dessusdit poete Orpheuss'assemblerent moult grant tourbe et multitude d'arbres
Il se seoit au millieu de la plaine comme ditest ou plusieurs bestes sauvaiges et oyseaulx de divers plumaigesse assemblerent ou il attrempoit et accordoit les cordes de sa harpedont il sourdoit delectable son
Il se seoit ou millieu de la plaine come dit est ou plusieurs bestes sauvaiges et oyseaulx de divers plumagesse assemblerent ou il attrempoit et accordoit les cordes da sa harpe dont il sourdoit delectable son
Mais par la doulce melodie du chantcheit celle roche devant les piez d'Orpheusainsi comme pour humilier et mercy prier
Mais par la douce melodie du chat cheycette roche devant les piedz de Orpheusainsi comme pour humilier et crier mercy, dont doubla la grande deruerie et la rage des faulses femmes plaines d'irequant les roches virent ressortir pour la douceur de la lire
Mais par la doulce melodie du chantcheit celle roche devant les piez d'Orpheusainsi comme pour humilier et mercy prier
Mais par la doulce melodie du chantcheut celle pierre devant les piedz Orpheusainsi come pour se humilier et mercy prier
Adont doubla la forsennerie et desverie des faulses femmes plaines de yre
Adonc doubla la forcenerie des faulces femmes plaines de ire, quant elles virent les pierres ressortir par la doulceur de son instrument
Quant elles veirent les roches ressortir par la doulceur de son instrument, lors firent entr'elles crieries et noises et sonnerent bussines pour amortir et amoindir le son de la melodie de la harpe
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent buccines pour amortir et amoindrir le son de la melodie de son harpe, affin que riens ne le ouyst, qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu ouyr tonner
Affin que riens ne le oyst qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu oyr tonner
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent bruismes pour amortir et aneantir le son de la melodie, affin que riens ne loist qui s'en peust esmouvoir tant que on ne oyst tonner
Affin que riens ne le oyst qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu oyr tonner
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent buccines pour amortir et amoindrir le son de la melodie de son harpe, affin que riens ne le ouyst, qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu ouyr tonner
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterongierent, car de rien ne le deporterent puis que le doulx chant de la harpeplus ne ouyrent
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterongierent, car de rien ne le deporterent puis que le doulx chant de la harpeplus ne ouyrent
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterougirent car de riens ne le deporterent, puis que son doulx son ne oyrent
Ains lui firent de pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'envie
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Ains lui firent de pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'envie
Ains lui firent du piz qu'elles peurent si comme celles qui le hayoient et qui avoient les cuers plains de vie
Oyseaulx, serpens et sauvagine laisserent Orpheus seul qui naguaires environ lui avoit attrait et assemblé
Oyseaulx, serpens et sauvaigines laisserent Orpheus seul qui nagaires environ lui les avoit attrait et assamblee
Oyseaulx, serpens et sauvagine laisserent Orpheus seul qui naguaires environ lui avoit attrait et assemblé
Oyseaulx, serpens, et saulvaigine laisserent Orpheus seul qui nagueres environ luy avoit attraict et assemblé
Celles qui grever le vouloient le rassaillirent et abbatirent
Celles qui grever le vouloient le rassaillirent et abbatirent
Mais pour riens qu'il deist, il ne pouvoit esmouvoir les folles ad ce que pitie ne merci eussent de lui
Mais pour riens qu'il desist il ne peut esmouvoir les foles a ce que merci ne pitié eussent de lui
Mais pour riens qu'il deist, il ne pouvoit esmouvoir les folles ad ce que pitie ne merci eussent de lui
Et sans mercy les desvoyeesretournerent legierement vers le Poete qui tendoit les bras en criant mercy se aulcun fust qui le ouyst, mais pour rien qu'il dist il ne pouvoir esmouvoir les folles à ce que pitié ne mercy eussent de luy, ains le meuldrirent et tuerent à leur grand reproche
Et sans merci les desvoieezretournerent legierement vers le poete qui tendoit les bras en priant merci se aucun fust qui le ouyst
Celles qui grever le vouloient le renvahyrent et abatirent et sans merci les derveesesrachierent le boc et retournerent legierement au martire du poetequi les bras tendoit en priant merci s'il fust qui l'oyst
Et sans merci les desvoieezretournerent legierement vers le poete qui tendoit les bras en priant merci se aucun fust qui le ouyst
Et sans mercy les desvoyeesretournerent legierement vers le Poete qui tendoit les bras en criant mercy se aulcun fust qui le ouyst, mais pour rien qu'il dist il ne pouvoir esmouvoir les folles à ce que pitié ne mercy eussent de luy, ains le meuldrirent et tuerent à leur grand reproche
La sauvagine et les dures roches firent signe de dueilpour l'amour du poete
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
La sauvagine et les dures roches firent signe de dueilpour l'amour du poete
Aussi oyseaux desplumez de leurs plumes, et les arbres de leurs feuillesfirent signe de dueilpour l'amour du poete
Et les fleuves s'en douloient et tant plouroient qu'il en tarirent et secherent en plusieurs lieux
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
Et les fleuves s'en douloient et tant plouroient qu'il en tarirent et secherent en plusieurs lieux
Et les fleuves s'en douloient, et tant pleurerent qu'ilz en tarirent et seicherent en plusieurs lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Hebre, la fleuve, receut sa teste et la langue qui gettoit ung plourant plain et la mer donnoit la murmure en lui plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveraisonnerent par leurs respons
La langue gettoit ung plainplourant et la mort donnoit la murmure en lui plaingnant de celle injure
Hebre, la fleuve, receut sa teste et la langue qui gettoit ung plourant plain et la mer donnoit la murmure en lui plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveraisonnerent par leurs respons
Hebrus le fleuve de Thracereceut sa teste et sa langue, qui gectoit ung pleurant plainct, et la mer donnoit la murmure en elle plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveresonnerent par leurs respons
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire flotterent tant que en parfonde mer parvindrent desse l'erbe yssi de la riviere
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente qui trouva le chief du divin poete gisanta la riviere
Une crueuse serpente qui trouva le chief du divin poete quisant a la rive, se sassist sus la gueule baee et mengier la cuida
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente qui trouva le chief du divin poete gisanta la riviere
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente, qui trouva le chief du divin poete gisant à la rive
Si s'assist dessus la gueule bayé et menger le cuida
Si s'assist dessus la gueulle bee et manger le cuyda, mais Phebus sans demeurance voulut le chief de son filzrescourre
Mais Phebus sans demourence voulut le chief de son vilz rescourre et ainsi que la serpente la voulut devorer, Phebus la mue en dure pierre de telle formeet de telle laideur, comme par devant sa muance estoit
Et ainsi que la serpente le voulut devorer, Phebus la mua en dure pierre de telle formeet de telle laideur comme par devant la muance estoit
Mais Phebus sans demourence voulut le chief de son vilz rescourre et ainsi que la serpente la voulut devorer, Phebus la mue en dure pierre de telle formeet de telle laideur, comme par devant sa muance estoit
Maiz Phebus sans demourance vint le chief de son chier filzrescourre et ainsy que la serpente le voult devorer, Phebus la mua en dure pierre de tele formeet de telle laideur comme par avant sa muance estoit
L'ame de Orpheusdescendit en enfer sans demourance ou il vit la valee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
L'ame de Orpheusdescendit en Enfer sans demeurance où il vit la vallee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
L'ame de Orpheusdescendit en enfer sans demourance ou il vit la valee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
L'ame de Orpheus descendy en enfersans demourance, ou il vey la valee tenebreuse et les regnes que par avant avoit veux
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit et si y trouve son espouse qu'il avoit desiree longuement
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit, et si y trouva son espouse qu'il avoit desiree longuement, si l'embrassa amiablement, et la regarda seur et sans doubte de condition griefve
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit et si y trouve son espouse qu'il avoit desiree longuement
Bien recongnut les lieux et la piteuse compaigne qui la esoit et y trouva son espeuse qui longuement avoit desiree
Et je suis seur que ceste grant doubte a mon espouse
Je suis venu pour mon épouse
Et je suis seur que ceste grant doubte a mon espouse
Je viens chercher mon épouse
Dessus avez oÿ comment Yphis devint ung beau jouvencel et comment il espousa Yentà s'amye
Dessus avez oy comment Yphis filledevint filz et prist femme
Or ne scay la cause pour quoy, ou pour ce qu'il l'avoit prins à Erudice, ou pour ce que tant lui en estoit mesavenu, mais toutes femmes avoit en haine, reffus et desdaing
Or ne scay pourquoy ou pour ce qu'il l'avoit promis à Erudice, ou pour ce que tant s'en estoit mesavenu
Orpheus fut cellui qui premier aprint ceulx de Trace a eulx retraire d'amour femenine: et faire leur deduit avec jeunes damoiseaulx, dont ceulx de Trace en sont encores tous entachiez
Orpheus fut cellui qui premier eprist ceulx de Trace a retraire d'amour femenine et à faire des iones damoiseaulx leur deduit dont ceulx de Trace sont tous entachiez
Par ceste hystoire peut estre ceste fable veritable, si comme le livre raconte
Par ceste hystoire puet estre veritable ceste fable sicomme le conte le recorde
Laquelle mourut en fiançailles par la morsure d'ung serpentdont tel dueil eut pour sa mort que oncques puis n'eut de femme cure, et qu'il en fouyt tout femenine amour Mais pour son dueil reconforter il se voulut deporter avec les jouvenceaulx masles, desquelz en lieu de femmesil usoit
Mais pour son dueil reconforter il se voult deporter a masle dont il usoit en lieu de femme
Laquelle mourut en fiançailles par la morsure d'ung serpentdont tel dueil eut pour sa mort que oncques puis n'eut de femme cure, et qu'il en fouyt tout femenine amour Mais pour son dueil reconforter il se voulut deporter avec les jouvenceaulx masles, desquelz en lieu de femmesil usoit
Orpheus prist Erudice a espeuse laquelle morut en les espousailles par ung serpent qui la mordi dont le poete eut tel dueil pour la mort qu'oncques puis n'eut de femme cure et qu'il fouy toute amour femmenine
S'y en perdit depuis et l'ame et le corps: si comme vous orrez cy epres en l'ystoire dieu
Sy en perdy depuis l'ame et le corps si comme vous pourrez oyr avant s'il est qui le vous retraie et raconte
Trop est oultre mesure cruel et contre nature ce vice, pour quoy il le fait mauvais maintenir
Trop est oultre mesure cruele ceste amour et contre nature s'ile faut mauvais maintenir
Dessus aves oÿ de la mort de Eurydiceque le serpent mordit ou talon
Dessus avez ouy de la mort Erudiceque le serpent mordy laquelle descendi en enfer
Laquelle descendit en enfer puis comment elle fut rendue a son espoux et par quelles convenances et par quoy il la perdit et comment depuis il trouva la porte infernale close et aussi comment et pour l'amour d'elle fouit et enlaidit toute amour femenine et se print a la masculine
Puis comment elle fut rendue a son espoux et par quelles convenances, parquoy il la perdy et comment il trouva depuis la porte infernale close, et comment il la ploura longuement, et pour l'amour d'elle fouy toute amour femenine et se prist a la masculine
Or oyez comment il se contint depuis que d'enfer fut revenu
Or oyez comment il se contint depuis que d'enfer fut revenus
Moult l'amoit Phebus tandis qu'il estoit vif
Moult l'amoit Phebus tant qu'il estoit vif
Et quant ses cordes eut accordees a son plaisir, en son chant print a recorder les amours des grans dieux des cieulxqui jadis amerent les jouvenceaulx
Et quant les cordes eut a son plaisir acordees en chantant prist a recorder les amours des grans dieux des cieulxqui jadis amerent les Jouvenceaulx
Au livre precedent avez ouy comment Orpheus par son chat attrait arbres et bestes sauvaigels en la montaigneou il seoit tant estoit de chant de la harpe agreableque mesmes les roches le suivoient
Dessus vous ay dit comment le poete Orpheuspar son chant et par sa doctrine attrait arbres et bestes sauvaiges en la montaigneou il seioit
« Or voyez nostre adversaire le mauvais traitre qui les homes et les jouvenceaulx attrait a lui et si accuse nous et nos compaignes et desprise et les tient pour viles
« Or oyez notre adversaire le mauvaiz traittre qui les hommes et les iouvenceaulx amuse et si accuse nous et nos compaignes et desprise et les tient pour viles
Toutes sommes deshonnourees et confondues
Toutes sommes deshonnourees et confondues
Se longuement le souffrons envie et jamais ne serons prisees
Se longuement le souffrons en vie et jamais n'en serons prisiez
Adonc lui lanca l'une ung dart, mais pas ne le blesça
Adont lui lancha l'une ung dart mais pas ne l'en blecha: celui recueilla la hanste qui par son doulx son fut faillie
L'autre lui rua en lieu de dartune grande roche
L'autre lui rua en lieu de dartune grande roche
Ains le meurdirent et tuerent a leur grant reproche
Ains le murdirent, c'est leur grant reproche
Ha a dieu par celle saincte bouche qui souloit par son doulx chant les tourbes enchante lui yssit l'ame du corps
Ha a dieux por celle saincte bouche qui soloit par son doulx chant les tourbes enchanter, luy yssi l'ame du corps
Pour lui plourerent les nymphes qui les congnoissoient, et les arbres ainsi comme les oyseaulx desplument leurs plumez et les arbres de leurs feuilles
Ainsy comme les oyseaulx desplument leurs plumes et les arbres leurs fueules
Pour lui plourerent les nymphes qui les congnoissoient, et les arbres ainsi comme les oyseaulx desplument leurs plumez et les arbres de leurs feuilles
Pour lui plourerent maintes larmes les nymphes qui le congnoissoient et les arbres
Ainsi le descirerent celles de bastons et de roches dures affin que dars ne leur faillissent pour mieulx leur forcennerie paistre
Pareillement que cerf entre chiens que l'un tire et l'autre mort, ainsy le deschirerent celles et batirent des bastons et de roches dures affin que dars ne leur faillissent
Pres d'illec avoit ung champ ou beufz aroient et laboureurs cultivoient pensans y espandre semence pour en attendre fruit
Pour mieux leur foursennerie paistre, prez d'illec avoit ung champ ou buefz avoient et lavoureurs cultivoient pensant a y espandre semence pour en attendre fuit
Coururent les folles enragement et les laboureurs qui les virent esmouvoir contre eulx s'enfuyrent paoureusement et laisserent leurs labouraiges et s'esparpillerent partout et des desvees pillerent le froument tout a leur voulenté
Coururent les foles esrageement et les laboureurs qui virent celles esmouver contre eulx, s'enfuyent paoureusement et laisserent leurs labourages et s'esparpillerent par
L'une saisit la coutre l'autrela roe et l'autrel'aixeul et tout ce qu'elle ne peuvent trouver ravirent les oyseaulx
L'une saisy le coultre et l'autrel'asissil et ce qu'elles peurent trouver ravirent
Si l'embraça amiablement et la regarda asseur et sans doubte de condition griefve
Sy l'embracha aimablement et la regarda asseux et sans doubte de condicion grieve
Le pouvoir de ce Dieuest connu dans le Ciel et sur la Terre; je ne sai s'il l'est autant dans les Enfers: je crois cependant que son Empire n'y est pas ignoré; et si ce que l'on raconte de l'Enlevement de Proserpine est veritable, c'est l'amour qui a formé les trendres liens qui vous unissent avec elle
La puissance de ce dieuest établie sur la terre et dans le ciel; je ne sais si elle l'est aux enfers: mais je crois qu'elle n'y est pas inconnue; et, si la renommée d'un enlèvement antiquen'a rien de mensonger, c'est l'amour qui vous a soumis; c'est lui qui vous unit
Je vous conjure donc, Grand Dieu, par ces lieux remplis d'horreur, pas ce cahos, par ce triste silence de rendre à mon Épouse une vie que la Parque lui enleva dans le fleur de son âge
Je vous prie donc par ces lieux pleins d'effroy, par l'immense étenduë de ce cahos, et par le silence éternel qui regne dans vôtre Empire, je vous conjure, vous dis -je, de rendre la vie à Euridice que les Parques lui ont ôtée prématurément
Tout ce qui respire vous appartient, et après avoir demeuré quelque tems sur la Terre, nous devons tous nous rendre ici, les uns plûtôt les autres plus tard
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Ce sejour est notre derniere demeure, et vous pouvez vous vanter d'avoir l'Empire le plus étendu de l'Univers
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Tantale cessa de courir après l'eau qui le fuit
Tantale cessede poursuivre l'onde qui le fuit
Il lui tendit les bras; mais n'embrassa qu'une vapeur legere
Le malheureux Orphée lui tend les bras, Il veut se jeter dans les siens: il n'embrasse qu'une vapeur légère
Eurydice soumise une seconde fois à l'Empire de la Mort, ne fit aucune plainte contre son Époux
Eurydice est morte une seconde fois
Helas! elle n'auroit eu à se plaindre, que d'avoir été trop aimée
Ainsi la malheureuse Eurydice mourût encore une fois, n'ayant à se plaindre de son mari que d'en avoir été trop aimée
Elle lui dit le dernier Adieu, mais d'une voix si foible qu'à peine -elle entendue
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Elle lui dit le dernier Adieu, mais d'une voix si foible qu'à peine -elle entendue
Elle luy dit adieu pour la derniere fois, mais si bas qu'à grand peine il entendit sa voix, il la voit retourner en sa premiere place
Il demeura sept jours et sept nuit sur les Rives du Fleuve infernal, sans d'autre nourriture que ses larmes, et sa douleur, et l'inflexible Caron refusa toûjours de le passer dans sa Barque
Toujours refusé, il reste assis sur la rive infernale, ne se nourrissant que de ses larmes, du trouble de son âme, et de sa douleur
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Enfin après s'être plaint de la crüauté des Dieux Infernaux, il se retira sur le mont Rhodope, et sur le mont Emus toûjours battu desAquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Le chagrin, l'affliction et les larmes lui servoient de nourriture, et aprés s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux infernaux, il retourna sur le mont Rhodopeet sur les rives de l'Hemusdont les flots sont le joüet des Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Là trois années s'écoulerent sans qu'il eût voulu entendre parler d'aucune Femme, et quoiqu'il eût inspiré de tendres sentimens à un grand nombre de belles Nymphes, il n'eut pour elles que du mépris; soit que le malheur qui lui étoit arrivé lui eût donné cette indifference, soit qu'il eût promis à Eurydice une fidelité éternelle
Il y demeura trois ans, sans vouloir entendre parler de femmes, soit que son premier mariage lui eût été trop mal-heureux, sois qu'il eût promis à Eurydice de n'avoir jamais d'amour
Sur la Montagne où Orphée avoit choisi sa retrait étoit une belle plaine toûjours couverte de Gazon, mais qui n'étoit ombragée par aucun Arbre
Orphée monta un jour sur une colline où il y a avoit une plaine couverte d'un vert gazon, sans être ombragée d'aucun arbre
Dès que ce Divin Chantre s'y fut assis, et qu'il eût commencé à toucher les cordes de sa Lyre, les Arbres d'alentour sensiblesaux doux sons qu'elle rendoit, y vinrent en foule, les Chênes les Corniers, les Tilleuls, les Hêtres, les Lauriers, les Coudriers, les Frênes, les Sapins, les Yeuses, les Planes, les Érables, les Saules, les Lotos, le Bui toûjours verd, les Bruyeres, les Myrthes et les Figuiers
Les chênes, les peupliers, les cormiers, les tilleuls, les hêtres, les lauriers, les coudriers, les frênes et les sapins, les chênes verds et les planes; l'erable, le saule et le lotos, le buis toûjours verdoyant, les myrtes, et les figuiers avec leurs figues violetes vinrent s'y planter eux-mêmes
On y vit paroître aussi le Lierre et les Ormeaux entrelassez de Seps de Vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, le Palmier dont on couronne les vainqueurs et le Pin dont la tête touffue porte des branches herissées
Le lierre rempant, et l'ormeau tout entrelassé de septs de vignes, l'orme, et l'arbre qui produit la resine, l'arboisier chargé de fruit rouge, et le palmier qui couronne les vainqueurs, allerent aussi vers Orphée
On y vit paroître aussi le Lierre et les Ormeaux entrelassez de Seps de Vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, le Palmier dont on couronne les vainqueurs et le Pin dont la tête touffue porte des branches herissées
On y vit venir aussi le Lierre, et des Ormeaux entre-laissez de seps de vigne, l'Arboisier chargé d'un fruit rouge, dont on fait le prix des vainqueurs, et le Pin qui porte ses branches retroussées depuis le piedjusqu'à la tête, et qui est cheri de Cybele
Orphée attiroit ainsi par la douceur de son chant, les Animaux, les Arbres et les Rochers, lorsque les Femmes de Thrace couvertes de peaux de bêtes feroces, l'apperçurent sur le Mont Rhodope, qui accordoit sa Lyre au son de sa voix
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Les Bacchantes s'en saisirent, arracherent même les Cornes de Boeufs, et vinrent fondre sur Orphée avec de nouvelles armes
En même tems les Bacchantes le saisirent de toutes ces choses, et leur fureur les rendoit si fortes, qu'elles arracherent mêmes les cornes des boeufs, et avec ces nouvelles armes elles coururent sur Orphée pour achever de le perdre
Aux nopces de Iphiset Ianthe, Le dieux Hymen fut assis avecques plusieurs autres dieux et deesses
Le dieu Hymenfut assis avec plusieurs autres dieux et deesses
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en volla grant erre en Cyconie, ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Eurydice
Le dieu Hymenfut a ses nopces et quant d'illec se parti grant erre s'en ala par l'air couvert de janne couvertureen Lyconie ou semons estoit aux nopces de estrange manierede par Orpheus qui nouvelle femme devoit espouser: c'estoit Erudice qui moult estoit belle, gente et jone
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en volla grant erre en Cyconie, ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Eurydice
Et quant Hymen se partit, par l'air s'en vola grant erre en Lyconie/ ou semons estoit de par Orpheus qui devoit espouser Erudice
A ces nopces vint sans bon heur apporter et y donna signe de douleur advenir, et de male fortune comme je vous diray
A ses nopces vint sans bon eur aporter
A ces nopces vint sans bon heur apporter et y donna signe de douleur advenir, et de male fortune comme je vous diray
Sans nul bon eur qu'il aport et sans nul signe de deportest Hymen aus noces venus mes tristement s'est contenus et done signe et demoustrance de dolouret de mescheance qui venir doie aus noceours
A ces nopces vint sans bon heur apporter et y donna signe de douleur advenir, et de male fortune comme je vous diray
Et y donna signe de doleuravenir et de male fortune comme je sous diray
Au printemps s'en alloit l'espouse nouvelle esbatant ung jour nudz piedsen ung pre plain d'herbes verdoyanset illec ung pasteur bel et gaillart nommé Aristeus veit la belle, laquelle il requist tantost de son amour
Au printemps s'aloit ung jour la nouvelle espeuse Erudice esbatant a nudz piez en ung pre plain de herbes verdoians
Au printemps s'en alloit l'espouse nouvelle esbatant ung jour nudz piedsen ung pre plain d'herbes verdoyanset illec ung pasteur bel et gaillart nommé Aristeus veit la belle, laquelle il requist tantost de son amour
Ou printemps s'en alloit l'espouse nouvelle esbatant ung jour nuz piezen ung pré plein d'herbes verdoians etillecung pasteur bel et gaillart nommé Aristeus vit la belle, laquelle il requist tantost de son amour
Mais icelle a luy ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne requeste qui luy sceust faire
Mais icelle a lui ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne pour requeste qu'il lui sceust faire, car trop et de bon cueur aimoit son nouvel espoux Orpheus
Mais icelle a luy ne se voulut accorder ne habandonner pour priere ne requeste qui luy sceust faire
Et celle a lui ne se voult attorder ne habandonner pour priere ne pour resueste qu( il lui feist
Car trop et de bon cueur aymoit son nouvel espoux Orpheusains pour pour de luy eschapper se mist a la fuyte et celluy la suyvit, mais ainsi que la belle Eurydice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Mais ainsy que la belle Erudice fuyoit, ung serpent la mordy autalon dont elle morut
Car trop et de bon cueur aymoit son nouvel espoux Orpheusains pour pour de luy eschapper se mist a la fuyte et celluy la suyvit, mais ainsi que la belle Eurydice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Ains pour de lui eschapper se mist a la fuytte, et cellui la suyvit. Mais ainsi que la belle Eridice fuyoit elle marcha dessus ung serpent venimeux qui la mordit environ le talon dont elle mourut
Quant Orpheus sceut que par soubdaine deffortune avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le racompter
Quant Orpheus sceut que par soudaine meschance avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le raconter
Quant Orpheus sceut que par soubdaine deffortune avoit perdu sa femme et espouse, il se complaignit et se doulousa tant que trop long et trop ennuiable seroit a le racompter
Quant Orpheus seut que par soubdaine mescheance avoit perdue son espeuse, il s'en complaindy et dolousa tant que trop long seroit a raconter
Et quant par le monde l'eust longuement plouree en enfer voulut descendre et aller veoir s'il pourroir ravoir et recouvrer s'amye et se a ce pourroit mouvoir
Et quant assez l'eut ou monde plourée, en Enfer voult descendre et aller pour veioir s'il pourroit ravoir s'amie et a ce porroit mouvoir
Et quant par le monde l'eust longuement plouree en enfer voulut descendre et aller veoir s'il pourroir ravoir et recouvrer s'amye et se a ce pourroit mouvoir
Et quant par le monde l'eust longuement plouré, en enfer voulut descendre et aller voir s'il pourroit ravoir et recouvrer s'amie, et se a ce pourroit mouvoir
Il renoit sa harpe entre ses bras et en touchoit les cordes: et de la bouche se print à chanter telle chanson
Il tenoit la herpe entre ses bras et en touchoit les cordes et de sa bouche se print a chanter telle chançon
Il renoit sa harpe entre ses bras et en touchoit les cordes: et de la bouche se print à chanter telle chanson
Il tenoit sa harpe et en touchant les cordes prist à chanter tele chanson
Dieulx infernaulx en tenebres regnans en la chartre plaine d'obscuritéoù vous estes tout le monde tenans à ce submise est toute humanité pour essaier vostre gouvernement pas en ce lieu ne me suis transporté eurydice demande seulement
« Dieux infernaulx en tenebres regnans en la charte pleine d'obscuritéou vous estes tout le monde tenans a ce submise est toute humanité, pour essaier vostre crudelité et regarder vostre gouvernement pas en ce lieu ne me suis transporté, erudice demande seulement
Quand le serpent tellement la blessa qu'elle mourut et vint avecques vous si asprement mon cueur se courroucea que j'en souffry plus que mortel courroux
Quant le serpent tellement la blessa qu'elle mourut et vint avecques vous, si asprement mon cueur se courroussa que j'en souffry plus que mortel courroux
Ma femme estoit, j'estoie son espoux je viens icy succumbé de tourment pour vous offrir une requeste à tous eurydice demande seulement
Je viens icy succumbé de tourment pour vous faire une requeste a tous, erudice demande seulement
Jadis Pluto Proserpine ravit par feu d'amours, et ceans la bouta mais toutesfois quant voz tormens y vit point esbahy ne suis s'elle doubta, et je suis seur que ceste grande doubte a mon espouse, si vous pry doulcement escoutez moy, se onc homme on escouta, eurydice demande seulement
Jadis Pluto Proserpine ravit par feu d'amourset ceans la bouta. mais toutesfois quant voz tourmens el vit, point esbahi ne suis s'elle doubta
Quant maintenant vous me la baillerez pour demener avec moy train d'amoursrien n'y perdrez puis que vous la raurez finablement, mais qu'elle ait faict son cours car tous humains en la fin de leurs joursviennent ceans à vostre jugement
Quant maintenant vous me la baillerez, pour demener avec moy train d'amours, riens n'y perdrez puis que vous la raurez finablement, mais qu'elle ait fait son cours. car tous humains en la fin de leurs joursviennent ceans a vostre jugement
Mais je vous pry que me donnez secours, eurydice demande seulement
Mais je vous pry que me donnez secours, erudice demande seulement
Orpheus devant l'infernal manoir, si doulcement chanta que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa harpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Ainsy comme vous avez ouy dist Orpheus les lais devant infernal manoir sy docement que pour la douceur du son de sa harpeles tristes ames qui là estoient en oublierent leur paines
Orpheus devant l'infernal manoir, si doulcement chanta que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa harpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
a insi, comme vous avez oÿ, dit Orpheus son lay devant l'infernal manoir, si doulcement que pour la melodieuseté du son de sa voixensemble de sa herpe, les ames tristes qui la estoient en oublierent leurs peines
Tantalus en oublia sa soif, Ixion qui pres de luy estoit en laissa la roe reposer
Tantalus oublia la soif, Yxion qui delez lui estoit en laissa la roue reposer
Tantalus en oublia sa soif, Ixion qui pres de luy estoit en laissa la roe reposer
Tantalus en oublia son soif et Ixion qui lez lui estoit en laissa la roe reposer
Sisyphus mist ius la roche qui le travailloit
Sisifus mist jus la roche qui le travailloit
Et Ticyus laissa à donner aux voultours son gisier à rongier, et les Belidiennes laissans la fontaine à espuiser mirent ius leurs cribles
Siziphus mist ius la roche qui le traveilloit et Ticius laissa a donner aux ostoirs son uigier a ronger et les Belidiennes sans la fontaine epuisier mirent ius les seaulx sans fons et les tamis
Et Ticyus laissa à donner aux voultours son gisier à rongier, et les Belidiennes laissans la fontaine à espuiser mirent ius leurs cribles
Et Ticius laissa a donner aux voultours son gisier à rongier: et les Belidiennes sans la fontaine espuiser, mirent jus leurs seaulx et leurs tamis
Et se veritable est la renommee qui ce me faictà croire et entendre, les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la harpeploroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit advenu ne peu advenir
Les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la herpepluroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit avenu ne peut avenir
Et se veritable est la renommee qui ce me faictà croire et entendre, les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la harpeploroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit advenu ne peu advenir
Et se veritable est la renommee qui ce me fait acroire et entendre
Et se veritable est la renommee qui ce me faictà croire et entendre, les Eumenidiennes qui oyoient la doulceur de la harpeploroient de Orpheus, ce que oncques paravant n'estoit advenu ne peu advenir
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
La royne Proserpinene se povoit abstenir de larmoyer; le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire à Orpheus chosequ'ilz luy demandast
La roynne ne se peut abstenir de larmoyer ne le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
La royne Proserpinene se povoit abstenir de larmoyer; le roy d'enferne pouvoit par nulle maniere escondire à Orpheus chosequ'ilz luy demandast
La royne Proserpinene se pouoit abstenir de lermoyer et le roy d'enferne pouoit par nulle maniere escondire a Orpheus chosequ'il lui demandast
Si fut Eurydice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
La roïne et li rois commande qu'Euridice soit apelee, qui fu en l'ombreuse valee o celes qui nouvelement sont venues à dampnement
Si fut Eurydice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Lors le roy et la roynne commanderent que appellee fust Erudice qui estoit en la vallee ombreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Si fut Eurydice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Si fut Erudice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Lors apparut Euridice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pied par le serpent
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Lors apparut Euridice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pied par le serpent
Lors apparut Erudice qui aloit clochant par la playe qu'elle avoit au pied
Moult fut Orpheus joyeulx quant venir la vit
Lors apparut Erudice laquelle alloit clochant par la playe qu'elle avoit receu ou pié du serpent. Moult fut Orpheus joieux quant venir la vit
Moult fut Orpheus joyeulx quant venir la vit
Moult fut Orpheus ioyeulx quant venir la veyt
Elle luy fut rendue par tel convenant que il ne se retornast ne regardast derriere luy jusques à ce qu'elle fust totalement hors de tormens infernaulx et qu'il allast devant et elle le suyvroit derriere ou autrement jamais n'en ystroit
Elle lui fut rendue par tel convenant que sans à jamais la pouvoir recouvrer il ne se retournast ne regardast derriere luy, jusques à ce qu'elle fust totalement hors des tourmens infernaulx, et qu'il allast devant
Elle luy fut rendue par tel convenant que il ne se retornast ne regardast derriere luy jusques à ce qu'elle fust totalement hors de tormens infernaulx et qu'il allast devant et elle le suyvroit derriere ou autrement jamais n'en ystroit
Elle lui fut baillie et rendue par tel convenant que sans la recouvrer jamaiz il ne se retournast ne regardast derriere lui jusques a ce qu'elle fust totalement hors du tenement infernal et qu'elle voise devant et elle le suivra derriere ou autrement jamaiz n'en ysceroit
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plain de tenebreuse obscurité et forvoyable chemin l'ung devant, et l'autre apres se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Lors par ung sentier moult roide et estroit plain de durtéet d'obscurté et fournoiable l'un devant et l'autreapres de mirent en chemin
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plain de tenebreuse obscurité et forvoyable chemin l'ung devant, et l'autre apres se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Lors par ung sentier moult roide et estroit et plein de tenebreuse obscurité, et moult forvoiable chemin l'un devant et l'autreaprés se mirent en la voye Orpheuset s'amye
Tant cheminerent que jà estoient pres tout dehors de pourpris infernal, quant Orpheus qui d'amour estoit espris desirant de veoir s'amye et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que ja estoient pres tout de hors du pourpris infernal, quant Orpheus, qui d'amour estoit espris, desirant de veoir s'amie et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que jà estoient pres tout dehors de pourpris infernal, quant Orpheus qui d'amour estoit espris desirant de veoir s'amye et doubtant qu'elle ne le suyvist se retourna pour elle regarder
Tant cheminerent que ia estoient prez tout dehors du pourpris infernal quant Orpheusqui d'amour estoit espriz desirant de veioir son amie et doubtant que pas ne le suivist se retourna pour elle regarder
Et incontinent elle s'esvanouyst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Et incontment celle de ses yeulx s'esvanuy et retourne en infer
Et incontinent elle s'esvanouyst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Et incontinent elle s'esvanoÿst de ses yeulx et s'en retourna en enfer
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Mais riens ne print fors vent et ainsi se partit Erudice de son amyet mourut de seconde mort
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Cil tent ses mains et prendre cuide, mes ne prent fors vent vain et vuide
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Orpheus tendy ses mains et retenir la cuide mais riens ne prist fors vent et ainsy se departi Erudice de son amiet morut de seconde mort
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida
Et ainsi se partit Eurydice de son amyet mourut de seconde mort, mais de luy ne se peut plaindre, fors de trop aymer
Mais riens ne print fors vent et ainsi se partit Erudice de son amyet mourut de seconde mort
Et ainsi se partit Eurydice de son amyet mourut de seconde mort, mais de luy ne se peut plaindre, fors de trop aymer
Orpheus tendy ses mains et retenir la cuide mais riens ne prist fors vent et ainsy se departi Erudice de son amiet morut de seconde mort
Et ainsi se partit Eurydice de son amyet mourut de seconde mort, mais de luy ne se peut plaindre, fors de trop aymer
Mais de lui ne se peut plaindre, fors de trop aimer
Le dernier salul luy rendit que à peine l'entendit Orpheus
Le dernier salut luy rendit que a peines l'entendit Orpheus
Le dernier salul luy rendit que à peine l'entendit Orpheus
Le desrain salut li rendi, que cil a paines entendi
Forment se plaignoit de la seconde mort se s'amye, et voulut retourner pour trouver la mort, mais la porte trouva fermee
Forment se plaignoit de la seconde mort de s'amieet voulut retourner pour trouver la mort mais la porte trouva fermee
Et le portier qui la gardoit luy retarda son chemin et si luy dist que jamais recouvrer ne la pourroit
Et le portier qui la gardoit lui retarda son chemin et si lui dist que jamais recouvrer ne la pourroit
Quant Orpheus vit que plus entrer n'y pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amyeet pour la perte d'icelle, sans manger et sans boyre vivoit luy sostenant de son dueil
C'est noient que jamais le vait, quant vit que plus n'i entrerrait, sept jors fu sor l'infernal rive, plorans la mort de la chetive
Quant Orpheus vit que plus entrer n'y pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amyeet pour la perte d'icelle, sans manger et sans boyre vivoit luy sostenant de son dueil
Quant Orpheus veyt que plus n'e entreroit sur la rive du fleuve infernal fursept jours plourant pour la perte et la seconde mort se s'amie sans mengier et sans boire vivoit lui soustenant de son dueil
Quant Orpheus vit que plus entrer n'y pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amyeet pour la perte d'icelle, sans manger et sans boyre vivoit luy sostenant de son dueil
Quant Orpheus vit que plus entrer ne pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amieet pour la perte
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amye ainsi detenoient
Moult tenoit les dieux d'enfer felons
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amye ainsi detenoient
Moult tenoit les dieux d'enfer mauvais et felonsqui s'amie ainsi lui detenoient
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans chamberiere, fuyant toute amour femenine, et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en revint Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine fuiant toute femenine amour et mettant toutes femmes en reffus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans chamberiere, fuyant toute amour femenine, et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine, fuyant tout amour femenine et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans chamberiere, fuyant toute amour femenine, et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Trois ans s'est sans feme tenus, sans espouse et sans concubine, si fuit toute amour femeline
Ce non obstant, plusieurs damoiselles l'aymerent qui en luy peu d'amour conquirent
Ce nonobstant plusieurs damoiselles l'aymerent qui en lui pou conquirent Car jouÿr n'en peurent
Il ne les daignoit ouyr dont moult de luy se plaignoient
Il ne les daignoit ouyr dont moult le complaindirent
Il ne les daignoit ouyr dont moult de luy se plaignoient
Il ne les daignoit oÿr dont moult de lui se plaignoient
Dessus ung terte en ung champ plain d'herbe verdoyantou point d'umbre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa harpe de laquelle il fist les cordes resonner par grande armonie
Dessus ung tertre en ung champ plain d'herbe verdoiantou point de umbre n'avoit s'assist le poete puis prist la harpe et en fist les cordes resonner
Dessus ung terte en ung champ plain d'herbe verdoyantou point d'umbre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa harpe de laquelle il fist les cordes resonner par grande armonie
Dessus ung tertre en ung champ plain d'erbe verdoiantou point d'ombre n'avoit s'assist Orpheus puis print sa herpe de laquelle il fist les cordes raisonner par son atouchement
Lors vindrent environ luy pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur ouyrent du melodieux son
Lors vindrent la pour lui umbroyer arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la douceur ouyrent du son
Lors vindrent environ luy pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur ouyrent du melodieux son
Lors vindrent environ lui pour le umbroier arbres de diverses manieres qui pourprindrent la place quant la doulceur oirent du melodieux son
À cest assemblement vindrent arbres portans fruitz de diverses sortes come amandiers, lauries, nesfliers, corneilliers, et meuries, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestries, cerisies, pruniers et aultres arbres perdurables de verdeur
A cest assamblement vindrent arbres portans les alies: lauriers, mespliers, chiphos, fresnses, cornilliers, mouriers, chesnes, plasnes errables, peschiers, genestriers, et pluseurs bois pardurables de verdeur
À cest assemblement vindrent arbres portans fruitz de diverses sortes come amandiers, lauries, nesfliers, corneilliers, et meuries, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestries, cerisies, pruniers et aultres arbres perdurables de verdeur
A cest assemblement vindrent arbres portans fruis de diverses sortes comme amandiers, lauriers, neffliers, cipres, corneilliers et mouriers, chesnes, fresnes, esrables, peschiers, genestriers, cerisiers, pruniers, et autres arbres pardurables de verdeur
Si y vindrent figuiers: sapins et les arbres qui le basme portent
Sy y vindrent figuiers .jts. Sapins et les arbres qui le basme portent
Si y vindrent figuiers: sapins et les arbres qui le basme portent
Si y vindrent figuiers, sapin et les arbres qui le basme portent
Encore y vindrent oliviers, aubespins et plusieurs aultres arbres portant noix
Encore y vindrent oliviers, aubespins et plusieurs autres arbres portant noix
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Le palme et le pin y furent
Cybelle y amena Athys qui fut mué en pin et vint aussi avec luy le cyprès qui jadis avoit esté enfant et nouvellement estoit mué en ung arbre, moult l'aymoit Phebus tandis qu'il estoit vif
Cybelle y amena Athin qui fut mue en pin et vint aussi avec lui le Cipres qui jadis avoit estre enfant et nouvellement estoit mué en un arbre
Cybelle y amena Athys qui fut mué en pin et vint aussi avec luy le cyprès qui jadis avoit esté enfant et nouvellement estoit mué en ung arbre, moult l'aymoit Phebus tandis qu'il estoit vif
Cibelle y mena Athin qui fut muez en pin et vint avec lui le Cyprez qui jadis avoit este enfant et nouvellement estoit muez en arbre
Entour le dessusdit poete Orpheuss'assemblerent moult grant tourbe et multitude d'arbres
e ntour le dessus dit poete Orpheuss'assemblerent moult grant tourbe et multitude d'arbres
Entour le dessusdit poete Orpheuss'assemblerent moult grant tourbe et multitude d'arbres
Entour le dessusdit poete Orpheuss'assenbla moult grant trouve d'arbres
Il se seoit ou millieu de la plaine come dit est ou plusieurs bestes sauvaiges et oyseaulx de divers plumagesse assemblerent ou il attrempoit et accordoit les cordes da sa harpe dont il sourdoit delectable son
Il se seoit au millieu de la plaine comme ditest ou plusieurs bestes sauvaiges et oyseaulx de divers plumaigesse assemblerent ou il attrempoit et accordoit les cordes de sa harpedont il sourdoit delectable son
Mais par la doulce melodie du chantcheut celle pierre devant les piedz Orpheusainsi come pour se humilier et mercy prier
Mais par la doulce melodie du chantcheit celle roche devant les piez d'Orpheusainsi comme pour humilier et mercy prier
Mais par la doulce melodie du chantcheut celle pierre devant les piedz Orpheusainsi come pour se humilier et mercy prier
Mais par la douce melodie du chat cheycette roche devant les piedz de Orpheusainsi comme pour humilier et crier mercy, dont doubla la grande deruerie et la rage des faulses femmes plaines d'irequant les roches virent ressortir pour la douceur de la lire
Adonc doubla la forcenerie des faulces femmes plaines de ire, quant elles virent les pierres ressortir par la doulceur de son instrument
Adont doubla la forsennerie et desverie des faulses femmes plaines de yre
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent buccines pour amortir et amoindrir le son de la melodie de son harpe, affin que riens ne le ouyst, qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu ouyr tonner
Quant elles veirent les roches ressortir par la doulceur de son instrument, lors firent entr'elles crieries et noises et sonnerent bussines pour amortir et amoindir le son de la melodie de la harpe
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent buccines pour amortir et amoindrir le son de la melodie de son harpe, affin que riens ne le ouyst, qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu ouyr tonner
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent bruismes pour amortir et aneantir le son de la melodie, affin que riens ne loist qui s'en peust esmouvoir tant que on ne oyst tonner
Lors firent entre elles crieries et noises et sonnerent buccines pour amortir et amoindrir le son de la melodie de son harpe, affin que riens ne le ouyst, qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu ouyr tonner
Affin que riens ne le oyst qui s'en peust esmouvoir tant que on ne eust peu oyr tonner
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Ains lui firent du piz qu'elles peurent si comme celles qui le hayoient et qui avoient les cuers plains de vie
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterougirent car de riens ne le deporterent, puis que son doulx son ne oyrent
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Puis lui getterent espessement roches qui premiers du sang du poeterongierent, car de rien ne le deporterent puis que le doulx chant de la harpeplus ne ouyrent
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Si li jetent espessement roches qui lor premierement dou sanc dou poeteen rougirent quer puis que son douz chant oirent de riens deporter ne le sorent ains li firent dou pis qu'il porent si com celes les embrevoient qui les cuers plains d'envieavoient oisiaux plains, serpens, sauvecine ot le poete o sa douctrine environ grand cerne atrait tout l'ont mui, tou l'ont soustrait
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Ains lui firent de pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'envie
Oyseaulx, serpens, et saulvaigine laisserent Orpheus seul qui nagueres environ luy avoit attraict et assemblé
Oyseaulx, serpens et sauvagine laisserent Orpheus seul qui naguaires environ lui avoit attrait et assemblé
Oyseaulx, serpens, et saulvaigine laisserent Orpheus seul qui nagueres environ luy avoit attraict et assemblé
Oyseaulx, serpens et sauvaigines laisserent Orpheus seul qui nagaires environ lui les avoit attrait et assamblee
Celles qui grever le vouloient le rassaillirent et abbatirent
Celles qui grever le vouloient le rassaillirent et abbatirent
Et sans mercy les desvoyeesretournerent legierement vers le Poete qui tendoit les bras en criant mercy se aulcun fust qui le ouyst, mais pour rien qu'il dist il ne pouvoir esmouvoir les folles à ce que pitié ne mercy eussent de luy, ains le meuldrirent et tuerent à leur grand reproche
Mais pour riens qu'il desist il ne peut esmouvoir les foles a ce que merci ne pitié eussent de lui
Et sans mercy les desvoyeesretournerent legierement vers le Poete qui tendoit les bras en criant mercy se aulcun fust qui le ouyst, mais pour rien qu'il dist il ne pouvoir esmouvoir les folles à ce que pitié ne mercy eussent de luy, ains le meuldrirent et tuerent à leur grand reproche
Et sans merci les desvoieezretournerent legierement vers le poete qui tendoit les bras en priant merci se aucun fust qui le ouyst
Et sans mercy les desvoyeesretournerent legierement vers le Poete qui tendoit les bras en criant mercy se aulcun fust qui le ouyst, mais pour rien qu'il dist il ne pouvoir esmouvoir les folles à ce que pitié ne mercy eussent de luy, ains le meuldrirent et tuerent à leur grand reproche
Mais pour riens qu'il deist, il ne pouvoit esmouvoir les folles ad ce que pitie ne merci eussent de lui
Pour luy pleurerent les Nymphes qui le congoissoient
Pour lui plourerent maintes larmes les nymphes qui le congnoissoient et les arbres
Aussi oyseaux desplumez de leurs plumes, et les arbres de leurs feuillesfirent signe de dueilpour l'amour du poete
Ainsy comme les oyseaulx desplument leurs plumes et les arbres leurs fueules
Aussi oyseaux desplumez de leurs plumes, et les arbres de leurs feuillesfirent signe de dueilpour l'amour du poete
La sauvagine et les dures roches firent signe de dueilpour l'amour du poete
Et les fleuves s'en douloient, et tant pleurerent qu'ilz en tarirent et seicherent en plusieurs lieux
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
Et les fleuves s'en douloient, et tant pleurerent qu'ilz en tarirent et seicherent en plusieurs lieux
Et les fleuves s'en douloient et tant plouroient qu'il en tarirent et secherent en plusieurs lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Les membres d'Orphéesont dispersés en divers lieux
Ses membres furent en divers lieux espars
Ses membres furent en divers lieux espars
Hebrus le fleuve de Thracereceut sa teste et sa langue, qui gectoit ung pleurant plainct, et la mer donnoit la murmure en elle plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveresonnerent par leurs respons
Uns fleuves qui Heber ot non recut sa teste et sa lire et merveilleus se je l'os lire, la lire en flotant resonnoit, la langue ung ploreuz plaintdonoit et li mors donnoit grant murmure en plaignant sor de cele injure
Hebrus le fleuve de Thracereceut sa teste et sa langue, qui gectoit ung pleurant plainct, et la mer donnoit la murmure en elle plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveresonnerent par leurs respons
Hebre, la fleuve, receut sa teste et la langue qui gettoit ung plourant plain et la mer donnoit la murmure en lui plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveraisonnerent par leurs respons
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire floterent tant qu'en parfonde mer parvindrent
Le chief et la lire flotterent tant que en parfonde mer parvindrent desse l'erbe yssi de la riviere
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente, qui trouva le chief du divin poete gisant à la rive
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente qui trouva le chief du divin poete gisanta la riviere
Dessus l'herbe yssit de la riviere une merveilleuse serpente, qui trouva le chief du divin poete gisant à la rive
Une crueuse serpente qui trouva le chief du divin poete quisant a la rive, se sassist sus la gueule baee et mengier la cuida
Si s'assist dessus la gueulle bee et manger le cuyda, mais Phebus sans demeurance voulut le chief de son filzrescourre
Si s'assist dessus la gueule bayé et menger le cuida
Et ainsi que la serpente le voulut devorer, Phebus la mua en dure pierre de telle formeet de telle laideur comme par devant la muance estoit
Si com la serpens li volt corre, phebz la mue en pierre dure de tel forme et de tel faiture comme elle estoit ains la muance
Et ainsi que la serpente le voulut devorer, Phebus la mua en dure pierre de telle formeet de telle laideur comme par devant la muance estoit
Mais Phebus sans demourence voulut le chief de son vilz rescourre et ainsi que la serpente la voulut devorer, Phebus la mue en dure pierre de telle formeet de telle laideur, comme par devant sa muance estoit
Et ainsi que la serpente le voulut devorer, Phebus la mua en dure pierre de telle formeet de telle laideur comme par devant la muance estoit
Maiz Phebus sans demourance vint le chief de son chier filzrescourre et ainsy que la serpente le voult devorer, Phebus la mua en dure pierre de tele formeet de telle laideur comme par avant sa muance estoit
L'ame de Orpheusdescendit en Enfer sans demeurance où il vit la vallee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
L'ame de Orpheus descendy en enfersans demourance, ou il vey la valee tenebreuse et les regnes que par avant avoit veux
L'ame de Orpheusdescendit en Enfer sans demeurance où il vit la vallee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
L'ame de Orpheusdescendit en enfer sans demourance ou il vit la valee tenebreuse et les regnes que paravant avoit veuz
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit, et si y trouva son espouse qu'il avoit desiree longuement, si l'embrassa amiablement, et la regarda seur et sans doubte de condition griefve
Bien recongnut les lieux et la piteuse compaigne qui la esoit et y trouva son espeuse qui longuement avoit desiree
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit, et si y trouva son espouse qu'il avoit desiree longuement, si l'embrassa amiablement, et la regarda seur et sans doubte de condition griefve
Bien recongneut les dieux et la piteuse compaignie qui la estoit et si y trouve son espouse qu'il avoit desiree longuement
Il s'y rendit à la verité, mais ce ne fut pas avec un visage esclairé d'allegresse, il n'y prononça point les solemnelles paroles qu'il a accoustumé de dire à telles festes, et ne fist point voir de presage qui promist un heureux succés du mariageauquel il assistoit
Veritablement il s'y trouva; mais il n'y dit point les paroles qu'il a de coûtume de prononcer dans les mariages heureux, il n'y montra pas un visage riant, et n'y porta point de bons presages
Quand ma femme aura accompli sur terre le cours de ses anselle sera encore à vous, vous ne la sçaurez perdre pour la laisser vivre davantage, ne me refusez donc point la faveur que je vous demande, permettez qu'elle jouysse de ses delicieux embrassemens
Quand Eurydice aura donc vêcu le tems qu'elle devoit vivre, elle sera encore à vous, vous ne la perdrez pas pour me la rendre, je ne veux pas vous ôter ce bien, je n'en demande que l'usage
Ils appellerent Euridice, qui se pourmenoit en clochant d'un pied, parmi les ombres nouvellement descenduës là bas, et la rendirent à son mari, à telle condition, qu'il ne se retourneroit point pour la voir, jusqu'à ce qu'il fust hors des antres obscurs des Enfers, ou qu'autrement elle demeureroit encore
En même temps ils firent appeller Eurydice qui se promenoit avec les ombres nouvellement descenduës aux Enfers, boitant du pied dont elle avoit été morduë; et la rendirent à Orphée, à condition qu'il ne se retourneroit point pour la voir qu'il ne fût sorti des Enfers, et qu'autrement la faveur qu'il lui faisoit, seroit vaine, et sans effet
Il demeura là sept jours sans gouster des dons de Ceres, son dueil, sa douleur, et ses larmes furent la seule nourriture qu'il prit
Néanmoins Orphée demeura sept jours entiers sur le rivage de l'Acheron, et ses douleurs, et ses larmes furent sa seule nourriture
Orphée pour faire mieux entendre les piteux accens que son dueil eslançoit, monta sur une colline, où il y avoit une belle plaine couverte d'herbe verte, ainsi que d'un tapis qui l'invita à se reposer
Orphée monta un jour sur une colline où il y a avoit une plaine couverte d'un vert gazon, sans être ombragée d'aucun arbre
Il y eut des chesnes qui y furent portez pas les forces charmeresses de sa voix, des peupliers, des Cormiers, des tilleuls des hestres, des Lauriers, des Coudriers, des Fresnes, des Sapins, des Planes, des Érables, des saulx, des arbres esquels la Nimphe Lotosfut muëe des bouys qui conservent tousjours leurs branches verdoyantes, des Bruieres des Meurtes, des oliviers, des Figuiers avec leur fruit violet, des branches de lierre, et des seps de vigneautour de quelques ormeaux, des arbres sauvages qui portent la poix, des arbouces, chargez de fruict rouge, des Palmes qui coronnent les vainqueurs, et des Pins que la mere des Dieuxcherit tant, à cause que son Prestre Atysperdit la forme d'hommesous leur escorce
On y vit venir de grands Chênes, et des forêts de Peupliers, des Cormiers et des Tilleuls, des Hestres et des Lauriers, des Coudriers et des Frênes, des Sapins et des Yeuses, des Planes, des Érables, des Saules, l'Arbre qu'on appelle Lotos, le Buis qui est toûjours verd, des Bruyeres, des Myrthes et des Figuiers
Ainsi que ce divin Poëte de Thracecharmoit par les oreilles les coeurs des bestes sauvages, et attiroit autour de soy les boys et les rochers enchantez de son chant, Les Dames du pays armees depeaux au devant de l'estomac, passerent animees des fureurs de Bacchus, et du hault d'un tertre apperceurent Orphee, qui d'un artifice admirable marioit ses cordes sonnantes, ses vers et sa voix
Tandis qu'Orphée attiroit les Bois et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes sauvages par la douceur de son chant, les Dames de Thrace revétuës de peaux, et transportées par les fureurs que leur inspiroit Bacchus, apperceurent de dessus une montagne ce divin Poëte qui marioit sa voix avec sa Lyre
Tout ainsi comme les oyseaux quand ils rencontrent de jour un hybou s'assemblent tout autour de luy pour le becqueter, ou comme l'on void aux spectacles du matinun nombre de chiensdans l'Amphitheatre se jetter sur le cerf qu'on y a amené pour leur servir de proye
Elles porterent ensuite leurs sanglantes mains sur lui, et s'y jetterent en foule comme des oiseaux sur un hibou, quand ils le rencontrent en plein jour, ou comme des chiens sur un cerf qui leur sert de proye le matin dans l'arene d'un amphitheatre
Tout ainsi comme les oyseaux quand ils rencontrent de jour un hybou s'assemblent tout autour de luy pour le becqueter, ou comme l'on void aux spectacles du matinun nombre de chiensdans l'Amphitheatre se jetter sur le cerf qu'on y a amené pour leur servir de proye
Comme les oiseaux s'assemblent à l'entour d'un Hibou, quand ils le rencontrent de jour, comme ce nombre de chiensqu'on voit le matin dans l'amphitheatre, se vont jetter sur le Cerf qui en sera bien-tôt la proye; Tout de même les Bacchantes se précipitent sur Orphée, et le frapent avec leurs Thyrses qui n'étoient pas faits pour cét usage
De mesme elles s'assemblent autour de ce docte Poëte, le chargent avec leurs bastons enveloppez de fueilles de vigne, les unes luy jettent des mottes de terre les autres descailloux les autres desbranches d'arbresqu'elles rompent
L'une lui jette des mottes de terre l'autre desbranches d'arbresqu'elle vient de rompre, et la plus-part lui font la guerre avec des pierres
L'ombre d'Orpheedescendit lors aux enfers, et y recognut tous les lieux qu'il avoit autrefois visitez
Cependant l'ombre d'Orphéeétoit allé aux Enfers, et il reconnut tous ces lieux où il étoit déjà descendu
Il se promenerent quelque temps ainsi embrassez, puis il marcherent l'un apres l'autre sans prendre garde qui alloit devant, car tantost c'estoit Euridice, et tantost Orphee lequel sans craincte se pouvoit retourner pour voir sa femme, et n'estoit plus en danger de luy nuire par sa veue comme à l'autre voyage
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Sans nul bon eur qu'il aport et sans nul signe de deportest Hymen aus noces venus mes tristement s'est contenus et done signe et demoustrance de dolouret de mescheance qui venir doie aus noceours
A ces nopces vint sans bon heur apporter et y donna signe de douleur advenir, et de male fortune comme je vous diray
La roïne et li rois commande qu'Euridice soit apelee, qui fu en l'ombreuse valee o celes qui nouvelement sont venues à dampnement
Si fut Eurydice appellee qui estoit en la valee umbreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
La roïne et li rois commande qu'Euridice soit apelee, qui fu en l'ombreuse valee o celes qui nouvelement sont venues à dampnement
Lors le roy et la roynne commanderent que appellee fust Erudice qui estoit en la vallee ombreuse avec celles qui venuesy estoient nouvellement
Cil tent ses mains et prendre cuide, mes ne prent fors vent vain et vuide
Orpheus tendit ses mains qui retenir la cuida, mais riens ne print fors vent
Le desrain salut li rendi, que cil a paines entendi
Le dernier salul luy rendit que à peine l'entendit Orpheus
C'est noient que jamais le vait, quant vit que plus n'i entrerrait, sept jors fu sor l'infernal rive, plorans la mort de la chetive
Quant Orpheus vit que plus entrer n'y pourroit, sur la rive du fleuve infernalfut sept jours plourant pour la seconde mort de s'amyeet pour la perte d'icelle, sans manger et sans boyre vivoit luy sostenant de son dueil
Trois ans s'est sans feme tenus, sans espouse et sans concubine, si fuit toute amour femeline
Puis s'en retourna Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans chamberiere, fuyant toute amour femenine, et mettant toutes choses en refus et en desdaing
Trois ans s'est sans feme tenus, sans espouse et sans concubine, si fuit toute amour femeline
Puis s'en revint Orpheus et trois ans se tint sans femme et sans meschine fuiant toute femenine amour et mettant toutes femmes en reffus et en desdaing
Si li jetent espessement roches qui lor premierement dou sanc dou poeteen rougirent quer puis que son douz chant oirent de riens deporter ne le sorent ains li firent dou pis qu'il porent si com celes les embrevoient qui les cuers plains d'envieavoient oisiaux plains, serpens, sauvecine ot le poete o sa douctrine environ grand cerne atrait tout l'ont mui, tou l'ont soustrait
Puis luy getterent espessement pierres qui premieres du sang du Poeterougirent, car de riens ne le deporterent puis que le doulx chant de sa harpeplus ne ouyrent, ains luy firent du pis qu'elles peurent, si comme celles qui le hayoient mortellement, et qui avoient les cueurs plains d'ireet d'enuie
Uns fleuves qui Heber ot non recut sa teste et sa lire et merveilleus se je l'os lire, la lire en flotant resonnoit, la langue ung ploreuz plaintdonoit et li mors donnoit grant murmure en plaignant sor de cele injure
Hebrus le fleuve de Thracereceut sa teste et sa langue, qui gectoit ung pleurant plainct, et la mer donnoit la murmure en elle plaignant d'icelle injure, les rivieres du fleuveresonnerent par leurs respons
Si com la serpens li volt corre, phebz la mue en pierre dure de tel forme et de tel faiture comme elle estoit ains la muance
Et ainsi que la serpente le voulut devorer, Phebus la mua en dure pierre de telle formeet de telle laideur comme par devant la muance estoit
Si com la serpens li volt corre, phebz la mue en pierre dure de tel forme et de tel faiture comme elle estoit ains la muance
Maiz Phebus sans demourance vint le chief de son chier filzrescourre et ainsy que la serpente le voult devorer, Phebus la mua en dure pierre de tele formeet de telle laideur comme par avant sa muance estoit
Dessus avez oÿ la fable com Yphis fillefilz devint et prist feme
Dessus avez oy comment Yphis filledevint filz et prist femme
Par l'air en janne couverture en Aconie ou semons iere a noces d'estrange marié orpheus semons li avoit qui nouvele espouse devoit espouser gente et joenne et bele euridice la damoisele
Le dieu Hymenfut a ses nopces et quant d'illec se parti grant erre s'en ala par l'air couvert de janne couvertureen Lyconie ou semons estoit aux nopces de estrange manierede par Orpheus qui nouvelle femme devoit espouser: c'estoit Erudice qui moult estoit belle, gente et jone
« Ô, vous, Dieu de la chartre obscure, ou tout humaine creature vient et descent ou tart ou tost, qui riens nulle ne les vous tost, s'il me loist et se voir os dire, je ne vieng pas pour cest empire visiter, ne pour vous veoir, ne pour vos tormens asseoir, quar de tout ce n'ai je que faire
S'il me loist ou le verité ose retraire, point ne viens yci pour cest empire visiter ne pour vous veioir n'assayer voz tourmens, cer de tout ce n'ay que faire
Euridice, que prise avoie a feme, est cause de ma voie
Maiz la cause de ma venueest Erudice que prise avoie a femme, riens autre ne quers ja endroit
Pour la paour pour l'oscurté et pour la grant maleurté, par les feus et par la froidure qui sont en ceste chartre obscure vous pri que ma feme et m'amie me rendois et metois en vie
Par la puanteur, par l'obscurté, par les feux et par les froidures qui sont en ceste chartre, vous requiers que me rendez ma femme en vie
Ne Thicius pas ne rebaille aus ostoirs rungier son guisier, et sans la fontaine espuisier ont lor saaz et lor tamis les Belidienes jus mis, et, se la renomee est voire qui ce me fait entendre et croire, les Eumenides ploroient, qui la doucour dou chantooient, ce qu'ains mes ne pot avenir
Et se veritable est la rennomée qui ce me fait croire et entendre, les Ymediennes plouroient qui oyoient la douceur du chantce que oncsques mais ne peut avenir
Euridice cloçant alot pour la plaie dou piéqu'ele ot quant Orpheus la vit venent liez en fu
Lors apparut Erudice qui aloit clochant par la playe qu'elle avoit au pied
Mes ne se puet de lui blasmer se ne se plaint de trop amer
Maiz d'elle ne se peut plaindre fors de trop amer
Orpheüs forment se doloit pour sa double mort et voloit retorner pour querre la morte, mes il trouva fermé la porte et le portier qui le gardoit, qui son oirre li retardoit
Le derrain salut lui rendy que apaine l'entendi. Il forment se complaindi Orpheus pour la double mort et voult retourner pour trouver la morte mais la porte trouva fermee et le portier qui le gardoit qui son chemin lui retarda
Les diex d'enfer pour felonstint, puis est en Redope venus
Moult tenoit les dieux d'enfer felons
Toutes femes mist en refu
Mais toutes femmes en hat
Ce fu cil qui premierement aprist ceulz de Trace a retraire d'amour femeline et a faire des joennes malles lor deduit, dont or sont cil de Trace tuit
Orpheus fut cellui qui premier eprist ceulx de Trace a retraire d'amour femenine et à faire des iones damoiseaulx leur deduit dont ceulx de Trace sont tous entachiez
L'autre ha en leu de dartune roche ruee en dartquer pour la douce melodie de son chantchut tout esbahie
L'autre lui rua en lieu de dartune grande roche
Et quant li laboreour voient celes qui contr euz s'esmouvoient si vient paoureusement et tout lessent outreement
Coururent les foles esrageement et les laboureurs qui virent celles esmouver contre eulx, s'enfuyent paoureusement et laisserent leurs labourages et s'esparpillerent par
Li est l'ame dou cors sevree, mainte lerme ont por lui ploree les nymphes qui le connoissoient, arbres et bois pour lui ploroient, les oisiaus et la sauvecine, et les rosches de dure orinefirent signe et senefiance pour lui de duel et de pesance, et les fleuves tant s'en dolurent et tant plorerent qu'il entrurent en mains leuz en diverses pars
Les oyseaulx, la sauvaigine et les dures roches furent signe de dueilpor la mort du poeteet les fleuves s'en dolurent et tant en plourerent qu'ilz en creverent en plusieurs lieux
Les rives dou flunresonnoient qui plorable respons donoit la lire et li chiez tant floterent qu'en parfonde mer se bonterent, en Lesbe issent de la riviere
Le chief et la lire flotterent tant que en parfonde mer parvindrent desse l'erbe yssi de la riviere
Une serpent crueuse et fiere trouve là le chief dou devin gesant enla ranne souvin si li gist sus gole baee la male diste diffameemengier le cuide et devorer
Une crueuse serpente qui trouva le chief du divin poete quisant a la rive, se sassist sus la gueule baee et mengier la cuida
Vit la tenebreuse vallé et les regnes qu'ains ot veuz buen a les leuz reconneuz en la piteuse compaignietrouva sa compaigne et s'amie qui desirree ot longuement
Bien recongnut les lieux et la piteuse compaigne qui la esoit et y trouva son espeuse qui longuement avoit desiree
Auquel ayant dict le dernier adieu elle retourne en ce tenebreux lieu
Elle lui dit le dernier adieu
Voicy, voicy celuy qui a pris de nous blasmer et nous mettre à mespris
Voici cet homme, voilà celui qui a tant de mépris
Le voilà! l'homme qui nous méprise
« Voilà, oui, voilà celui qui nous méprise
Eurydice est morte une seconde fois
Eurydice soumise une seconde fois à l'Empire de la Mort, ne fit aucune plainte contre son Époux
Eurydice est morte une seconde fois
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
L'Amour est un dieu bien connu là-haut sur la terre, mais vous, le connaissez -vous
L'Amour a triomphé; ce dieu est bien connu sur la terre: j'ignore s'il l'est également parmi vous; mais je le crois
L'Amour est un dieu bien connu là-haut sur la terre, mais vous, le connaissez -vous
il est un dieu bien connu, là-haut, sur terre
Il la trouve, il la prend, il la serre dans ses bras
Il cherche Eurydice dans les champs réservés aux Mânes pieux; il la trouve et la presse avidement dans ses bras
Pourtant le poète chante encore, en faisant résonner les cordes de sa lyre
Les cordes de sa lyrefrémissent; il chante
Je demande simplement qu'elle vive encore
Qu'elle vive! c'est la seule faveur que je demande
Le chant d'Orphéeétait si touchant, le son de sa lyre si beauqu'autour de lui pleuraient les Ombres pâles
Il disait, et les frémissements de sa lyrese mêlaient à sa voix, et les pâles ombres pleuraient
Puis elle retombe dans l'abîme d'où elle était sortie
Soudain elle est rentraînée dans l'abîme
Il gémit, il accuse de cruauté les divinités infernales
Il accuse de cruauté les dieux de l'Érèbe
Je vous en prie, au nom de ce lieu plein d'épouvante, au nom de ce vaste chaos, au nom de ce royaume du silence, faites qu'Eurydice me soit rendue et qu'elle achève sur la terre sa vie jusqu' au bout
Je viens donc ici vous prier au nom de l'amourque vous ressentez, et par ces lieux menaçans, et par ce cahos effroiable, et par le silence de ce vaste Empire, de rendre la vie à Eurydice qui l'a perduë avant tems
J'ai essayé de supporter sa perte, je n'ai pas pu: l'Amour m'a vaincu
J'ai cru pouvoir supporter ce deuil, j'ai essayé, je ne le nierai pas, mais l'Amour l'a emporté
J'ai essayé de supporter sa perte, je n'ai pas pu: l'Amour m'a vaincu
J'ai voulu supporter cette perte; j'ai voulu, je l'avoue, vaincre ma douleur
Elle se trouvait parmi les Ombres qui venaient d'arriver en ces lieux
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Je suis venu pour mon épouse
Je viens chercher mon épouse
Je suis venu pour mon épouse
Et je suis seur que ceste grant doubte a mon espouse
Le poète demeure sur la rive du Styxsept jours entiers, sans prendre soin de sa personne, sans boire, sans manger, ne se nourrissant que de son désespoir et de ses larmes
Toujours refusé, il reste assis sur la rive infernale, ne se nourrissant que de ses larmes, du trouble de son âme, et de sa douleur
L'autre lui jette une pierre
Une autre contre luy fait voler une pierre
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne profère point les mots sacrés; il ne porte ni visage serein, ni présages heureux
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne fait point entendre les chants solennels: il ne porte ni un front serein, ni un heureux présage
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne profère point les mots sacrés; il ne porte ni visage serein, ni présages heureux
Il fut présent à la vérité, mais il n'apporta ni paroles solennelles, ni visages joyeux, ni présage heureux
L'Hymen est présent à son union avec Eurydice, mais il ne profère point les mots sacrés; il ne porte ni visage serein, ni présages heureux
L'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, quittant la Crete, traversant les airs, se rendit dans la Thrace attiré par la voix d'Orphée; il vint présider à son union avec Eurydice; mais il n'y porta ni heureux présages, ni un front serein, ni les mots solemnels
Ce n'est ni pour visiter le sombre Tartare, ni pour enchaîner le monstre à trois têtes né du sang de Méduse, et gardien des Enfers, que je suis descendu dans votre empire
Dieux du monde souterrain, où descend tout ce qui fut crée, si vous me permettez de laisser les vains détours d'une éloquence trompeuse, et de dire la vérité, je ne suis point venu pour visiter le sombre Tartare, ni pour vaincre le monstre à trois têtes né d'Échidne, fils de Méduse
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Je vous en conjure par ce Dieu, par ces demeures remplies d'effroi, par l'immense cahos, et le silence de ce lieu ténébreux, rendez -moi mon épouse, ranimez ses jours, renouez -en la trame qu'on a trop tôt coupée
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Je vous conjure donc pas ces lieux pleins de creinte, ce silence profond, et ce puissant Cahos, de me rendre Euridice, elle est trop tost éteinte, rapellez ses Destins, et ravivez ses os
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Je vous conjure donc par ces lieux pleins de terreur, par cet immense Chaos par ce vaste et silencieux royaume, de renouer la trame trop tôt coupée, des jours d'Eurydice
Je vous en conjure donc par ces lieux pleins d'effroi, par ce chaos immense, par le vaste silence de ces régions de la nuit, rendez -moi mon Eurydice; renouez le fil de ses jourstrop tôt par la Parque coupé
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Après un court séjour sur la terre, un peu plus tôt ou un peu plus tard, nous arrivons dans cet asile ténébreux; nous y tendons tous également; c'est ici notre dernière demeure
Nous sommes tous soumis à votre pouvoir, après un court intervalle, ou, plutôt ou plus tard, nous nous rendons à cette unique demeure, c'est notre dernier asyle, et vous tenez le vaste Empire du genre humain
Après un court séjour sur la terre, un peu plus tôt ou un peu plus tard, nous arrivons dans cet asile ténébreux; nous y tendons tous également; c'est ici notre dernière demeure
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Après un court séjour sur la terre, un peu plus tôt ou un peu plus tard, nous arrivons dans cet asile ténébreux; nous y tendons tous également; c'est ici notre dernière demeure
Tous les hommes vous appartiennent: après un court délai, tous nous accourons, tôt ou tard, vers la même demeure; tous nous tendons vers ces rives; c'est notre dernier asile
On dit même que, vaincues par le charme des vers, les inflexibles Euménides s'étonnèrent de pleurer pour la première fois
On dit que pour la premiere fois les Euménides attendries sentirent leurs visages se mouiller de pleurs
On dit même que, vaincues par le charme des vers, les inflexibles Euménides s'étonnèrent de pleurer pour la première fois
Alors, pour la première fois, des larmes baignèrent, dit -on, les joues des Euménides fléchies par le charme des vers
Elle s'avance d'un pas lent retardé par sa blessure
Celle -ci était parmi les ombres nouvelles, et elle s'avança d'un pas lent par suite de sa blessure
Elle s'avance d'un pas lent retardé par sa blessure
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Elle s'avance d'un pas lent retardé par sa blessure
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre; et quelle plainte -elle pu former
Eurydice mourant une seconde fois, ne se plaignit point de
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre; et quelle plainte -elle pu former
Eurydice meurt une seconde fois, mais sans se plaindre de son époux
En vain le chantre de la Thraceveut repasser le Styx et fléchir l'inflexible Caron
En vain Orphée voulut repasser le Styx en vain il pria Caron, il en fut toujours repoussé
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Enfin, las d'accuser la cruauté des Dieux de l'Érèbe, il se retire sur le mont Rhodope, et sur l'Hémus battu des Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Dès que le chantre immortel, fils des Dieux, s'y fut assis, et qu'il eut agité les cordes de sa lyre, l'ombre vint d'elle-même
Elle manquoit d'ombrage, mais après que ce Chantre, fils des Dieux, s'y fut assis, et qu'il eut touché sa lyre, l'Ombrage vint lui-même couvrir cette plaine
Sans doute les chants d'Orphéeauroient émoussé tous les traits; mais leurs cris, et leurs flûtes, et leurs tymbales, et le bruit qu'elles font en frappant dans leurs mains, et les hurlements affreux dont elles remplissent les airs, étouffent les sons de la lyre: la voix d'Orphéen'est plus entendue, et les rochers du Rhodopesont teints de son sang
Cependant la voix d'Orphéeauroit charmé toutes les armes dont elles se servoient contre lui, si le grand bruit qu'elles faisoient avec leurs bassins et leurs cornets, si leurs battemens de mainset leurs hurlemens d'eussent étouffé le son de sa lyre
Sans doute les chants d'Orphéeauroient émoussé tous les traits; mais leurs cris, et leurs flûtes, et leurs tymbales, et le bruit qu'elles font en frappant dans leurs mains, et les hurlements affreux dont elles remplissent les airs, étouffent les sons de la lyre: la voix d'Orphéen'est plus entendue, et les rochers du Rhodopesont teints de son sang
Les traits auraient été émoussés par le chantre de Thrace; mais les cris tumultueux des Bacchantes, le son des flûtes recourbées, le bruit des tambours, les battemens de leurs mainset mille hurlemens affreux, étouffent les sons de la lyre: les rochers alors sont rougis du sang d'Orphée, qui ne saurait plus se faire entendre
Sans doute les chants d'Orphéeauroient émoussé tous les traits; mais leurs cris, et leurs flûtes, et leurs tymbales, et le bruit qu'elles font en frappant dans leurs mains, et les hurlements affreux dont elles remplissent les airs, étouffent les sons de la lyre: la voix d'Orphéen'est plus entendue, et les rochers du Rhodopesont teints de son sang
La voix d'Orphéeeût arrêté tous les traits; mais le bruit affreux que font les Bacchantes, celui de leurs flûtes, de leurs timbales, leurs cris, leurs hurlements étouffent le son de sa lyre
Elles font voler contre lui des pierres, des masses de terre, des branches d'arbre violemment arrachées
Une autre contre luy fait voler une pierre
Elles font voler contre lui des pierres, des masses de terre, des branches d'arbre violemment arrachées
Celles -ci font voler contre lui des masses de terre, celles -là des branches d'arbres violemment arrachées d'autres, des pierres: les armes ne manquent pas à leur fureur
Elles font voler contre lui des pierres, des masses de terre, des branches d'arbre violemment arrachées
Elles attaquent Orphée, le frappent de leurs thyrses, qui n'étoient pas faits pour cette usage; les unes lui jettent de la terre d'autres des branches qu'elles ont arrachées des arbres, plusieurs des pierres
Les armes ne manquent point à leur fureur
Les armes ne manquent point à leur rage, le hasard leur en fournit
Les armes ne manquent point à leur fureur
Les armes ne manqueront pas à leur fureur
Dans leur fureur, elles arrachent aux boeufs même leurs cornes menaçantes, et reviennent de l'interprete des dieux achever les destins
Ces furieuses s'en emparent; elles arrachent même aux boeufs leurs cornes menaçantes, et reviennent attaquer Orphée
Dans leur fureur, elles arrachent aux boeufs même leurs cornes menaçantes, et reviennent de l'interprete des dieux achever les destins
Ces furieuses s'en saisissent; elles mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, et reviennent achever Orphée
Ces femmes sacrileges consomment leur crime; il expire, et son âme, grands dieux! s'exhale à travers cette bouche dont les accents étoient entendus par les rochers, et qui apprivoisoit les hôtes sauvages des forêts
Il leur tend vainement les bras; ses prieres les irritent; pour la premiere fois, il ne peut fléchir les coeurs; ces sacrileges l'immolent, et son ame, grands Dieux! s'exhale à travers cette bouche, dont les accents étoient entendus par les rochers même, et sentis par les monstres des forêts
Ces femmes sacrileges consomment leur crime; il expire, et son âme, grands dieux! s'exhale à travers cette bouche dont les accents étoient entendus par les rochers, et qui apprivoisoit les hôtes sauvages des forêts
Ô Jupiter! à travers cette bouche dont les accens furent entendus des rochers, et compris même par la brute, son âme s'échappe dans les airs
Les Naïades, les Dryades couvertes de voiles funebres, gémissent les cheveux épars
Les Naïades et les Dryades, les cheveux épars, se revêtirent de robes noires
Les Naïades, les Dryades couvertes de voiles funebres, gémissent les cheveux épars
Vêtues de noir, les naïades et les dryades laissent flotter leurs cheveux épars
Ses membres sont dispersés
Ses membres furent dispersés en différents lieux
Ses membres sont dispersés
Ses membres sont dispersés
Ses membres sont dispersés
Les membres du divin chantresont dispersés
Hèbre glacé, tu reçois dans ton sein et sa tête et sa lyre
Hebre tu reçus sa tête et sa lyre
Hèbre glacé, tu reçois dans ton sein et sa tête et sa lyre
Hèbre tu reçus sa tête et sa lyre
Déjà entraînées au vaste sein des mers, elles quittent le lit du fleuve bordé de peupliers, et sont portées sur le rivage de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos
Déjà entraînées au vaste sein des mers, elles quittent le lit du fleuve bordé de peupliers, et sont portées sur le rivage de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Bientôt emportées vers la mer, elles quittent le fleuve qui baigne la patrie du chantre divin, et touchent au rivage de Méthymne, dans l'île de Lesbos
Déjà entraînées au vaste sein des mers, elles quittent le lit du fleuve bordé de peupliers, et sont portées sur le rivage de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà parvenues dans les mers, elles quittent le fleuve bordé de peupliers, et descendent sur les rives de Méthymne, dans l'isle de Lesbos
Déjà un affreux serpent menace cette tête exposée sur des bords étrangers
Un horrible serpent menace sa tête sur ces bords étrangers, et lèche ses cheveux humides
Déjà un affreux serpent menace cette tête exposée sur des bords étrangers
Là un serpent furieux s'approche de cette tête exposée sur des bords étrangers, en touche les cheveux épars et mouillés de rosée
Il arrête le reptile prêt à mordre; il le change en pierre, la gueule béante, et conservant son attitude
Apollon paraît enfin: il arrête le reptile prêt à mordre; et au moment où il ouvre la bouche, le dieu le change en un dur rocher qui le représente la gueule encore béante
Il arrête le reptile prêt à mordre; il le change en pierre, la gueule béante, et conservant son attitude
Apollon paroît aussi-tôt; il arrête le serpent prêt à la mordre, il e change en pierre dans cette attitude, et durcit sa gueule ouverte
Il reconnoît ces mêmes lieux qu'il avoit déjà parcourus
Orphée descend sous la terre, et reconnoît tous les lieux qu'il avoit déjà parcourus
La puissance de ce dieuest établie sur la terre et dans le ciel; je ne sais si elle l'est aux enfers: mais je crois qu'elle n'y est pas inconnue; et, si la renommée d'un enlèvement antiquen'a rien de mensonger, c'est l'amour qui vous a soumis; c'est lui qui vous unit
Le pouvoir de ce Dieuest connu dans le Ciel et sur la Terre; je ne sai s'il l'est autant dans les Enfers: je crois cependant que son Empire n'y est pas ignoré; et si ce que l'on raconte de l'Enlevement de Proserpine est veritable, c'est l'amour qui a formé les trendres liens qui vous unissent avec elle
Tantale cessede poursuivre l'onde qui le fuit
Tantale cessa de courir après l'eau qui le fuit
Le malheureux Orphée lui tend les bras, Il veut se jeter dans les siens: il n'embrasse qu'une vapeur légère
Il lui tend les bras, il veut se jeter dans les siens et l'embrasser
Le malheureux Orphée lui tend les bras, Il veut se jeter dans les siens: il n'embrasse qu'une vapeur légère
Il lui tendit les bras; mais n'embrassa qu'une vapeur legere
Le malheureux Orphée lui tend les bras, Il veut se jeter dans les siens: il n'embrasse qu'une vapeur légère
Elle lui tend les bras; elle veut se jeter dans les siens; elle tâche de le saisir elle-même: l'infortunée n'embrasse que l'air qui se dissipe
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Pour dernier adieu, elle lui adresse des paroles qui frappent à peine son oreille, et rentre dans le séjour des Ombres
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Elle lui dit le dernier adieu d'une voix foible, et qu'il ne put entendre qu'avec peine
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Elle lui dit le dernier Adieu, mais d'une voix si foible qu'à peine -elle entendue
Adieu, lui -elle d'une voix foible qui fut à peine entendue; et elle rentre dans les abymes du trépas
Elle lui dit le dernier adieu qui fut à peine entendu, et ensuite elle se replongea dans l'abîme des Enfers
Toujours refusé, il reste assis sur la rive infernale, ne se nourrissant que de ses larmes, du trouble de son âme, et de sa douleur
Le poète demeure sur la rive du Styxsept jours entiers, sans prendre soin de sa personne, sans boire, sans manger, ne se nourrissant que de son désespoir et de ses larmes
Toujours refusé, il reste assis sur la rive infernale, ne se nourrissant que de ses larmes, du trouble de son âme, et de sa douleur
Il demeura sept jours et sept nuit sur les Rives du Fleuve infernal, sans d'autre nourriture que ses larmes, et sa douleur, et l'inflexible Caron refusa toûjours de le passer dans sa Barque
Aux tristes accents de sa voix accompagnés dessons plaintifs de sa lyre, les ombres et les mânes pleurent attendris
Ces plaintes accordées au son de sa lyrefaisoient pleurer les ombres
Tandis qu'autour de lui, par le charme de ses vers, Orphée entraîne les hôtes des forêtset les forêts et les rochers, les Ménades, qu'agitent les fureurs de Bacchus, et qui portent en écharpe la dépouille des tigreset des léopards, aperçoivent, du haut. d'une colline, le chantre de la Thrace, des sons divins de sa lyreaccompagnant sa voix
Tandis qu'Orphée attiroit les arbres et les rochers, et qu'il charmoit les bêtes farouches par la douceur de ses chansons; les Dames de Thrace vêtuës de peaux et transportées desfureurs de Bacchus, apperceurent du haut d'une montagne Orphéequi chantoit sur sa lyre
Tandis qu'autour de lui, par le charme de ses vers, Orphée entraîne les hôtes des forêtset les forêts et les rochers, les Ménades, qu'agitent les fureurs de Bacchus, et qui portent en écharpe la dépouille des tigreset des léopards, aperçoivent, du haut. d'une colline, le chantre de la Thrace, des sons divins de sa lyreaccompagnant sa voix
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis qu'autour de lui, par le charme de ses vers, Orphée entraîne les hôtes des forêtset les forêts et les rochers, les Ménades, qu'agitent les fureurs de Bacchus, et qui portent en écharpe la dépouille des tigreset des léopards, aperçoivent, du haut. d'une colline, le chantre de la Thrace, des sons divins de sa lyreaccompagnant sa voix
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
L'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, s'élève des champs de Crètedans les airs, et vole vers la Thrace, où la voix d'Orphéel'appelle en vain à ses autels
Des champs de la Crètel'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, s'élance dans les vastes plaines de l'air et dirige son vol vers la Thrace, où, d'une voix impuissante, Orphée invoque son appui
L'Hymen vêtu d'une robe de pourpre, s'élève des champs de Crètedans les airs, et vole vers la Thrace, où la voix d'Orphéel'appelle en vain à ses autels
De là Hyménée vêtu d'une robe couleur de safran, s'éloigne à travers les plaines immenses del'air, et se dirige vers les rivages des Ciconiens où l'appelle en vain la voix d'Orphée
La torche qu'il tient pétille, répand une fumée humide, et le dieu qui l'agite ne peut ranimer ses mourantes clartés
La torche même qu'il tient, ne cesse de jeter en pétillant une fumée qui remplit les yeux des larmes, et elle ne peut s'allumer, bien qu'il l'agite
La torche qu'il tient pétille, répand une fumée humide, et le dieu qui l'agite ne peut ranimer ses mourantes clartés
La torche qu'il tient dans ses mains jette incessamment une humide fumée qui frémit: le dieu l'agite, sans pouvoir ranimer ses clartés
Un affreux événement suit de près cet augure sinistre
Cet augure sinistre est suivi d'un évènement plus sinistre encore
Tandis que la nouvelle épouse court sur l'herbe fleurie, un serpent la blesse au talon; elle pâlit, tombe et meurt au milieu de ses compagnes
Tandis que la nouvelle épouse fuit, entourée des Naïades, ses compagnes, elle tombe sur le gazon et meurt, blessée au talon par la morsure d'un serpent
La dent d'une vipèreme l'a ravie au printemps de ses jours
Mon épouse m'appelle sur ces bords: une vipère foulée sous ses pieds, l'infecta de ses poisons, et me la ravit au printemps de ses jours
J'ai voulu supporter cette perte; j'ai voulu, je l'avoue, vaincre ma douleur
J'ai voulu supporter ma douleur oui; je l'ai tenté, je ne saurais le nier
J'ai voulu supporter cette perte; j'ai voulu, je l'avoue, vaincre ma douleur
J'ai essayé de supporter sa perte, je n'ai pas pu: l'Amour m'a vaincu
Mais ce fut lui qui, par son exemple, apprit aux Thraces à rechercher ce printemps fugitif de l'âge placé entre l'enfanceet la jeunesse, et à s'égarer dans des amours que la nature désavoue
Il apprit même aux peuples de la Thrace, à concevoir des feux désavoués par la nature, et à rechercher la fleur de cet âgequi précède la jeunesse, et forme le véritable printemps de la vie
Attirés par la voix d'Orphée, les arbres accoururent; on y vit soudain le chêne de Chaonie, le peuplier célèbre par les pleurs des Héliades, le hêtre dont le haut feuillage est balancé dans les airs, le tilleul à l'ombrage frais, le coudrier noueux, le chaste laurier, le noisetier fragile; on y vit le frêne qui sert à façonner les lances des combats, le sapin qui n'a point de noeuds, l'yeuse courbée sous ses fruits, le platane dont l'ombre est chère aux amants, l'érable marqué de diverses couleurs, le saule qui se plaît sur le bord des fontaines, l'aquatique lotos, le buis dont la verdure brave les hivers, la bruyère légère, le myrthe à deux couleurs, le figuier aux fruits savoureux
On y voit soudain l'arbre de Chaonie, le peuplier, le chêne au feuillage élevé, le tendre tilleul, le hêtre, le chaste laurier, le frêle coudrier, le frêne propre à façonner des javelots, le sapin sans noeud, l'yeuse qui plie sous les glands, le platane cher aux buveurs, l'étable à l'écorce tachetée; puis les saules qui croissent sur les bords des fleuves, le lotus qui se plaît dans l'eau, le buis toujours vert, le grêle tamaris, le myrte de deux couleurset le laurier thym aux baies foncées
Attirés par la voix d'Orphée, les arbres accoururent; on y vit soudain le chêne de Chaonie, le peuplier célèbre par les pleurs des Héliades, le hêtre dont le haut feuillage est balancé dans les airs, le tilleul à l'ombrage frais, le coudrier noueux, le chaste laurier, le noisetier fragile; on y vit le frêne qui sert à façonner les lances des combats, le sapin qui n'a point de noeuds, l'yeuse courbée sous ses fruits, le platane dont l'ombre est chère aux amants, l'érable marqué de diverses couleurs, le saule qui se plaît sur le bord des fontaines, l'aquatique lotos, le buis dont la verdure brave les hivers, la bruyère légère, le myrthe à deux couleurs, le figuier aux fruits savoureux
À peine le chantre issu du sang des dieux y -il séjourné, à peine -il fait résonner les cordes de sa lyre, qu'une forêt naît autour de lui: c'était l'arbre de Chaonie, les peupliers nés des filles du Soleil, le chêne dont la tête s'élève jusqu'aux nues, le tilleul délicat, le hêtre, le chaste laurier, le noisetier fragile, le frêne qui fournit la hache des combats, le sapin sans noeuds, l'yeuse courbée sous le poids des glands, le platane propice aux banquets joyeux, l'érable avec ses diverses couleurs, le saule ami des fontaines, le lotos aquatique, le buis toujours vert, la légère bruyère, le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym à la baie azurée
Une d'elles, dont les cheveux épars flottent abandonnés aux vents, s'écrie« Le voilà! le voilà celui qui nous méprise
L'une d'elles, les cheveux épars au gré des vents, s'écrie
Une d'elles, dont les cheveux épars flottent abandonnés aux vents, s'écrie« Le voilà! le voilà celui qui nous méprise
« Voilà, oui, voilà celui qui nous méprise
Une autre lance un dur caillou, qui fend les airs, mais, vaincu par les sons de la lyre, tombe aux pieds du poëte, et semble implorer le pardon de cette indigne offense
Une autre lui lance une pierre; mais au moment même ou elle fend les airs vaincue par la voix et la lyre harmonieuse d'Orphée, elle tombe à ses pieds et semble demander grâce pour une si cruelle offense
Une autre lance un dur caillou, qui fend les airs, mais, vaincu par les sons de la lyre, tombe aux pieds du poëte, et semble implorer le pardon de cette indigne offense
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
On voit les Ménades à l'envi attaquer Orphée, et le frapper de leurs thyrses façonnés pour un autre usage
Elles l'attaquent, et le frappent de leurs thyrses parés de pampres verts destinés àun autre usage
Ô prodige! et sa lyre et sa tête roulant sur les flots, murmurent je ne sais quels sons lugubres et quels sanglots plaintifs, et la rive attendrie répond à ces tristes accents
Ô prodige! cette lyre, en roulant au sein des flots, fait entendre je ne sais quelles plaintes; cette langue déjà glacée murmure des sons lugubres, et la rive répond à ces lugubres accens
L'ombre d'Orphéedescend dans l'empire des morts
L'ombre d'Orphéedescend dans le séjour des morts, et reconnaît les lieux par lui déjà visités
Errant dans le séjour qu'habitent les mânes pieux, il y retrouve Eurydice, et vole dans ses bras
Il cherche Eurydice dans les champs réservés aux Mânes pieux; il la trouve et la presse avidement dans ses bras
Je viens chercher mon épouse
Je suis venu pour mon épouse
Je viens chercher mon épouse
Et je suis seur que ceste grant doubte a mon espouse
Vous tenez sous vos lois le vaste empire du genre humain
C'est notre dernier séjour; et vous tenez sous vos lois l'empire le plus vaste du genre humain
Alors elles portent sur lui leurs mains criminelles
Sans nul obstacle alors ces cruelles Bacchantes sur cet Infortuné portent leurs mains sanglantes
Pour la premiere fois, les sons de sa voixont perdu leur pouvoir
Il a beau les prier; sa voix, sa belle voix manque enfin de pouvoir pour la premiere fois
Pour la premiere fois, les sons de sa voixont perdu leur pouvoir
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
J'ai cru pouvoir supporter ce deuil, j'ai essayé, je ne le nierai pas, mais l'Amour l'a emporté
J'ai essayé de supporter sa perte, je n'ai pas pu: l'Amour m'a vaincu
J'ai cru pouvoir supporter ce deuil, j'ai essayé, je ne le nierai pas, mais l'Amour l'a emporté
J'ai desiré pouvoir supporter cette perte, et je ne nierai point que je l'ai tenté
J'ai cru pouvoir supporter ce deuil, j'ai essayé, je ne le nierai pas, mais l'Amour l'a emporté
J'ai voulu pouvoir supporter, et je ne nierai pas moi l'avoir tenté: l'amour a vaincu
Tandis qu'il parlait, s'accompagnant des accords de sa lyre, il arrachait des larmes aux âmes exsangues: Tantale cessa de saisir l'onde toujours fuyante et la roue d'Ixions'immobilisa, les vautours ne rongèrent plus leur foie, les Bélides laissèrent leurs urnes, et toi, Sisyphe tu t'assis sur ton rocher
Tandis qu'il chantoit de la sorte en mariant sa voix à sa lyre, les ames sensibles versoient des larmes; Tantale ne pense plus à saisir l'onde fugitive, la roue d'Ixions'arrête, les Vautours quittent pour un moment les entrailles qu'il devorent, les Danaïdes laissent reposer leurs urnes, et toi, Sisyphe, tu t'assieds sur ton rocher
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Celle -ci était parmi les ombres nouvelles, et elle s'avança d'un pas lent par suite de sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Elle se tenait parmi les ombres nouvellement arrivées; elle s'avance d'un pas que ralentit sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Ils appellent Eurydice; elle étoit parmi les nouvelles Ombres; elle s'avance d'un pas lent, et retardé par sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres arrivées récemment, et elle s'avança d'un pas ralenti pas sa blessure
Elle se trouvait parmi les Ombres qui venaient d'arriver en ces lieux
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin, las d'accuser la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope, dont le sommet frappe les nues, et sur l'Hémus battu par les aquilons
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Les enfin d'accuser de cruauté les dieux de l'Érèbe, il se retire sur le Rhodope élevé et sur l'Hémus battu des Aquilons
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
S'étant plaint les dieux de l'Érèbe être cruels, il se retire sur le haut Rhodope et sur l'Hémus battu par les aquilons
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin après s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Erebe, il se retira sur le Mont Rhodope, et sur l'Hémus battu de l'Aquilon
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin, aprés s'être plaint de la cruauté des Dieux del'Enfer, il se retira sur le mont Rhodopeet sur le mon Émus, où les Aquilons regnent toûjours
Après s'être plaint de la cruauté des dieux de l'Érèbe, il se retira au sommet du Rhodopeet sur l'Hémus battu par les Aquilons
Enfin après s'être plaint inutilement de la cruauté des Dieux desEnfers, il se retira sur le Mont Rhodopeet sur l'Émus, où regne le froid Aquilon
Toi, Orphée, les oiseaux affligés, la foule des bêtes, les durs rochers, les forêts qui souvent ont suivi ton chant, tous t'ont pleuré
Les oiseaux accablez de douleur, les bêtes sauvages, les rochers et les forêts qui t'avoient suivi très souvent au son de ta lyre, te pleurerent, malheureux Orphée
Toi, Orphée, les oiseaux affligés, la foule des bêtes, les durs rochers, les forêts qui souvent ont suivi ton chant, tous t'ont pleuré
Orphée, les oiseaux affligés, les bêtes sauvages, les durs rochers, les forêts qui souvent avaient suivi ta voix, te pleurèrent: dépouillés de leur chevelure en signe de deuil, les arbres te pleurèrent aussi; les fleuves même, dit -on, se grossirent des larmes qu'ils versèrent
Toi, Orphée, les oiseaux affligés, la foule des bêtes, les durs rochers, les forêts qui souvent ont suivi ton chant, tous t'ont pleuré
Orphée, les oiseaux affligés, les animaux farouches, les cailloux, les rochers, les forêts qui t'avoient suivi si longtemps, te pleurerent
Finalement Phébus survient et écarte le serpent prêt à mordre et il transforme en pierre sa gueule béante, et ses mâchoires figées se durcissent, telles qu'elles étaient, largement écartées
Apollon qui se rendit là comme il étoit prêt à mordre, endurcit sa gueule ouverte, et le transforma en rocher, lui laissant la bouche beante
Finalement Phébus survient et écarte le serpent prêt à mordre et il transforme en pierre sa gueule béante, et ses mâchoires figées se durcissent, telles qu'elles étaient, largement écartées
Apollon paroît aussi-tôt; il arrête le serpent prêt à la mordre, il e change en pierre dans cette attitude, et durcit sa gueule ouverte
« Ô puissances divines du monde placé sous la terre, où tous nous retombons, mortelles créatures que nous sommes; si je puis négliger les détours d'un discours hypocrite, si vous me permettre de parler vrai, je ne suis pas descendu ici pour visiter l'obscur Tartare ni pour enchaîner le monstre de la race de Méduse, avec sa triple gorge hérissée de serpents; la raison de ma venue, c'est ma femme: elle a mis le pied sur une vipère qui lui a insufflé son venin, la privant de sa jeunesse
Ô divinités du monde placé sous terre, dans lequel nous retombons, tout ce( nous tous) qui sommes créées de mortel, si il est loisible, et si vous me permettez de dire des choses vraies, les détours d'une bouche trompeuseétant déposés, je ne suis point descendu ici, pour que je visse le sombre Tartare, ni pour que j'enchaînasse les trois gosiers du monstre issu de Méduse gosiers hérissés de serpents: mon épouse est cause demon voyage, dans laquelle épouse une vipère foulée a répandu son venin, et lui a enlevé les années croissantes
« Ô puissances divines du monde placé sous la terre, où tous nous retombons, mortelles créatures que nous sommes; si je puis négliger les détours d'un discours hypocrite, si vous me permettre de parler vrai, je ne suis pas descendu ici pour visiter l'obscur Tartare ni pour enchaîner le monstre de la race de Méduse, avec sa triple gorge hérissée de serpents; la raison de ma venue, c'est ma femme: elle a mis le pied sur une vipère qui lui a insufflé son venin, la privant de sa jeunesse
« Ô divinités du monde souterraindans lequel nous retombons, nous tous qui naissons mortels, s'il m'est permis de parler, si vous souffrez que, laissant les détours d'un langage artificieux, je dise la vérité, ce n'est pas pour voir le sombre Tartare que je suis venu ici, ni pour enchaîner les trois têtes hérissées de serpents, du monstre qu'enfanta le sang de la Méduse
par ces lieux d'épouvante, par cet immense Chaos et ce vaste royaume du silence, je vous en prie, tissez un nouveau destin à Eurydice, qui connut une fin prématurée
Mais vous, moi je vous prie par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense Chaos, et par les silences de ce vaste royaume, recommencez à tisser les destins hâtés d'Eurydice
par ces lieux d'épouvante, par cet immense Chaos et ce vaste royaume du silence, je vous en prie, tissez un nouveau destin à Eurydice, qui connut une fin prématurée
Par ces lieux pleins d'effroi, par cet immense chaos, par le vaste silence de cet empire, je vous en conjure, renouez le fil des jours d'Eurydice trop tôt coupé
Tout doit vous revenir, et même si nous nous attardons un peu, plus tard ou plus tôt, nous nous hâtons vers cet unique séjour
Tout vous appartient: après être demeurés quelque temps sur la terre, tôt ou tard nous nous hâtons d'arriver à la même demeure; c'est ici que nous nous rendons
Tout doit vous revenir, et même si nous nous attardons un peu, plus tard ou plus tôt, nous nous hâtons vers cet unique séjour
Toutes choses nous sommes dues à vous; et nous étant arrêtés un peu nous nous hâtons plus tard ou plus tôt vers une seule demeure: tous nous nous dirigeons ici; cette maison est la dernière, et vous vous occupez les royaumes les plus étendus du genre humain
Si les destins refusent cette faveur à mon épouse, je ne veux pas, c'est certain, m'en retourner; jouissez de notre mort
Que si les destins me refusent cette faveur pour mon épouse, je suis résolu à ne point retourner sur la terre
Si les destins refusent cette faveur à mon épouse, je ne veux pas, c'est certain, m'en retourner; jouissez de notre mort
Qui se les destins refusent cette faveur pour mon épouse, il est décidé pour moi de ne pas vouloir retourner: réjouissez -vous de la mort de deux victimes
Dans un silence total, ils s'engagent sur un sentier en pente abrupt obscur plongé dans un brouillard dense et opaque
Un sentier en pente ardu obscur épais par un brouillard opaque, est pris( suivi) à travers de mornes silences
Malgré ses prières et son vain désir de faire une seconde traversée, orphée fut écarté par le nocher des enfers; alors, sept jours durant, il resta assis sur la rive négligé, sans recourir aux dons de Cérès
Il( Orphée) resta assis cependant sur la rive durant sept jours sale, sans don de Cérès
Aussitôt que le poète né des dieux s'y fut assis et eut touché les cordes de sa lyre, l'ombre survint: l'arbre de Chaonieétait là, et le bois des Héliades, et le chêne vert aux hautes frondaisons, et les tendres tilleuls, et le hêtre, et le laurier toujours vierge, et les frêles coudriers, et le frêne dont on fait les lances, et le sapin lisse, et la yeuse qui ploie sous ses glands, et le platane des jours de fête, et l'érable aux tons contrastés, et les saules poussant près des rivières, et le lotus aquatique, et le buis toujours vert, et les graciles tamaris, et le myrte bicolore, et le laurier-tin aux baies foncées
Ni l'arbre de Chaoniene manqua, ni la forêt des Héliades, ni le chêne de( aux) feuilles élevées, ni les tendres tilleuls, ni le hêtre, et le chaste laurier, et les fragiles coudriers, et le frêne bon pour les javelots, et le sapin sans noeuds, et l'yeuse courbée par les glands, et le platane fait pour le plaisir, et l'érable inégal par ses couleurs; et en même temps les saules croissant près des fleuves, et le lotus aquatique, et le buis perpétuellement vert, et les minces tamaris et le myrte aux deux couleurs, et le laurier-thym d'un bleu foncé par ses baies
Vous aussi, vous êtes venus, lierres flexibles et rampants, avec les pampres de vignes, et les ormeaux mariés aux vignes, les ornes et les épicéas et l'arbousier chargé de fruits rouges, et les souples palmiers, récompenses du vainqueur, et le pin ceinturé de feuilles, avec sa cime hérissée, cher à la mère des dieux, puisque Attis, aimé de Cybèle, à cette foule se joignit le cyprès, évoquant les bornes du cirque
Vous aussi vous vîntes, lierres aux pieds flexibles, et vous en même temps vignes chargées de pampres, et ormes revêtus de vignes, et ornes, et faux sapins, et arbousier chargé d'un fruit rouge, et palmes flexibles, récompenses de vainqueur, et pin retroussé quant à la chevelure, et hérissé par le sommet
Tandis que le chantre de Thraceavec ce genre de récitsentraîne à sa suite forêts, bêtes sauvages et rochers, voilà que les femmes des Cicones, en proie au délire, la poitrine couverte de peaux de bêtes, aperçoivent du haut d'un tertre orphéeaccompagnant ses chants des accords de sa lyre
Pendant que le chantre de Thraceattire par un tel chant les forêts et les esprits des bêtes sauvageset les rochers qui le suivent, voici que les brus des Ciconiens couvertes de peaux de bêtes sauvagesquant à leurs poitrines en délire, aperçoivent du sommet d'une éminence orphéeunissant les chants aux cordes frappées
Tandis que le chantre de Thraceavec ce genre de récitsentraîne à sa suite forêts, bêtes sauvages et rochers, voilà que les femmes des Cicones, en proie au délire, la poitrine couverte de peaux de bêtes, aperçoivent du haut d'un tertre orphéeaccompagnant ses chants des accords de sa lyre
Tels étaient les accents par lesquels le chantre de Thracecaptivait les forêts, les animaux et les rochers qui suivaient sa voix, quand tout à coup les femmes des Ciconiens, en proie aux transports de Bacchus, la poitrine couverte de la dépouille des bêtes sauvages, aperçoivent du haut d'une colline Orphée chantantet s'accompagnant de sa lyre
Tandis que le chantre de Thraceavec ce genre de récitsentraîne à sa suite forêts, bêtes sauvages et rochers, voilà que les femmes des Cicones, en proie au délire, la poitrine couverte de peaux de bêtes, aperçoivent du haut d'un tertre orphéeaccompagnant ses chants des accords de sa lyre
Tandis que, par ces chants, Orphée entraîne les forêts, leurs hôtes et les rochers dociles à ses accords, les Ménades couvertes de la dépouille des animaux et agitées desfureurs de Bacchus, l'aperçoivent du haut d'une montagne, mariant sa voix à sa lyre
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
L'ombre d'Orphéedescend sous la terre; il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant; il cherche Eurydice dans le séjour des âmes pieuses, la retrouve et la serre avidement dans ses bras
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
L'ombre d'Orphéedescendit aux Enfers, et reconnut les lieux qu'il avoit vû autrefois, et cherchant sa femme Euridiceil la trouva dans les champs Elysées
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
L'ombre d'Orphéeva sous les terres, et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus auparavant, et cherchant à travers les champs des mortels pieuxil trouve Eurydice, et il l'embrasse avec ses bras avides
L'ombre d'Orphéese glisse sous terre et il reconnaît tous les lieux qu'il avait vus avant; puis, la cherchant dans les champs réservés aux êtres pieux, il découvre Eurydice et la serre dans ses bras avides
Il cherche Eurydice dans les champs réservés aux Mânes pieux; il la trouve et la presse avidement dans ses bras
Tantôt tous deux, accordant leurs pas, se promènent en ce lieu; tantôt, il la suit et elle le précède; tantôt il marche le premier, et sans crainte désormais, Orphée se retourne et regarde son Eurydice
Là tantôt ils se promènent l'un à côté de l'autre; tantôt il la laisse marcher devant lui, quelquefois il la précède; et maintenant Orphée peut se retourner sans crainte pour voir son Eurydice
Tantôt tous deux, accordant leurs pas, se promènent en ce lieu; tantôt, il la suit et elle le précède; tantôt il marche le premier, et sans crainte désormais, Orphée se retourne et regarde son Eurydice
Là tantôt tous deux se promènent leurs pas étant joints; tantôt il suit elle le précédant, tantôt allant devant il précède, et Orphée regarde derrière lui maintenant sans danger son Eurydice
Tantôt tous deux, accordant leurs pas, se promènent en ce lieu; tantôt, il la suit et elle le précède; tantôt il marche le premier, et sans crainte désormais, Orphée se retourne et regarde son Eurydice
Là, ils se promènent à côté l'un de l'autre; tantôt il la suit, tantôt il marche devant elle et se plaît à regarder son Eurydice, sans craindre de la perdre
Pour nourriture il avait son souci, sa souffrance et ses larmes
Sa douleur, ses regerts, ses larmes lui servirent de nourriture
Si le récit d'un rapt ancienn'est pas une fable mensongère, vous aussi, l'Amour vous a unis
Si un antique enlèvement n'est pas une fiction de la renommée, l'Amour vous unit aussi
À la vue de la troupe des femmes, ils fuient, laissant sur place leurs instruments de travail
Ils fuient à la vue des Bacchantes, et abandonnent les instrumens de leurs travaux: sur les champs déserts gisent le sarcloir, les pesans râteaux et la longue houe
À la vue de la troupe des femmes, ils fuient, laissant sur place leurs instruments de travail
À l'aspect de cette troupe, ils s'enfuient, et abandonnent les instruments de leur travail
dans les champs désertés gisent épars des sarcloirs, de lourds râteaux et de longues houes
Ils fuient à la vue des Bacchantes, et abandonnent les instrumens de leurs travaux: sur les champs déserts gisent le sarcloir, les pesans râteaux et la longue houe
Il y est venu, sans doute, mais sans y apporter formules solennelles, visage réjoui ou présage heureux
Il vient, il est vrai, mais sans proférer les paroles solennelles, sans apporter un front joyeux, ni d'heureux présages
Alors, accompagnant son chant des accords de sa lyre, il dit ainsi
Alors accompagnant sa voix de lyre, il s'exprime ainsi
il est un dieu bien connu, là-haut, sur terre
L'Amour est un dieu bien connu là-haut sur la terre, mais vous, le connaissez -vous
Celle de ne pas tourner ses regards en arrière, avant d'être sorti des vallées de l'Averne; sinon, la faveur sera annulée
Elle est rendue au chantre du Rhodope, mais à condition qu'il ne détournera pas la tête avant d'être sorti des vallées de l'Averne; autrement cette faveur sera annulée
Le lieu manquait d'ombre
Ce lieu manquait d'ombre
Une deuxième s'arme d'une pierre, qu'elle jette en l'air, mais le projectile dominé par l'accord de la voixet de la lyre, vint tomber aux pieds du poète, comme pour implorer son pardon après tant de folle audace
L'arme d'une autre est une pierre, qui, en fendant l'espace, est vaincue par l'accord harmonieux de la voixet de la lyre, et tombe au pied d'Orphée; elle semble implorer le pardon d'une audace aussi impie
Ensuite, mains ensanglantées, elles se tournent vers Orphée, et se rassemblent comme les oiseaux, qui parfois aperçoivent un oiseau de nuiterrant en plein jour; et comme dans un amphithéâtre des chienss'acharnent sur un cerf condamné à périr le matin dans l'arène, elles fondent sur le poète et jettent sur lui leurs thyrses ornés de verts feuillages, des thyrses non destinés à cet usage
Tels les oiseaux se rassemblent quand ils voient un oiseau de nuit égaré en plein jour; tel encore, dans l'amphithéâtre, le cerf condamné à périr le matin dans l'arène, devient la proie des chiens
Ensuite, mains ensanglantées, elles se tournent vers Orphée, et se rassemblent comme les oiseaux, qui parfois aperçoivent un oiseau de nuiterrant en plein jour; et comme dans un amphithéâtre des chienss'acharnent sur un cerf condamné à périr le matin dans l'arène, elles fondent sur le poète et jettent sur lui leurs thyrses ornés de verts feuillages, des thyrses non destinés à cet usage
Elles porterent ensuite leurs sanglantes mains sur lui, et s'y jetterent en foule comme des oiseaux sur un hibou, quand ils le rencontrent en plein jour, ou comme des chiens sur un cerf qui leur sert de proye le matin dans l'arene d'un amphitheatre
les unes lancent des mottes de terre d'autres desbranches d'arbres arrachées d'autres despierres
Les unes ramassent des mottes de terre d'autresrompent des branches d'arbres, quelques-unes prennent des cailloux dont elles l'accablent cruellement
les unes lancent des mottes de terre d'autres desbranches d'arbres arrachées d'autres despierres
Les unes brandissent des mottes de terre les autres desbranches arrachées aux arbres d'autres des pierres
Ces sauvages s'emparent des outils, mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, puis viennent s'en prendre à la vie du poète
Ces furieuses s'en saisissent; elles mettent en pièces les boeufs aux cornes menaçantes, et reviennent achever Orphée
Il tendait les mains et alors pour la première fois, ses paroles restaient sans effet et sa voix ne touchait plus rien ni personne
Il tendit les mains, et alors sa voix lui fût inutile pour la premiere fois, n'ayant pû toucher les coeurs de ces inhumaines qui le tuerent
Il tendait les mains et alors pour la première fois, ses paroles restaient sans effet et sa voix ne touchait plus rien ni personne
L'infortuné leur tend des mains suppliantes; pour la première fois il prononce de vaines paroles; sa voix est sans pouvoir
Maintenant parvenus à la mer ces restes quittent le fleuve familier et prennent possession du rivage de la Méthymne de Lesbos
Déjà portés à la mer ces tristes débris quittent le fleuve national, et s'arrêtent sur le rivage de Méthymnedans l'île de Lesbos